Coran brûlé en Suède: l’importance de la lutte contre l’islamophobie d’Europe jusqu’en Amérique latine

Les femmes musulmanes de Colombie sensibilisent à l’islam en Amérique du Sud, où les cas de harcèlement, qui ciblent plus particulièrement les musulmanes au Brésil, sont à la hausse. (Photo fournie)
Les femmes musulmanes de Colombie sensibilisent à l’islam en Amérique du Sud, où les cas de harcèlement, qui ciblent plus particulièrement les musulmanes au Brésil, sont à la hausse. (Photo fournie)
Maria José Acevedo Garcia discute avec des groupes d’élèves d’islam et d’islamophobie. (Photo fournie)
Maria José Acevedo Garcia discute avec des groupes d’élèves d’islam et d’islamophobie. (Photo fournie)
Maria José Acevedo Garcia fait la Dawah (invitation à écouter le message de l’islam, NDLR) dans une école. Beaucoup de filles s’intéressent à l’islam et demandent à essayer un hijab. (Photo fournie)
Maria José Acevedo Garcia fait la Dawah (invitation à écouter le message de l’islam, NDLR) dans une école. Beaucoup de filles s’intéressent à l’islam et demandent à essayer un hijab. (Photo fournie)
Maria José Acevedo Garcia discute avec des groupes de scouts de l’islam en Colombie dans le but de sensibiliser à la diversité religieuse. (Photo fournie)
Maria José Acevedo Garcia discute avec des groupes de scouts de l’islam en Colombie dans le but de sensibiliser à la diversité religieuse. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 20 juillet 2023

Coran brûlé en Suède: l’importance de la lutte contre l’islamophobie d’Europe jusqu’en Amérique latine

  • L’islamophobie a pris de l’ampleur au Brésil sous l’ancien président Jair Bolsonaro (entre 2019 et 2022), lorsque plusieurs groupes antimusulmans sont devenus plus puissants
  • Les femmes qui portent le hijab doivent faire face à toutes sortes de remarques sexistes dans la rue et dans les transports en commun

SAO PAULO: Alors que le nombre de musulmans qui vivent en Amérique latine augmente et que les communautés islamiques gagnent en visibilité, de plus en plus de cas d’islamophobie sont signalés dans la région. Les dirigeants communautaires, pour la plupart des femmes, tentent par tous les moyens de remédier au problème.

Avec une population musulmane estimée entre 800 000 et 1,5 million d’habitants, le Brésil est le seul pays d’Amérique latine où une étude approfondie sur l’islamophobie a été menée.

L’accent est mis sur ce sujet depuis qu’un exemplaire du Saint Coran a été brûlé le 28 juin devant la mosquée centrale de Stockholm – un acte offensant qui a été toléré par les autorités suédoises. Bien que l’Amérique du Sud n’ait pas été témoin d’une telle manifestation d’intolérance, on pense que l’islamophobie existe bel et bien, mais qu’elle est dissimulée, dans de nombreux pays.

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La police suédoise regarde Salwan Momika, qui a fui l’Irak pour la Suède il y a plusieurs années, tenir un discours avant de brûler le livre sacré musulman devant une mosquée à Stockholm, le 28 juin 2023, pendant les vacances de l’Aïd al-Adha. (AFP)

Dirigée par l’anthropologue Francirosy Barbosa, professeure à l’Université de Sao Paulo et elle-même musulmane convertie, l’étude comprend une enquête menée auprès de 653 musulmans. Elle montre que la plupart d’entre eux ont déjà souffert d’une sorte d’islamophobie.

«La majorité des personnes interrogées sont des femmes, ce qui montre déjà que ce sont elles qui en souffrent le plus», déclare l’anthropologue à Arab News.

Environ 54% des hommes qui ont participé à l'étude – à la fois ceux qui sont nés musulmans et ceux qui se sont convertis à l’islam – affirment avoir ressenti une forme de gêne en raison de leur religion. La plupart des incidents se seraient produits dans la rue, au travail ou à l’école.

Les proportions sont plus élevées chez les femmes. En effet, 66% de celles qui sont nées musulmanes déclarent avoir été victimes d’offense ou d’agression en raison de leur foi. Il en est de même pour 83% des femmes qui se sont converties à l’islam.

De nombreux incidents concernent des blagues ou des commentaires subtils. Par exemple, une personne qui traite son collègue au travail de «kamikaze» après avoir découvert qu’il était musulman, ou encore une femme qui insiste pour que son amie ne porte pas de voile parce que c’est le symbole de la domination masculine.

