Accord céréalier: des millions de personnes «vont payer le prix» du retrait russe selon Guterres

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse aux médias sur l'effondrement de l'initiative céréalière de la mer Noire, au siège des Nations Unies à New York, le 17 juillet 2023. (Photo Ed Jones / AFP)
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'adresse aux médias sur l'effondrement de l'initiative céréalière de la mer Noire, au siège des Nations Unies à New York, le 17 juillet 2023. (Photo Ed Jones / AFP)
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Publié le Lundi 17 juillet 2023

Accord céréalier: des millions de personnes «vont payer le prix» du retrait russe selon Guterres

  • «Des centaines de millions de personnes font face à la faim et les consommateurs sont confrontés à une crise mondiale du coût de la vie. Ils vont payer le prix», a insisté le secrétaire général de l'ONU
  • Dans ce contexte, Antonio Guterres s'est également dit déçu que sa lettre adressée la semaine dernière au président russe Vladimir Poutine pour tenter de trouver un accord ait été «ignorée»

NATIONS UNIES : Des centaines de millions de personnes dans le monde «vont payer le prix» de la décision de la Russie de mettre un terme à sa participation à l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes, a dénoncé lundi le secrétaire général de l'ONU.

«Je regrette profondément la décision de la Fédération de Russie de mettre un terme à l'application de l'Initiative de la mer Noire, y compris le retrait des garanties de sécurité russes pour la navigation dans le nord-ouest de la mer Noire», a déclaré Antonio Guterres à la presse.

La participation à cet accord «est un choix. Mais les gens en difficulté partout et les pays en développement n'ont pas de choix», a-t-il noté.

«Des centaines de millions de personnes font face à la faim et les consommateurs sont confrontés à une crise mondiale du coût de la vie. Ils vont payer le prix», a-t-il insisté, estimant que la décision russe «portera un coup aux personnes dans le besoin partout dans le monde».

L'ambassadrice américaine à l'ONU Linda Thomas-Greenfield a de son côté dénoncé un «nouvel acte de cruauté» de Moscou.

«La Russie joue à des jeux politiques et de vrais gens vont souffrir. Un enfant dans la Corne de l'Afrique souffrant de malnutrition sévère, une mère qui ne produira plus de lait pour son bébé parce qu'elle n'a pas assez à manger pour elle-même», a-t-elle ajouté, accusant Moscou de «prendre l'humanité en otage».

Malgré tout, la décision russe «n'empêchera pas nos efforts pour faciliter l'accès sans entrave aux marchés mondiaux des produits agricoles et des engrais à la fois d'Ukraine et de Russie», a assuré Antonio Guterres.

La sécurité alimentaire et la stabilité des prix alimentaire resteront «au centre de mes efforts, en prenant en compte l'augmentation de la souffrance humaine, conséquence inévitable de la décision d'aujourd'hui», a-t-il ajouté, assurant vouloir trouver «des chemins vers des solutions».

Dans ce contexte, il s'est également dit déçu que sa lettre adressée la semaine dernière au président russe Vladimir Poutine pour tenter de trouver un accord ait été «ignorée».

La lettre, dont le contenu n'avait pas été rendu public jusqu'à présent, proposait notamment qu'une filiale de la principale banque agricole russe, dont les activités sont entravées par les sanctions, soit reconnectée au système bancaire mondiale SWIFT après un accord en ce sens avec la Commission européenne, a-t-il expliqué lundi.

Alors que la Russie assure que les conditions qu'elle a posées à la poursuite de l'accord céréalier ne sont pas remplies, en particulier le volet concernant ses propres exportations de nourriture et d'engrais, la lettre insistait également sur des «avancées» en la matière.

Depuis un an, «le commerce des céréales russes a atteint un haut niveau d'exportations et les marchés des engrais se stabilisent grâce au rétablissement presque total des exportations russes», écrivait également le secrétaire général dans sa lettre.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.