Soudan: bombardements à Khartoum et dans une ville stratégique

People flee as smoke billows on the first day of the Eid al-Adha Muslim holiday in Wad Hamid, about 100 kilometres north of Sudan's capital, on June 28, 2023. (AFP)
People flee as smoke billows on the first day of the Eid al-Adha Muslim holiday in Wad Hamid, about 100 kilometres north of Sudan's capital, on June 28, 2023. (AFP)
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Publié le Jeudi 20 juillet 2023

Soudan: bombardements à Khartoum et dans une ville stratégique

  • Des habitants du sud de Khartoum ont fait état de leur côté de trois raids aériens tôt le matin. "Les explosions sont terrifiantes", a affirmé l'un d'eux
  • L'immense complexe au cœur de Khartoum est toujours le théâtre d'affrontements et aucun camp n'en revendique le contrôle total

WAD MADANI: Des bombardements et des tirs d'artillerie ont secoué jeudi Khartoum et El-Obeid, ville stratégique à 350 km au sud de la capitale soudanaise, ont indiqué des habitants à l'AFP.

"Des tirs d'artillerie visent des bases des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR)", a indiqué un habitant d'El-Obeid. "L'armée de l'air bombarde et les paramilitaires répondent par des tirs de batteries anti-aériennes", a ajouté un autre.

Des habitants du sud de Khartoum ont fait état de leur côté de trois raids aériens tôt le matin. "Les explosions sont terrifiantes", a affirmé l'un d'eux.

Mercredi, dans la capitale, l'armée a accusé les FSR d'avoir bombardé au drone un quartier résidentiel, faisant "14 morts et 15 blessés civils". Des habitants ont confirmé à l'AFP avoir compté 13 cadavres de civils.

Depuis le 15 avril, la guerre pour le pouvoir entre l'armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les FSR du général Mohamed Hamdane Daglo a fait 3.000 morts et plus de 3,3 millions de déplacés et réfugiés.

Mardi, le général Burhane est apparu dans une rare vidéo, peu après un enregistrement sonore de son rival Daglo.

Dans cette vidéo de moins d'une minute, il salue son état-major en tee-shirt et pantalon de treillis, pistolet à la ceinture et arme automatique en bandoulière, dans une salle du QG de l'armée.

L'immense complexe au cœur de Khartoum est toujours le théâtre d'affrontements et aucun camp n'en revendique le contrôle total.

Le général Daglo, lui, n'a été vu que quelques secondes dans une vidéo tournée par un de ses paramilitaires au début du conflit. Depuis, il s'est contenté d'enregistrements sonores.

Lundi soir, il a notamment évoqué le Darfour, région de l'ouest ravagée dans les années 2000 par une très sanglante guerre civile et théâtre de nouvelles atrocités.

Les FSR évoquent un sanglant "conflit tribal" au Darfour, mais pour les défenseurs des droits humains, les exactions sont le fait des paramilitaires alliés à des miliciens arabes locaux.

De son côté, la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une nouvelle enquête pour "crimes de guerre" au Darfour. Karim Khan, le procureur de la CPI basée à La Haye (Pays-Bas), a appelé à ne pas laisser "l'Histoire se répéter".


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.