Mais l’étude fait également état de cas graves de violence physique, comme cet agresseur inconnu qui a pulvérisé de l’insecticide dans les yeux d’une femme qui portait le hijab ou cette fille qui a été battue par un homme dans la rue après être sortie d’une mosquée.

Les femmes converties «sont les principales victimes de l’islamophobie parce qu’elles sont plus vulnérables. Beaucoup d’entre elles viennent de quartiers pauvres et doivent utiliser les transports en commun», précise l’anthropologue. Elles doivent également faire face aux pressions de leur propre famille. Beaucoup d’entre elles renoncent à porter un voile après avoir été agressées, ce qui leur «inflige de la souffrance parce qu’elles sentent qu’elles ne respectent pas un commandement divin», ajoute Francirosy Barbosa.

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Au Brésil, les cas de harcèlement qui ciblent particulièrement les musulmanes sont en augmentation. (Photo fournie)

L’enseignante ajoute que l’islamophobie s’est développée au Brésil sous l’ancien président Jair Bolsonaro, entre 2019 et 2022, lorsque plusieurs groupes antimusulmans sont devenus plus puissants.

«À cette époque, les églises évangéliques prosionistes étaient en plein essor, par exemple», explique Mme Barbosa. Les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête déclarent que les chrétiens évangéliques sont le groupe religieux qui les discrimine le plus.

L’anthropologue a été invitée plus tôt cette année à participer à un atelier organisé par le ministère des Droits de l’homme et de la Citoyenneté afin d’évoquer les discours de haine.

Son étude sur l’islamophobie a été présentée au groupe et fera partie de son rapport final, qui orientera la politique gouvernementale de lutte contre l’intolérance.

«Dans notre étude, nous avons inclus quelques lignes directrices pour la lutte contre l’islamophobie, comme la nécessité d’investir dans l’éducation aux religions et à l’islam. Maintenant, ces suggestions pourraient enfin voir le jour avec le nouveau gouvernement [du président Luiz Inacio Lula da Silva]», poursuit l’anthropologue.

En Argentine, les militants contre l’islamophobie comptent également sur des partenariats avec des institutions gouvernementales.

En 2022, l’organisation Islam para la Paz («Islam pour la paix») a signé un accord avec l’Institut national contre la discrimination, la xénophobie et le racisme – connu sous l’acronyme espagnol «Inadi» – dans le but de promouvoir la coopération contre la discrimination religieuse.

Melody Amal Khalil Kabalan, qui dirige Islam para la Paz, soutient que de nombreux organes de presse diffusaient des informations erronées sur le Qatar lorsqu’il a accueilli la Coupe du monde de football, l’année dernière. Son organisation et l’Inadi ont donc mis en place un atelier sur le pays pour les journalistes.

«Cette année, nous organiserons un programme appelé École sans discrimination, qui comprendra des ateliers sur les habitudes islamiques pour les élèves», déclare-t-elle à Arab News.

Bien que l’islamophobie en Argentine ne soit pas comparable à ce qui se passe dans les pays européens, on assiste à une augmentation des cas ces derniers temps, indique-t-elle encore. La plupart des cas concernent des femmes, comme au Brésil.

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En Argentine, même les burkinis discrets dans les lieux publics pourraient susciter la haine puisqu’ils sont associés à l’islam. (Photo fournie)

«Il y a eu un incident particulièrement commenté: il a été interdit à une femme d’entrer dans une piscine de la ville de Mendoza parce qu’elle portait un burkini», souligne la directrice d’Islam para la Paz.

«Dans d’autres situations, des responsables gouvernementaux ont interdit à des femmes de se faire prendre en photo en hijab pour des documents officiels, ce qui est pourtant leur droit.»

Les victimes de l’islamophobie peuvent signaler les incidents à l’Inadi, mais beaucoup ne le font pas «parce qu’elles pensent que les autorités ne défendront pas les musulmans comme elles défendent d’autres groupes», ajoute-t-elle.

«Cette perception découle sans doute du fait que, en Argentine, nos communautés ne sont pas aussi organisées que d’autres pour résister à la discrimination.»

Elle précise qu’il appartient aux musulmans d’informer et d’éduquer la société argentine au sujet de leurs besoins et de leurs spécificités.

«Nous avons la responsabilité de parler aux gens de notre mode de vie. Ce n’est pas seulement le problème du gouvernement», poursuit-elle.

