«Plus forts ensemble» : le président polonais en Ukraine avant le sommet de l'Otan

Des banderoles portant l'inscription "Ukraine" et "OTAN" sont visibles sur le site du sommet de l'OTAN à Vilnius, en Lituanie, le 9 juillet 2023, quelques jours avant le sommet de l'OTAN qui se tiendra les 11 et 12 juillet. (Photo, AFP)
Des banderoles portant l'inscription "Ukraine" et "OTAN" sont visibles sur le site du sommet de l'OTAN à Vilnius, en Lituanie, le 9 juillet 2023, quelques jours avant le sommet de l'OTAN qui se tiendra les 11 et 12 juillet. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 09 juillet 2023

«Plus forts ensemble» : le président polonais en Ukraine avant le sommet de l'Otan

  • Ce sommet se tiendra un peu plus d'un mois après le début d'une contre-offensive des forces ukrainiennes sur le front, qui n'a jusqu'à présent remporté que des gains modestes face à de puissantes lignes défensives russes
  • «Nous sommes plus forts ensemble», a déclaré le président polonais Andrzej Duda sur les réseaux sociaux, alors qu'il se trouvait dans la ville de Loutsk (ouest) avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky

KIEV: En visite dimanche en Ukraine, le président polonais a insisté sur la nécessité de faire preuve d'unité avant un important sommet de l'Otan la semaine prochaine au cours duquel Kiev espère voir se concrétiser ses aspirations sur son intégration au sein de l'Alliance.

Ce sommet se tiendra un peu plus d'un mois après le début d'une contre-offensive des forces ukrainiennes sur le front, qui n'a jusqu'à présent remporté que des gains modestes face à de puissantes lignes défensives russes et en raison d'un manque de munitions d'artillerie.

"Nous sommes plus forts ensemble", a déclaré le président polonais Andrzej Duda sur les réseaux sociaux, alors qu'il se trouvait dans la ville de Loutsk (ouest) avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

M. Zelensky a participé à une prière commune avec M. Duda dans une église de Loutsk. "Avec Andrzej, nous avons honoré la mémoire de toutes les victimes de la région de Volhynie", théâtre de massacres de Polonais par des nationalistes ukrainiens pendant la Deuxième guerre mondiale, a-t-il indiqué sur Telegram.

"L'Ukraine et la Pologne sont ensemble, unies dans la lutte contre un ennemi commun", a abondé le chef de l'administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak.

Varsovie est l'un des principaux soutiens de Kiev au sein de l'Otan et espère, tout comme M. Zelensky qui revient d'une tournée en Europe de l'Est et en Turquie, rallier les Alliés autour de la candidature de l'Ukraine.

Kiev doit recevoir lors de ce sommet à Vilnius les 11 et 12 juillet des "garanties de sécurité" de la part des Occidentaux, mais sans calendrier précis pour le processus d'adhésion.

Washington a affirmé que l'Ukraine avait encore "de nombreuses étapes à franchir" et ne bénéficierait pas d'un "traitement de faveur". Le chef de l'Alliance Jens Stoltenberg a estimé qu'une adhésion ne serait envisageable qu'après la guerre.

Commandants ukrainiens rapatriés

Volodymyr Zelensky est rentré samedi de Turquie en rapatriant plusieurs commandants du régiment Azov, faits prisonnier par la Russie puis échangés et qui devaient rester en Turquie jusqu'à la fin de la guerre, selon un accord passé entre Moscou et Kiev.

Célébrés comme des héros en Ukraine mais honnis en Russie, leur retour en Ukraine a provoqué la colère du Kremlin, dont le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré qu'il s'agissait "d'une violation directe" de l'accord.

L'un des officiers de ce régiment proche des milieux ultranationalistes ukrainiens, Denys Prokopenko, cité par l'agence de presse Interfax-Ukraine, a déclaré d'emblée qu'il allait retourner au front.

"C'est pourquoi nous sommes revenus en Ukraine. C'est notre objectif principal", a déclaré M. Prokopenko, qui, avec ses autres compagnons d'armes, vivait en Turquie depuis septembre.

En amont du sommet de l'Otan, le président américain Joe Biden s'est envolé dimanche pour le Royaume-Uni, où il rencontrera le roi Charles III. Après Vilnius, il conclura son voyage par une visite au nouveau membre de l'Alliance atlantique, la Finlande.

M. Zelensky a estimé lors d'une interview à la chaîne américaine ABC cette semaine que l'Ukraine doit obtenir des "garanties de sécurité claires" lors de ce sommet, où les Occidentaux devront faire preuve de "volonté politique" pour "trouver la bonne formation et inviter l'Ukraine" à les rejoindre.

Samedi, pour les 500 jours de la guerre, le président ukrainien avait célébré le "courage" de son peuple, dans un clip vidéo non daté où on le voyait sur l'Île aux Serpents en mer Noire, un territoire symbole de la résistance face à Moscou.

La guerre en Ukraine, qui a démarré le 24 février 2022, a fait 9 000 morts parmi les civils, dont 500 enfants, selon l'ONU qui estime que le bilan des victimes pourrait être bien plus élevé.

