Libye: 360 migrants secourus à la frontière avec la Tunisie

Des migrants originaires de pays d'Afrique subsaharienne qui affirment avoir été abandonnés dans le désert par les autorités tunisiennes, près de la ville frontalière d'Al-Assah, le 16 juillet 2023. Les gardes-frontières libyens ont secouru des dizaines de migrants qui, selon eux, avaient été abandonnés dans le désert par les autorités tunisiennes, sans eau, sans nourriture et sans abri. (AFP).
Des migrants originaires de pays d'Afrique subsaharienne qui affirment avoir été abandonnés dans le désert par les autorités tunisiennes, près de la ville frontalière d'Al-Assah, le 16 juillet 2023. Les gardes-frontières libyens ont secouru des dizaines de migrants qui, selon eux, avaient été abandonnés dans le désert par les autorités tunisiennes, sans eau, sans nourriture et sans abri. (AFP).
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Publié le Lundi 17 juillet 2023

Libye: 360 migrants secourus à la frontière avec la Tunisie

  • 360 migrants en Libye, dont des femmes et enfants, nécessitent des secours médicaux et humanitaires urgents
  • L'OIM (Organisation internationale des migrations) en Libye a annoncé lundi avoir fourni «une assistance d'urgence aux migrants secourus à la frontière avec la Tunisie»

TRIPOLI : L'ONG arabe AOHR en Libye a appelé lundi les organisations internationales à aider environ 360 migrants subsahariens secourus ces derniers jours après avoir été abandonnés, selon les autorités libyennes, dans le désert à la frontière avec la Libye par la police tunisienne.

L'antenne libyenne de l'Organisation arabe des droits humains a "salué l'accueil" en Libye de migrants ayant "connu des situations humanitaires difficiles" avant d'être "sauvés par les gardes-frontières libyens", a indiqué l'organisation, dont le siège est au Caire.

"Selon les gardes libyens, 360 migrants dont des femmes et enfants, nécessitent des secours médicaux et humanitaires urgents", a-t-elle ajouté, exhortant les autorités libyennes à "autoriser les organisations concernées – Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés et l'OIM – à les rencontrer et à les aider pour des démarches juridiques".

L'OIM (Organisation internationale des migrations) en Libye a annoncé lundi avoir fourni "une assistance d'urgence aux migrants secourus à la frontière avec la Tunisie. 191 migrants ont reçu des kits d'hygiène, des vêtements, des matelas et des examens médicaux, ainsi qu'une protection et assistance psychosociale".

Le ministère libyen de l'Intérieur a indiqué lundi avoir "documenté les expulsions (de ressortissants subsahariens, ndlr) par les autorités tunisiennes vers les frontières libyennes". Il a posté une vidéo sur Facebook contenant des témoignages de plusieurs migrants.

Dimanche, des patrouilles des gardes-frontières libyens ont secouru des dizaines d'entre eux laissés sans eau, ni nourriture ni abris dans le désert, près de la frontière avec la Tunisie, a constaté une équipe de l'AFP.

Les migrants abandonnés par des policiers tunisiens, selon les gardes-frontières, erraient dans une zone inhabitée, près d'Al'Assah, à 150 km au sud-ouest de Tripoli et environ 15 km à l'intérieur du territoire libyen.

Les journalistes de l'AFP ont filmé des groupes d'hommes et quelques femmes, épuisés et assoiffés, assis ou couchés sur le sable, tentant de s'abriter sous des arbustes décharnés, par des températures insupportables.

A la suite d'affrontements ayant coûté la vie à un Tunisien le 3 juillet, des centaines de migrants africains ont été chassés de Sfax, deuxième ville de Tunisie et principal point de départ pour l'émigration clandestine vers l'Europe.

Ils ont été "expulsés", selon des ONG, par la police tunisienne, vers des zones inhospitalières près de la Libye à l'est et l'Algérie à l'ouest.

Au moins 630 migrants ramenés par les autorités tunisiennes il y a une semaine de la frontière libyenne ont été regroupés dans des centres gérés par le Croissant rouge qui effectue avec l'OIM un "profilage" de ceux qui acceptent un rapatriement, des demandeurs d'asile et des réfugiés.

La Tunisie a conclu dimanche un "partenariat stratégique" avec l'Union européenne incluant un important volet migratoire doté d'une aide de 100 millions d'euros.

Celui-ci prévoit "le développement d'un système d'identification et de retour des migrants irréguliers déjà présents en Tunisie vers leurs pays d'origine", selon le texte du document diffusé tardivement dimanche.


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com