À Tripoli au Liban, un bébé retrouvé dans un sac poubelle et transporté par un chien errant

La découverte d’un nouveau-né dans un sac poubelle en plastique noir transporté par un chien errant près du bâtiment de la municipalité de Tripoli, au Liban, mercredi matin, a bouleversé tout le pays. (Shutterstock)
La découverte d’un nouveau-né dans un sac poubelle en plastique noir transporté par un chien errant près du bâtiment de la municipalité de Tripoli, au Liban, mercredi matin, a bouleversé tout le pays. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 20 juillet 2023

À Tripoli au Liban, un bébé retrouvé dans un sac poubelle et transporté par un chien errant

  • Un passant aurait vu le chien porter un sac d’où s’échappaient des cris de bébé. Il a réussi à s’emparer du sac et a trouvé le nourrisson, de sexe féminin, à l’intérieur
  • Au fur et à mesure que la nouvelle se répandait sur les réseaux sociaux, les spéculations sur la personne qui aurait abandonné le bébé se sont multipliées 

BEYROUTH: La découverte d’un nouveau-né dans un sac poubelle en plastique noir transporté par un chien errant près du bâtiment de la municipalité de Tripoli au Liban mercredi matin a bouleversé le pays du Cèdre. 

Un passant aurait vu le chien porter un sac d’où s’échappaient des cris de bébé. Il a réussi à s’emparer du sac et a trouvé le nourrisson, de sexe féminin, à l’intérieur. Elle avait des ecchymoses sur l’ensemble du corps et a été emmenée à l’Hôpital de la charité islamique, puis transférée à l’hôpital gouvernemental de Tripoli après que les services de sécurité et les autorités judiciaires en ont été informés. 

Le bébé n’avait que quelques heures, informe-t-on Arab News. Cependant, on ne sait pas exactement quand elle a été abandonnée. Son état est décrit comme grave, mais stable. L’hôpital a néanmoins refusé de fournir des informations supplémentaires. 

Ghassan Rifi, journaliste de Tripoli, déclare à Arab News qu’il n’avait jamais vu d’incident aussi troublant que celui-là au cours de sa carrière. 

«D’habitude, quand quelqu’un veut abandonner ses enfants, il les place devant un orphelinat ou un poste de police», confie-t-il. 

«Cependant, ce bébé a été jeté dans une zone considérée comme très dangereuse la nuit, puisqu’on y trouve beaucoup de chiens errants. La municipalité avait auparavant tenté d’empoisonner ces chiens, mais les organisations de défense des animaux ont refusé, appelant à leur protection.» 

La zone dans laquelle le bébé a été retrouvé, explique M. Rifi, n’est pas résidentielle, mais elle se trouve à proximité du quartier d’Al-Tal. Au fur et à mesure que la nouvelle se répandait sur les réseaux sociaux, les spéculations sur la personne qui aurait abandonné le bébé se sont également multipliées. 

«Est-il possible que la personne qui l’a laissée ait voulu se débarrasser d’elle en laissant les chiens errants la dévorer et qu’elle ait été sauvée par cet homme qui se trouvait là par hasard?», s’interroge M. Rifi. 

Les autorités mènent actuellement leur enquête. Lorsque le bébé sera rétabli, si personne ne se porte volontaire pour l’adopter, il sera placé dans un orphelinat après avoir informé le procureur de la république. 

Abdelrahmane Darwiche, représentant à Tripoli de l’Union des associations de secours et de développement, estime que l’incident n’a aucun lien avec la communauté des réfugiés syriens au Liban. 

«En neuf ans, nous n’avons été témoins d’aucun incident de ce genre dans les camps de réfugiés syriens», précise-t-il. «Je ne pense pas non plus que ce qui s’est passé soit le résultat de la situation économique désastreuse, puisque tout le monde souffre de la crise, mais personne n’a jamais jeté son nouveau-né dans une rue pleine de chiens errants.» 

Il y a cinq ans, un nouveau-né avait été abandonné dans un parc public à Tripoli pendant l'été, rappelle M. Darwiche. 

«Lorsque le bébé a été retrouvé, des témoins ont donné aux enquêteurs la description d’une femme qui tenait un bébé dans le parc», poursuit-il. 

«Il s’est avéré que c’était une prostituée et que le bébé était le résultat d’une relation clandestine. Elle a été arrêtée plusieurs fois et chaque fois qu’elle sortait de prison, elle reprenait son métier. Elle a été obligée de s’occuper de son enfant.» 

La découverte du bébé intervient quelques jours seulement après que des informations qui faisaient état de violences physiques sur des enfants dans une garderie du Mont-Liban ont suscité la colère dans tout le pays. L’incident a éclaté au grand jour parce qu’une femme de ménage qui travaille dans cet établissement a filmé les abus; elle a transmis les vidéos aux parents des enfants. Des mandats d’arrêt ont été émis contre la propriétaire de l’entreprise et une employée. 

Il y a eu un autre incident choquant: le décès il y a moins de deux semaines de Lynn Taleb, une petite fille de 6 ans qui avait été violée. Selon une source sécuritaire, l’enquête complexe qui est en cours a conduit à l’arrestation du grand-père et de la mère de l’enfant. 

Selon un rapport publié par la Force intérimaire des nations unies au Liban (Finul), «un enfant sur deux est exposé au risque de violence physique, psychologique ou sexuelle dans le pays». 

«En raison de la misère familiale, les enfants sont exposés au risque de graves violations, notamment le mariage précoce, le travail des enfants et la violence familiale.» 

Le rapport souligne également qu’«environ 1,8 million d’enfants au Liban [plus de 80% des enfants] connaissent désormais une pauvreté multidimensionnelle – contre environ 900 000 en 2019 – et risquent d’être soumis à des abus, comme le travail infantile ou le mariage précoce, pour aider les familles à joindre les deux bouts». 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.