L’Arabie saoudite souhaite renforcer ses liens avec l’Asie centrale, selon le ministre de l’Investissement

Le ministre de l’Investissement, Khaled al-Faleh, a rappelé que les relations du Royaume avec les pays d’Asie centrale étaient profondes en raison du lien religieux unissant les musulmans de la région depuis quatorze siècles. (Reuters)
Le ministre de l’Investissement, Khaled al-Faleh, a rappelé que les relations du Royaume avec les pays d’Asie centrale étaient profondes en raison du lien religieux unissant les musulmans de la région depuis quatorze siècles. (Reuters)
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Publié le Jeudi 20 juillet 2023

L’Arabie saoudite souhaite renforcer ses liens avec l’Asie centrale, selon le ministre de l’Investissement

  • L’Arabie saoudite a accueilli le tout premier sommet entre le Conseil de coopération du Golfe et les cinq pays d’Asie centrale à Djeddah
  • Les relations du Royaume avec les pays d’Asie centrale sont profondes en raison du lien religieux unissant les musulmans de la région depuis quatorze siècles, a rappelé Khaled al-Faleh

RIYAD: L’Arabie saoudite a maintenu des liens étroits avec les pays d’Asie centrale et espère les renforcer à l’avenir, a déclaré un haut responsable du gouvernement.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), le ministre de l’Investissement, Khaled al-Faleh, a déclaré que le Royaume avait accueilli le tout premier sommet entre le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et les cinq pays d’Asie centrale (sommet CCG-C5) à Djeddah afin de confirmer sa position dans la région.

Les cinq pays d’Asie centrale participant à l’événement sont l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizistan.

Le ministre a souligné que le Royaume jouissait d’une position positive aux niveaux régional, continental et mondial sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Il a exprimé son optimisme sur les résultats attendus de ce sommet, notamment en ce qui concerne le développement et l’expansion des relations économiques et d’investissement entre les pays participants.

Le ministre a également affirmé qu’une telle collaboration permettrait d’accroître les possibilités de développement des relations commerciales entre ces pays.

Il a rappelé que les relations du Royaume avec les pays d’Asie centrale étaient profondes en raison du lien religieux qui unit les musulmans de la région depuis quatorze siècles. M. Al-Faleh a ensuite salué les plans de développement stratégique élaborés par les pays d’Asie centrale, tels que la stratégie de développement national 2018-2040 du Kirghizstan et la stratégie 2050 du Kazakhstan.

Ces stratégies s’accordent bien avec les énoncés de vision du CCG, menés par la Vision 2030 du Royaume, suivie de la Vision 2040 d’Oman et de la Vision économique 2030 de Bahreïn.

Le ministre de l’Investissement a indiqué que même si les visions et les stratégies ne se ressemblaient pas dans les détails, leurs principaux objectifs étaient les mêmes, en particulier dans les domaines de l’économie et de l’investissement, ajoutant que le commerce bilatéral entre le Royaume et les pays d’Asie centrale avait déjà commencé.

Le ministre a mentionné divers investissements du Royaume dans certains pays d’Asie centrale, comme ceux réalisés par la société saoudienne de services publics Acwa Power, un acteur de premier plan dans la région.

Il a ajouté que le Royaume avait également investi dans de grands projets d’infrastructure en Ouzbékistan, en Azerbaïdjan et au Kazakhstan. Par exemple, le Dr Sulaiman al-Habib Medical Group a conclu des mémorandums d’entente en vue d’investir dans le secteur de la santé en Ouzbékistan.

M. Al-Faleh a par ailleurs précisé que le Fawaz al-Hokair Group avait signé des accords similaires afin d’investir dans le secteur du tourisme au Kazakhstan.

En outre, la connectivité aérienne entre les régions s’est accrue, des compagnies aériennes saoudiennes comme flynas reliant le Royaume à certains pays d’Asie centrale. Al-Rajhi International Group a également prévu d’investir dans le secteur agricole de l’Ouzbékistan.

Le ministre de la Planification s’entretient avec des représentants de l’ONU et de l’UE

Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, s’est pour sa part entretenu avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en marge de l’édition 2023 du Forum politique de haut niveau à New York. Les deux hommes ont discuté de questions d’intérêt commun dans les domaines du développement durable ainsi que des moyens de renforcer la coopération entre le Royaume et l’organisation.

Le ministre saoudien a également rencontré la ministre autrichienne des Affaires européennes, Karoline Edtstadler, lors de cet événement.

M. Al-Ibrahim et Mme Edstadler ont évoqué les relations bilatérales entre les deux pays et ont passé en revue les derniers développements en matière de développement durable.

Le vice-ministre de l’Économie et de la Planification, Ammar Nagadi, a lui aussi participé aux réunions.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
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  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
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  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.