Les journalistes de la BBC au Caire en grève pour trois jours

Cette dernière grève, en Égypte, qui a duré jusqu'à mercredi, intervient après une grève organisée le 14 juin qui avait duré une journée. (Reuters)
Cette dernière grève, en Égypte, qui a duré jusqu'à mercredi, intervient après une grève organisée le 14 juin qui avait duré une journée. (Reuters)
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Publié le Mardi 18 juillet 2023

Les journalistes de la BBC au Caire en grève pour trois jours

  • Les membres de l’équipe protestent également contre ce qu'ils considèrent comme un comportement discriminatoire de la part de la direction londonienne
  • «Notre insistance à poursuivre nos mesures de protestation résulte de la persistance de l'administration londonienne à ignorer nos demandes»

LE CAIRE: Les journalistes de la BBC qui travaillent dans les bureaux de l’agence du Caire ont entamé lundi une grève de trois jours pour protester contre leurs salaires et leurs conditions de travail.

Dans la capitale égyptienne, les membres de l’équipe protestent également contre ce qu'ils considèrent comme un comportement discriminatoire de la part de la direction londonienne, qui «se poursuit délibérément contre le bureau du Caire, en ce qui concerne sa politique financière».

Cette dernière action de protestation en date en Égypte, qui a duré jusqu'à mercredi, fait suite à une grève organisée le 14 juin qui avait duré une journée.

Dans un communiqué, les employés du bureau de la BBC au Caire ont déclaré: «Notre insistance à poursuivre nos mesures de protestation résulte de la persistance de l'administration londonienne à ignorer nos demandes.»

«L'approche discriminatoire adoptée par la direction de la BBC à Londres contre le bureau du Caire et son personnel constitue un mauvais signe.»

«Nos salaires ont perdu près de la moitié de leur valeur en raison de la dépréciation de la livre égyptienne depuis le mois de mars 2022.»

«Depuis, nous avons demandé à plusieurs reprises à la direction de Londres de reconsidérer et de rectifier nos salaires, mais nos demandes ont été ignorées, ou des augmentations dérisoires ont été proposées.»

Le communiqué soulignait le fait que la direction de Londres avait «pris des mesures pour résoudre des crises similaires dans ses autres bureaux de la région, en plus de l'existence de comportements discriminatoires avec d'autres bureaux en termes de règles de versement des salaires».

Il indiquait en outre: «Nous avons décidé d'intensifier notre action jusqu'à ce que nous obtenions tous nos droits, étant donné que la direction ne nous a pas laissé d'autre choix après une attente de plusieurs mois. Nous espérons que nous parviendrons à une solution à travers un arrangement ou des négociations.»

Près de quatre-vingts journalistes et correspondants qui travaillent au Caire ont participé à la grève du mois dernier. Dans un communiqué publié à cette période, ils se sont plaints de «discrimination dans le paiement des salaires en monnaie locale, alors que les bureaux de la BBC dans d'autres parties du monde reçoivent des salaires en devises étrangères».

Khaled el-Balshy, chef du Syndicat des journalistes égyptiens, a déclaré que l'organe représentatif s’était adressé par écrit à la BBC à Londres après que les travailleurs du Caire ont demandé son intervention dans le conflit.

Il a précisé que la direction de Londres avait été officiellement informée des dernières dates de grève et a ajouté que le syndicat était «solidaire de ses collègues dans toutes leurs démarches de revendication de leurs droits».

Sollicitée, la direction de la BBC n’a pas fait de commentaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.