«Service VIP»: L'Espagne démantèle un réseau de passeurs de migrants algériens et syriens

Les enquêteurs ont constaté qu'au moins 13 opérations de trafic avaient été réalisées, permettant au réseau de transporter plus de 200 migrants (Photo, AFP).
Les enquêteurs ont constaté qu'au moins 13 opérations de trafic avaient été réalisées, permettant au réseau de transporter plus de 200 migrants (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 06 juillet 2023

«Service VIP»: L'Espagne démantèle un réseau de passeurs de migrants algériens et syriens

  • Les autorités espagnoles, en collaboration avec Europol ainsi que les autorités allemandes et norvégiennes, ont démantelé un réseau criminel transnational impliqué dans l'introduction de migrants syriens et algériens en Espagne
  • Les migrants étaient introduits en Espagne depuis l'Algérie à bord de bateaux à grande vitesse pilotés par des «individus armés»

ALGER: Les autorités espagnoles, en collaboration avec Europol ainsi que les autorités allemandes et norvégiennes, ont démantelé un réseau criminel transnational impliqué dans l'introduction de migrants syriens et algériens en Espagne, rapporte la Police nationale du pays dans un communiqué publié mardi. 

Le réseau, dirigé depuis la Libye et l'Espagne – et comptant des cellules au Libéria, au Soudan ou encore Almería – était également actif dans le trafic de drogue, le trafic d'armes et le blanchiment d'argent.

Les migrants étaient introduits en Espagne depuis l'Algérie à bord de bateaux à grande vitesse pilotés par des «individus armés», relate le communiqué. 

Selon le communiqué, les enquêteurs ont constaté qu'au moins 13 opérations de trafic avaient été réalisées, permettant au réseau de transporter plus de 200 migrants.

Cette opération policière s'est soldée par l'arrestation de 15 personnes, dont neuf à Almería, six à Roquetas de Mar et une à Malaga. Treize des personnes arrêtées ont été placées en détention provisoire.

L'enquête a permis «l'identification complète et la localisation de tous les membres de la structure basée à Almeria et Malaga», et notamment la saisie d'un pistolet, 42 téléphones portables, deux téléphones satellitaires, 522 710 euros et 1 200 dollars en espèces et sept voitures.

7 000 à 20 000 euros

Afin d’atteindre l'UE, chaque migrant devait débourser entre 7 000 et 20 000 euros en fonction de son pays d'origine et sa destination finale, rapporte les autorités espagnoles.

Pour coordonner ses opérations, le réseau de passeurs disposait de deux centres opérationnels en Espagne et en Libye.

Tout débutait en Algérie où le réseau recrutait des ressortissants syriens dans leur pays d'origine et les transférait en Libye par le Soudan ou le Liban – par la même occasion, leur fournissant les documents nécessaires pour leur voyage, tels que les visas nécessaires. 

Une fois en Libye, les migrants étaient hébergés dans des appartements sécurisés par le réseau jusqu'à leur transfert en Algérie, où ils étaient à nouveau hébergés dans des appartements appartenant au réseau, en attendant d’embarquer vers la péninsule ibérique.

Quant à la branche établie en Espagne, elle était chargée du transport des migrants à bord de bateaux rapides depuis l'Algérie, leur hébergement sur le territoire espagnol et éventuellement leur transfert vers d’autres pays de l’UE. L'enquête a révélé que des accords conclus avec des trafiquants algériens permettaient à l'organisation de transporter également des migrants algériens souhaitant atteindre l'Espagne.

«Service VIP»

Pour les plus offrants, le réseau proposait un «service VIP», rapporte la police espagnole. Ce service comprenait le débarquement des migrants dans un endroit différent de celui des autres migrants, où ils étaient extraits à bord de véhicules de luxe sous escorte.

La police espagnole explique par ailleurs qu’afin d’assurer le bon déroulement de ses opérations, le réseau déployait d'importantes mesures de sécurité et de contre-surveillance, tels que la mise en place de dispositifs de détection de la présence policière au niveau des points de débarquement utilisés et l’organisation de patrouilles de surveillance au niveau de ces mêmes points. 

Pour extraire les migrants, le réseau disposait de véhicules «surpuissants», affirme le communiqué de la police espagnole.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.


Les Emirats arabes unis activent leur défense aérienne contre des missiles et drones venus d'Iran

La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
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  • "Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X
  • "Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones"

DUBAI: La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran.

"Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X.

"Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones", a ajouté la même source.

 

 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.