Islam para la Paz a récemment créé un observatoire chargé des affaires musulmanes et recueille des informations sur les problèmes des communautés.

En Colombie, un groupe de femmes dirigé par Maria José Acevedo Garcia a créé il y a cinq ans la Fondation islamique Assalam, destinée aux femmes musulmanes colombiennes. Son but est de protéger les femmes musulmanes et de lutter contre l’islamophobie.

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Maria José Acevedo Garcia lors d’un événement portant sur la liberté religieuse en Colombie. (Photo fournie)

Maria José Acevedo Garcia déclare que les incidents les plus courants concernent la discrimination à l’école, sur le lieu de travail et dans les agences gouvernementales.

«Les femmes sont parfois victimes de discrimination parce qu’elles portent le hijab au travail. Dans ce genre de cas, j’envoie une lettre au responsable de l’entreprise et programme une visite dans les locaux afin d’informer les gens sur l’islam», souligne-t-elle à Arab News.

Élevée dans une famille catholique, elle s’est convertie à l’islam il y a vingt ans. Au début, elle entendait souvent des commentaires offensants et se mettait en colère, mais, avec le temps, elle «a appris à réagir calmement et à éduquer les gens».

«Assalam se rend fréquemment dans les écoles et les universités pour proposer des ateliers contre la discrimination. C’est le seul moyen de changer les choses.»

Pendant les crises qui ont eu lieu dans les pays musulmans – comme la guerre en Syrie et la prise de contrôle des talibans en Afghanistan –, l’islamophobie augmente généralement, précise-t-elle.

«Les agressions physiques ne sont forcément pas nombreuses, mais des incidents au cours desquels des personnes ont tenté d’enlever le hijab d’une femme dans les transports en commun ont déjà été signalés», précise-t-elle.

Assalam a récemment rencontré les autorités gouvernementales afin de leur présenter les besoins des femmes musulmanes en Colombie.

Des problèmes surviennent souvent à l’aéroport, par exemple, lorsque des femmes qui viennent de pays musulmans sont contraintes d’enlever le hijab lors de l’inspection.

La responsable de la fondation espère que davantage d’employés du gouvernement comprendront l’essence de l’islam à l’avenir.

Au Mexique, où la communauté musulmane s’est développée ces dernières années, l’islamophobie est perceptible dans les arts, les livres et l’actualité, où «les expressions négatives sont couramment employées au sujet de l’islam», signale l’anthropologue Samantha Leyva Cortes à Arab News.

Dans le cadre d’études sur les communautés musulmanes de Mexico et de San Cristobal de Las Casas, de nombreuses femmes ont informé Samantha Leyva Cortes qu’elles étaient traitées comme des étrangères en raison de leur hijab.

«Les commerçants supposent souvent qu’elles ne sont pas originaires du Mexique et leur font payer un produit plus cher que son prix», rapporte-t-elle.

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Sonia Garcia, une Mexicaine convertie à l’islam, s’est associée à Mayte Gutierrez, une autre Sud-Américaine convertie à l’islam, pour aider à construire et à exploiter un tout nouveau centre. Son objectif est d’aider les musulmans à se sentir davantage chez eux à Tijuana. (Photo: The Latina Muslim Foundation)

Les femmes qui portent le hijab doivent faire face à toutes sortes de remarques sexistes dans la rue et dans les transports en commun, soutient Samantha Leyva Cortes.

«Les gens les prennent généralement pour des femmes passives et privées de leurs droits. Elles ne considèrent pas que le port du hijab est leur choix», poursuit-elle.

Toutefois, ces derniers temps, les jeunes générations ont ouvert de nouvelles voies. De nombreuses femmes musulmanes sont désormais présentes sur les réseaux sociaux et dans l’espace public.

«Beaucoup de conversions se déroulent en ligne. Internet est donc un espace important pour elles», ajoute l’anthropologue.

Mme Barbosa déclare pour sa part que la plupart des dirigeants musulmans ne gèrent pas l’islamophobie de la bonne manière. «En général, ils ne se préoccupent que de répandre la religion et pensent que parler de discrimination et de violence est une mauvaise chose, qui peut soulever davantage de problèmes encore», explique-t-elle.

