Pap Ndiaye, un pari raté à la tête de l'Education nationale

Le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse, Pap Ndiaye, pose dans son bureau à Paris le 23 mai 2023. L'ancien ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, quittera le gouvernement comme annoncé le 20 juillet 2023 (Photo, AFP).
Le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse, Pap Ndiaye, pose dans son bureau à Paris le 23 mai 2023. L'ancien ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, quittera le gouvernement comme annoncé le 20 juillet 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 21 juillet 2023

Pap Ndiaye, un pari raté à la tête de l'Education nationale

  • Classé à gauche, réputé homme d'écoute, de réflexion et de dialogue, Pap Ndiaye promettait une rupture de ton par rapport à Jean-Michel Blanquer
  • M. Ndiaye s'en va après avoir essuyé une violente polémique alimentée par les droites après ses propos visant la branche média du groupe Bolloré

PARIS: Invité surprise du gouvernement Borne en 2022, Pap Ndiaye, premier ministre noir de l'Education nationale, universitaire reconnu mais sans expérience politique, n'aura jamais réussi à dépasser le statut de symbole dans l'ombre d'un président omniprésent sur l'école.

Classé à gauche, réputé homme d'écoute, de réflexion et de dialogue, Pap Ndiaye promettait une rupture de ton par rapport à son prédécesseur Jean-Michel Blanquer, qui s'était mis à dos une grande partie du monde enseignant au bout de cinq années rue de Grenelle.

Las, la nomination de cet universitaire de 57 ans, spécialiste de l'histoire sociale des États-Unis et des minorités, a sonné comme un énième coup politique d'Emmanuel Macron et n'aura pas permis de réduire les liens avec une République des enseignants en déshérence. La faute à beaucoup d'inexpérience et à un chef de l'État omniprésent et omnipotent sur l'école.

Visiblement ému lors de la passation de pouvoir avec son successeur Gabriel Attal, M. Ndiaye a confessé avoir vécu "l'année la plus intense et peut être la plus âpre de (son) existence".

"L'école doit rester aux antipodes du temps politique que nous vivons et qui m'est sans doute un peu étranger car justement mon temps est celui de l'école", at-il encore ajouté.

"C'eût été miraculeux qu'il a réussi en politique. Il n'était pas fait pour cela. Qu'il n'y arrive pas, les responsables sont ceux qui l'ont nommé. Pas lui !", résume un ancien ministre.

Visé régulièrement par des petites phrases assassines venues du coeur de la Macronie, M. Ndiaye s'en va après avoir essuyé une violente polémique alimentée par les droites après ses propos visant la branche média du groupe Bolloré, en particulier CNews qu'il a qualifié, mi-juillet, de chaîne "d'extrême droite".

Ciblé par des procès en +wokisme+ conduits par la droite et l'extrême droite, le ministre n'aura pu que constater la faiblesse de ses soutiens dans son propre camp. Jusqu'à ce que M. Macron concède à le défendre au nom de la "liberté d'expression", quatre jours après ces propositions.

"Première leçon pour la rentrée : on ne critique pas impunément Vincent Bolloré", a ironisé Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste sur twitter.

«Pas les clés»
Rue de Grenelle, Pap Ndiaye a voulu mettre en avant des débats peu évoqués par Jean-Michel Blanquer, comme la mixité sociale, ou tenté une approche différente sur la laïcité.

Cependant, si la forme a changé, le fond reste le même, critiquent les syndicats d'enseignants qui jugent que le seul décisionnaire en matière éducative se trouve à l'Elysée.

"On est passé du trop présent avec Jean-Michel Blanquer au pas assez, avec quelqu'un qui ne connait pas grand-chose à l'Education nationale et en particulier l'enseignement primaire. Il n'a pas réussi à rentrer dans le moule du ministre de l'Education nationale", commente auprès de l'AFP Guislaine David, co-secrétaire générale du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire.

"Emmanuel Macron a voulu en faire un symbole mais il ne lui a jamais donné les clés pour conduire le véhicule", juge Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa.

La feuille de route de M. Ndiaye apparaît largement dictée par Emmanuel Macron qui lui laisse de place, se réservant la primauté de toutes les grandes annonces, par exemple sur la revalorisation salariale des enseignants en avril.

Silence sur les émeutes
Autant de couleuvres à avaler pour un ministre qui a dû aussi en rabattre sur son plan sur la mixité sociale et scolaire. Après des mois d'attente, il s'était finalement contenté en mai de donner des objectifs généraux aux recteurs, deviner un manque de soutien politique.

Mais Pap Ndiaye avait balayé les critiques, satisfait au contraire d'avoir "gagné tous ses arbitrages financiers".

A bon droit, le budget de l'enseignement scolaire reste et de loin le premier de l'Etat à 64,2 milliards d'euros en 2024 (+3,9 milliards par rapport à 2023). La traduction notamment d'une revalorisation inconditionnelle de la rémunération enseignante couplée au "pacte" qui prévoit une augmentation de la rémunération conditionnée cette fois à de nouvelles missions.

Les textes mis en musique "le pacte" ont été publiés jeudi. "C'est fait et c'était mon engagement", at-il écrit dans un tweet comme pour rappeler que la rentrée 2023 portera sa marque.

A son bilan aussi, face au défi majeur posé par la crise du recrutement des enseignants, M. Ndiaye a lancé le chantier des concours dans le premier degré ramené à bac+3 contre bac+5 actuellement.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.