Tunisie: manifestation pour la libération d'opposants emprisonnés

Des dizaines de manifestants tunisiens réclament, devant la cour d'appel de Tunis, la libération d'opposants à la politique du président tunisien, Kais Saied. (AFP)
Des dizaines de manifestants tunisiens réclament, devant la cour d'appel de Tunis, la libération d'opposants à la politique du président tunisien, Kais Saied. (AFP)
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Publié le Jeudi 13 juillet 2023

Tunisie: manifestation pour la libération d'opposants emprisonnés

  • Une vingtaine d'opposants et des personnalités des milieux des affaires et des médias ont été arrêtés depuis février dans le cadre d'une enquête pour «complot contre la sûreté de l'Etat»
  • Le président tunisien, Kais Saied qui s'est emparé des pleins pouvoirs dans le pays depuis l'été 2021, les a qualifiés de «terroristes»

TUNIS: Des dizaines de manifestants ont réclamé jeudi la libération d'opposants à la politique du président tunisien, Kais Saied, dénonçant une justice "aux ordres", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Une vingtaine d'opposants et des personnalités des milieux des affaires et des médias ont été arrêtés depuis février dans le cadre d'une enquête pour "complot contre la sûreté de l'Etat". M. Saied, qui s'est emparé des pleins pouvoirs dans le pays depuis l'été 2021, les a qualifiés de "terroristes".

Une centaine de manifestants et de proches des détenus se sont rassemblés devant la cour d'appel à Tunis.

Imed Khemiri, porte-parole du parti islamo-conservateur Ennahdha, bête noire du président Saied, a dénoncé auprès de l'AFP des arrestations motivées par "des raisons politiques".

Ces emprisonnements "reflètent une crise politique étouffante en Tunisie" mais ils "ne peuvent pas faire taire les voix libres", a ajouté M. Khemiri, également membre du Front de Salut national (FSN), principale coalition de l'opposition.

"Mon père paye la facture de son amour pour la Tunisie", a déploré, la voix étranglée par l'émotion, Abdelaziz, fils d'Issam Chebbi, 65 ans, un dirigeant du FSN qui fut déjà un opposant farouche du dictateur Zine El Abidine Ben Ali, renversé par la Révolution de 2011.

Selon M. Chebbi, "la justice est aux ordres du pouvoir exécutif et n'est pas indépendante".

Outre la crise politique déclenchée par le coup de force de M. Saied, la Tunisie, très endettée, est secouée par une grave crise financière et est à la recherche d'aides étrangères.

Mercredi, devant la presse, des parlementaires européens ont exprimé leur opposition à tout "accord inconditionnel" entre l'Union européenne et la Tunisie en raison "des dérives" commises par le président Saied.

Ils ont appelé les autorités tunisiennes à "libérer les opposants emprisonnés arbitrairement, à défendre les droits des citoyens tunisiens et à soutenir leur lutte pour la démocratie".

La campagne d'arrestations lancée depuis février a visé des dirigeants politiques de premier plan. L'ONG Amnesty International a dénoncé une "chasse aux sorcières motivée par des considérations politiques". "Les détenus ont été interrogés sur des rencontres et échanges téléphoniques avec des diplomates étrangers, d'autres sur des interviews à des médias", selon l'ONG.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.