Riyad a de grandes chances d'accueillir l'Expo 2030, selon un forum économique

Basil al-Ghalayini, PDG de BMG Financial Group, s'adresse au 16e forum économique annuel de BMG à la Bourse de Londres. (Fourni)
Basil al-Ghalayini, PDG de BMG Financial Group, s'adresse au 16e forum économique annuel de BMG à la Bourse de Londres. (Fourni)
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

Riyad a de grandes chances d'accueillir l'Expo 2030, selon un forum économique

  • L'esprit d'entreprise saoudien est à l'origine du changement national, selon un responsable de la Bourse de Londres
  • La position stratégique de Riyad lui permettra de devenir un centre d'affaires, financier et de connectivité

LONDRES: L'expansion rapide et les grands projets de développement à Riyad donnent à la capitale saoudienne une «grande chance» d'accueillir l'Expo 2030 et de «montrer au monde» les avantages du plan de réforme Vision 2030 du Royaume, a-t-on appris mercredi lors d'un forum à Londres.

Le 16e Forum économique annuel BMG, auquel Arab News a assisté, s'est tenu à la Bourse de Londres et a réuni des intervenants du gouvernement, du secteur privé et du monde universitaire.

Basil al-Ghalayini, PDG de BMG Financial Group, et Tom Attenborough, responsable du développement commercial international à la Bourse de Londres, ont prononcé le discours d'ouverture.

M. Attenborough a salué le long partenariat et les «liens profonds» entre BMG Financial Group, la Bourse de Londres et la Bourse saoudienne.

Il a souligné la création par la Bourse de Londres de bureaux permanents à Riyad et à Djeddah et il a salué la solidité des relations entre les partenaires saoudiens et les représentants britanniques. Il s'est également engagé à soutenir la Vision 2030 et ses «opportunités exaltantes».

Tom Attenborough est revenu sur sa première visite à Riyad il y a vingt-cinq ans en tant que jeune banquier d'affaires, et il a souligné les changements rapides dans la croissance, l'énergie, l'innovation et l'esprit d'entreprise de la capitale qu'il a constatés au cours de ses voyages ultérieurs.

Talat Hafiz, chroniqueur économique et expert en finance, a prononcé le discours principal du forum, intitulé «Expo 2030: Pourquoi Riyad?»

Il a présenté les principaux changements structurels que connaît la capitale saoudienne dans le cadre de Vision 2030, affirmant que le développement de Riyad jouera un rôle essentiel dans sa candidature à l'organisation de l'Expo 2030. «C'est une excellente occasion de mettre en lumière et de présenter ce qui se passe à Riyad.»

La population de la capitale devrait passer de 6,9 millions à un nombre compris entre 15 et 20 millions d'habitants d'ici à 2030, ce qui pourrait la placer parmi les dix plus grandes villes du monde en termes de population, ajoute M. Hafiz.

Dans le cadre de cette poussée de croissance, soixante-huit initiatives d'une valeur totale de 91,7 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro) ont été programmées à Riyad, avec la participation du Fonds d'investissement public saoudien (PIF) et d'une série de partenariats public-privé.

La Vision 2030, menée par le roi Salmane et le prince héritier, Mohammed ben Salmane, est au cœur du modèle de croissance de Riyad, déclare Talat Hafiz, citant une «société dynamique, une économie prospère et une nation ambitieuse» comme les principaux piliers du plan de réforme.

La position stratégique de Riyad, à quatre heures et demie d'avion de l'Europe, permettra à la capitale de devenir un centre d’affaires, financier et de connectivité, ajoute-t-il.

M. Hafiz a présenté deux projets phares qui s'inscrivent dans le cadre de la transformation de la capitale en un centre économique diversifié: le projet Riyadh Air et le développement du King Abdullah Financial District.

Tout d’abord, une deuxième compagnie aérienne saoudienne en projet, basera son siège opérationnel à Riyad et permettra de relier la capitale à plus de cent destinations dans le monde.

L'aéroport international King Khalid fera l'objet d'une expansion massive pour accueillir la nouvelle compagnie aérienne, et il devrait atteindre une superficie de 57 km².

Talat Hafiz a mis l'accent sur l'important programme de développement des transports publics de Riyad, qui vise à créer le plus grand réseau de métro au monde, s'étendant sur 167 km à travers la capitale.

Il a salué la croissance rapide des partenariats public-privé, estimant que le Royaume avait «de grandes chances» d'accueillir l'Expo 2030.

«Nous pouvons montrer aux gens et au monde ce qui s'est passé au cours des quinze années qui se sont écoulées depuis que nous avons initié notre Vision 2030», déclare M. Hafiz. «Je crois que Riyad, le Royaume lui-même, est en train de connaître une transformation vertigineuse.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.