Londres adopte une loi contre l'immigration illégale restreignant drastiquement l'asile

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak s'exprimant lors de la session hebdomadaire des questions du Premier ministre (PMQ) à la Chambre des communes, à Londres, le 28 juin 2023 (Photo, AFP).
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak s'exprimant lors de la session hebdomadaire des questions du Premier ministre (PMQ) à la Chambre des communes, à Londres, le 28 juin 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 19 juillet 2023

Londres adopte une loi contre l'immigration illégale restreignant drastiquement l'asile

  • Cette loi est une étape clé pour le Premier ministre conservateur Rishi Sunak qui s'est fixé comme priorité de lutter contre l'immigration illégale
  • Elle empêche les migrants arrivés de manière illégale sur le territoire britannique de demander l'asile dans le pays

LONDRES: Le Parlement britannique a adopté dans la nuit de lundi à mardi une loi très controversée sur l'immigration, qui prévoit d'empêcher les migrants arrivés au Royaume-Uni de manière illégale de demander l'asile dans le pays.

Cette loi est une étape clé pour le Premier ministre conservateur Rishi Sunak qui s'est fixé comme priorité de lutter contre l'immigration illégale.

Il a promis de "stopper" les arrivées par la Manche de migrants à bord de petites embarcations. En 2022, plus de 45 000 migrants sont parvenus à bord de ces bateaux sur les côtes anglaises, un record. Ils sont plus de 13 000 à avoir fait la traversée cette année.

Cette loi, qui a suscité de nombreuses critiques au Royaume-Uni et de la part d'organisations internationales, empêche les migrants arrivés de manière illégale sur le territoire britannique de demander l'asile dans le pays.

Le gouvernement veut de plus que les migrants, après avoir été placés en détention, soient rapidement expulsés, soit dans leur pays d'origine, soit dans un pays tiers tel que le Rwanda, d'où qu'ils viennent.

Londres a passé un accord l'an dernier avec le Rwanda pour y envoyer des migrants en situation illégale, mais aucune expulsion n'a encore eu lieu. Un premier vol prévu en juin 2022 avait été annulé après une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Fin juin, la justice a déclaré illégal ce projet, mais le gouvernement a immédiatement annoncé un recours contre ce jugement.

Bateau prison

Le projet de loi sur l'immigration est resté bloqué des semaines au Parlement, la Chambre des Lords ayant réclamé de nombreux amendements, notamment des limites à la détention des enfants et des protections contre l'esclavage moderne. Le texte doit encore être validé par le roi Charles III pour devenir une loi.

Le chef spirituel de l'Église anglicane, l'archevêque de Canterbury Justin Welby, qui est membre de la chambre des Lords est un farouche opposant à cette loi.

"Je ne vois pas comment" elle va permettre d'arrêter les embarcations des migrants, a-t-il dit lors des débats. "Je n'ai rien entendu qui m'ait convaincu", a-t-il ajouté.

Pour muscler sa lutte contre l'immigration illégale, Londres a également signé un accord en mars avec Paris prévoyant un financement britannique afin d'appuyer les efforts de la France pour empêcher les départs vers l'Angleterre.

Par ailleurs, environ 500 demandeurs d'asile vont être hébergés sur une barge à quai dans un port anglais, afin de réduire les coûts des hébergements en hôtel.

La barge, nommée "Bibby Stockholm", est arrivée mardi matin dans le port de Portland, dans le sud de l'Angleterre. Le projet a été vivement critiqué par des ONG, qui qualifient la barge de "bateau prison".

"Environ 50 demandeurs d'asiles" y seront envoyés dès le semaine prochaine, selon le ministère de l'Intérieur. "Le site est conçu pour être autosuffisant afin de minimiser l'impact sur la communauté locale", a-t-il ajouté alors que des riverains protestaient lundi contre le projet.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.