Bombes à sous-munitions

Faute d'adhésion accélérée à l'Otan, l'Ukraine a en revanche obtenu vendredi des Etats-Unis la promesse de lui livrer des bombes à sous-munitions, une arme très controversée mais que M. Zelensky a qualifié d'"indispensable programme d'aide".

Ces armes, interdites dans de nombreux pays, sont très critiquées car elles tuent à l'aveugle en dispersant des petites charges explosives avant ou après l'impact et accusée de faire de nombreuses victimes civiles collatérales.

M. Biden a affirmé que la décision de livrer ces bombes avait été "difficile" mais représentait "la bonne chose à faire".

Le Royaume-Uni a appelé samedi à "décourager leur utilisation", tout comme le Premier ministre cambodgien Hun Sen qui a rappelé dimanche "l'expérience douloureuse" de son pays, frappé par les Etats-Unis au début des années 1970.

"Ce serait le plus grand danger pour les Ukrainiens pendant de nombreuses années", a écrit Hun Sen sur Twitter, alors que le Cambodge a fait face à des dizaines de milliers de personnes mutilées ou tuées par ces bombes.

La Russie a dénoncé samedi cette décision comme un "aveu de faiblesse" face à "l'échec" de la contre-offensive ukrainienne. Moscou a estimé que Washington se rend ainsi "complice" des victimes civiles que ces bombes feront.


L'armée américaine tire sur un pétrolier au large d'Oman, trois Indiens portés disparus

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  • "Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué
  • L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien

DUBAI: Trois membres d'équipage indiens sont portés disparus mercredi, après une attaque revendiquée par l'armée américaine contre un pétrolier au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur X que l'un de ses avions de combat avait tiré sur "la salle des machines" du Settebello, qui bat pavillon des Palaos, "après que l'équipage a refusé d'obtempérer aux ordres des forces américaines"

"Sur 24 membres d'équipage indiens à bord, 21 ont été secourus jusqu'à présent et trois sont portés disparus", a précisé le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Inde a convoqué le chargé d'affaires américain à New Delhi et exprimé une "vive protestation" concernant l'attaque, a indiqué à l'AFP un haut responsable du gouvernement indien.

Il s'agit du huitième navire neutralisé depuis le début du blocus imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens, d'après le décompte de l'armée américaine.

Le sultanat d'Oman est situé à l'entrée du détroit d'Ormuz, où le trafic maritime est quasiment paralysé depuis le début fin février du conflit opposant les Etats-Unis et Israël à l'Iran. Près d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz transitent par cette voie.

La compagnie de sécurité maritime britannique Vanguard a indiqué avoir été informée que le Settebello avait "transmis un appel de détresse indiquant que sa salle des machines avait été touchée par un missile" au large de Sohar, dans le golfe d'Oman et qu'un incendie s'était déclaré à bord.

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO a spécifié que les faits s'étaient produits à 20 miles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.

"Les autorités locales ont indiqué qu'un pétrolier avait signalé un feu dans sa salle des machines, et qu'elles se trouvaient sur place pour aider à l'évacuation de l'équipage", selon le communiqué de l'UKMTO.

"Le navire a fait état d'une victime et de deux membres d'équipage portés disparus. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a-t-elle ajouté.

Lundi, les secours omanais avaient évacué par hélicoptère 24 marins indiens d'un pétrolier en feu au large des côtes du sultanat d'Oman, selon les autorités indiennes, qui n'avaient pas précisé les causes de l'incendie. Le sinistre était survenu sur le MT Marivex, un navire battant également pavillon des îles Palaos

Le tir américain contre le Settebello est intervenu alors que l'Iran a revendiqué mercredi matin des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par la destruction d'un hélicoptère américain lundi.


Trump affirme que les Etats-Unis vont «attaquer très durement» l'Iran

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  • "On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous"
  • L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait "attaquer très durement" l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les "tergiversations" de Téhéran concernant un accord.

Il a aussi annoncé que les forces américaines avaient mené une "mission secrète" qui avait permis de faire transiter 100 millions de barils de pétrole par le détroit d'Ormuz.

"On va les attaquer, les attaquer très durement", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès "aujourd'hui" (mercredi).

"On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé", a-t-il dit.

Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.

L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.

Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran.

"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", a poursuivi Donald Trump.

"Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse", a ajouté le dirigeant républicain.

Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix".

"MORT!!!" 

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"

Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens.

Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: "Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire".

Sur son réseau Truth Social, il a par ailleurs écrit que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz".

"Ces efforts ont permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit", a-t-il ajouté, en précisant que "plus de 200 navires" avaient pu franchir le passage.

Cette "mission secrète" évoque le "Project Freedom", un projet d'escorte de navires annoncé début mai puis très rapidement suspendu par Donald Trump en raison, à l'époque, de "grands progrès" dans les discussions avec Téhéran.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve début avril, le dirigeant républicain multiplie les déclarations contradictoires, entre espoir d'un compromis tout proche et menace de reprise des hostilités.

Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour sa conclusion.

Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était "le plus réussi" de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.

Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"