Son objectif est désormais de mener la même enquête dans d’autres pays d’Amérique latine afin que les problèmes liés à l’islamophobie que connaît l’ensemble de la région soient connus et que les communautés et les gouvernements puissent agir.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Séisme au Japon: plusieurs dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial

Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé. (AFP)
Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé. (AFP)
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  • Le tremblement de terre survenu à 16H27 (07H27 GMT) sur l'île de Kyushu, était de magnitude 7,1 selon l'agence météorologique nippone JMA. Une alerte au tsunami émise après la secousse a été levée
  • La secousse a par ailleurs atteint le niveau maximum (7) sur une échelle distincte utilisée au Japon, qui mesure la force avec laquelle les séismes sont ressentis à un endroit donné, selon la JMA

TOKYO: Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé.

A Kashima, dans le département de Kumamoto touché par la secousse, le deuxième étage d'un centre commercial s'est effondré, piégeant de "nombreuses personnes" à l'intérieur, ont annoncé les services de secours. Une déflagration y avait été entendue.

Selon la chaîne de télévision privée TBS, un "nombre considérable" de personnes y ont trouvé la mort. Contactée par l'AFP, la police locale s'est dite incapable de confirmer d'éventuelles victimes à ce stade.

Le tremblement de terre survenu à 16H27 (07H27 GMT) sur l'île de Kyushu, était de magnitude 7,1 selon l'agence météorologique nippone JMA. Une alerte au tsunami émise après la secousse a été levée.

La secousse a par ailleurs atteint le niveau maximum (7) sur une échelle distincte utilisée au Japon, qui mesure la force avec laquelle les séismes sont ressentis à un endroit donné, selon la JMA.

Des images de télévision montraient des ponts routiers en partie détruits, des bâtiments éventrés et des wagons de trains de marchandises renversés.

"Nous évaluons encore l'ampleur des blessés et des dégâts matériels", a déclaré la Première ministre Sanae Takaichi lors d'une intervention télévisée.

"Des coupures de courant et des incendies se produisent dans certaines zones, des routes et ponts ont été endommagés, et des bâtiments se sont effondrés", a-t-elle ajouté.

La télévision publique NHK faisait état d'au moins 50 personnes hospitalisées après le séisme et de 12 habitations effondrées près de la ville de Yatsushiro.

"Terrifiée"

"La secousse a été assez forte et a duré longtemps. J'étais terrifiée", a confié à l'AFP Chiharu Hara, une recruteuse de 35 ans en déplacement professionnel dans le département de Kumamoto.

Dans les locaux de son client, "rien n'est tombé du plafond, mais le bâtiment a violemment oscillé. J'ai eu peur qu'il s'effondre. Tout le monde a paniqué", explique-t-elle, ajoutant que les routes sont partiellement fermées et faisant état de problèmes de connexion téléphonique.

"Lorsque le séisme s'est produit, les secousses étaient si fortes que je ne pouvais pas rester debout", a déclaré à la télévision un employé de la NHK dans le département de Kumamoto

"C'était vraiment très fort. Les secousses se poursuivent à l'heure où je vous parle", ajoutait-il.

Aucune anomalie immédiate n'a été constatée dans les centrales nucléaires de la région, selon l'Autorité japonaise de régulation nucléaire.

Quelque 45.000 foyers et installations sont privés d'électricité dans le département de Kumamoto, selon l'opérateur Kyushu Electric Power, qui a précisé que trois réacteurs nucléaires de la région continuaient de fonctionner normalement.

Le géant taïwanais des puces électroniques TSMC, qui a ouvert une usine de semi-conducteurs à Kumamoto en 2024 et en construit une autre dans cette région, a indiqué à l'AFP avoir évacué son personnel par mesure de précaution.

Séismes meurtriers 

Kumamoto avait été frappé en 2016 par deux séismes dévastateurs -- l'un de magnitude 6,5, suivi deux jours plus tard par un autre de magnitude 7,3. Ils ont fait 273 morts et plus de 2.800 blessés.

Un séisme de magnitude 7,2 avait par ailleurs frappé le nord du Japon le 25 juin dernier, sans faire de morts ni causer de dégâts importants.

Le Japon est l'un des pays les plus exposés aux séismes au monde, situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques le long de la bordure occidentale de la "ceinture de feu" du Pacifique.

L'archipel, qui compte environ 125 millions d'habitants, enregistre généralement plusieurs centaines de secousses chaque année et représente environ 18% des séismes recensés dans le monde.

La très grande majorité d'entre eux sont de faible intensité, même si les dégâts qu'ils provoquent varient en fonction de leur localisation et de la profondeur à laquelle ils se produisent sous la surface terrestre.

Le pays reste marqué par le gigantesque séisme sous-marin de magnitude 9,0 survenu en 2011, qui avait déclenché un tsunami faisant quelque 18.500 morts ou disparus et provoqué la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.

 


Première rencontre Netanyahu-Trump, sur fond de tensions, depuis le début de la guerre en Iran

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se serrent la main à la résidence Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Photo d'archives/AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se serrent la main à la résidence Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Photo d'archives/AFP)
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  • Benjamin Netanyahu rencontre Donald Trump mardi à Washington pour discuter de l'Iran, de Gaza, du Liban et des dossiers régionaux, malgré des tensions récentes entre les deux dirigeants
  • Les deux alliés cherchent à afficher leur unité, tout en poursuivant les discussions sur la sécurité régionale, la normalisation et l'après-guerre à Gaza

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit rencontrer mardi le président américain Donald Trump à Washington, pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre eux.

Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.

Israël, qui avait lancé conjointement avec les Etats-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements.

Le rendez-vous "est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité", a déclaré M. Netanyahu avant son départ d'Israël lundi.

"Nous discuterons de tous les sujets (...) avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous", a-t-il ajouté.

Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de "type très difficile" lors d'une interview.

Ce dernier a concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre.

- "Pas de rupture" -

Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et le Liban - en vue de leur sortie de l'état de guerre - dont l'application reste difficile sur le terrain.

Dimanche encore, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du pays, où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, il occupe un pan de territoire affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien.

Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël.

La situation humanitaire y est catastrophique et malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d'être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales, l'armée israélienne disant viser des combattants.

Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations.

"L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les Etats-Unis et Israël", a-t-il dit à l'AFP, jugeant qu'il existe "davantage de points d'accord que de désaccord" entre eux.

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l'Iran et l'élargissement des accords d'Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël.

Selon d'autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d'un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza).

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d'une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington.

Cette force internationale, qui s'inscrit dans le cadre du "Conseil de paix" promu par Donald Trump, constitue l'un des volets du dispositif américain envisagé pour l'après-guerre à Gaza.

La visite de Benjamin Netanyahu intervient par ailleurs alors qu'il brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre.

Les derniers sondages le donnent en difficulté, une partie de l'opinion lui reprochant toujours l'échec de son gouvernement à empêcher l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.


L'Iran met en garde contre des conséquences «imprévisibles» après l'attaque ukrainienne contre un de ses navires

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE". (AFP)
Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE". (AFP)
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  • L'Iran menace de riposter à l'attaque ukrainienne contre son navire en mer Caspienne
  • Samedi, le ministère des Affaires étrangères a rapporté qu'un navire marchand iranien avait été attaqué par l'Ukraine, provoquant une explosion

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a averti dimanche que son pays ne laisserait pas impunie l'attaque meurtrière perpétrée par l'Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne.

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE".

Samedi, le ministère des Affaires étrangères a rapporté qu'un navire marchand iranien avait été attaqué par l'Ukraine, provoquant une explosion.

Et le même jour, M. Zelensky avait affirmé sur les réseaux sociaux avoir obtenu "des résultats très solides avec des frappes à longue portée en mer Caspienne, visant notamment des navires utilisés pour le transport de cargaisons militaires impliquant l'Iran, ainsi qu'un navire de guerre".

"L'attaque menée par le régime ukrainien contre un navire marchand iranien en mer Caspienne, explicitement revendiquée par le chef de ce régime, témoigne de la persistance de l'attitude irrationnelle et hostile du régime ukrainien", a protesté le ministère dans un communiqué de presse.

La République islamique "n'est jamais intervenue dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine", a-t-il affirmé.

Les services de renseignement ukrainiens (SBU) ont pour leur part fait état sur Telegram d'attaques de drones contre "des cargos sous sanctions internationales qui étaient utilisés pour transporter des cargaisons militaires entre l'Iran et la Russie".

Selon la télévision d'Etat iranienne, le chargé d'affaires ukrainien à Téhéran a été convoqué samedi au ministère des Affaires étrangères afin d'y être sermonné par un haut-fonctionnaire pour cet "acte hostile et criminel".

Abbas Araghchi a également indiqué s'être entretenu avec la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov à ce sujet.

L'Iran a aussi mis en garde contre des conséquences "imprévisibles" après l'attaque ukrainienne contre un de ses navires