Avec «Barbie», le box-office nord-américain voit la vie en rose

L'acteur canadien Ryan Gosling et l'actrice australienne Margot Robbie (à droite) posent sur le tapis rose à leur arrivée à la première européenne de "Barbie" dans le centre de Londres, le 12 juillet 2023. (AFP).
L'acteur canadien Ryan Gosling et l'actrice australienne Margot Robbie (à droite) posent sur le tapis rose à leur arrivée à la première européenne de "Barbie" dans le centre de Londres, le 12 juillet 2023. (AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 23 juillet 2023

Avec «Barbie», le box-office nord-américain voit la vie en rose

  • Sur fond de grève des acteurs et des scénaristes d'Hollywood, leur sortie concomitante a créé l'événement, un phénomène «Barbenheimer» s'emparant même des réseaux sociaux
  • Plus de 200 000 spectateurs avaient prévu d'aller voir les deux films durant la même journée au cours du week-end

NEW YORK: Les deux films les plus attendus de l'été tiennent leur promesses au box-office nord-américain: la poupée "Barbie", précédée d'une intense campagne marketing, a réalisé le meilleur lancement de l'année 2023 avec 155 millions de dollars de recettes durant le week-end, devant le biopic sur le concepteur de la bombe atomique, "Oppenheimer" (80,5 millions).

Ces chiffres, communiqués par les cabinets Exhibitor Relations et Comcost, devraient permettre aux salles obscures des Etats-Unis et du Canada de totaliser leurs meilleurs recettes (environ 300 millions de dollars) sur une fin de semaine depuis la pandémie de Covid-19, qui a porté un coup dur aux cinémas.

"Ce week-end montre de manière éclatante qu'il n'y a tout simplement pas mieux que de voir un film au cinéma", a commenté le président de l'Association nationale des propriétaires de salles aux Etats-Unis (NATO), Michael O'Leary, parlant de "week-end vraiment historique" pour les cinémas, affaiblis par la concurrence des plateformes de streaming.

Les deux films aux antipodes étaient très attendus, avec d'un côté "Barbie" et ses légions de fans tout de rose vêtus lors des séances et, de l'autre, la nouvelle oeuvre de Christopher Nolan ("Inception", "Dunkerque", "Interstellar"), qui dresse le portrait tortueux du physicien américain Robert Oppenheimer (1904-1967), le concepteur de la bombe atomique, avec Cillian Murphy dans le rôle-titre.

«Barbenheimer»

Sur fond de grève des acteurs et des scénaristes d'Hollywood, leur sortie concomitante a créé l'événement, un phénomène "Barbenheimer" s'emparant même des réseaux sociaux. Selon la NATO, plus de 200 000 spectateurs avaient prévu d'aller voir les deux films durant la même journée au cours du week-end, ce que prévoyait de faire Emma McNealy, une gestionnaire de comptes de 35 ans vivant dans le Colorado.

"J'ai vu sur internet que des gens voulaient le faire et ça m'a semblé drôle", a-t-elle dit à l'AFP, en glissant que Barbie avait sa priorité.

"Je suis sûre que j'aurais fini par regarder ("Oppenheimer"), mais pas dès le week-end de sa sortie", a-t-elle expliqué.

"Je pense que beaucoup de femmes apprécient qu'une Barbie ait plus d'épaisseur dans le récit, que ce ne soit pas qu'une poupée enrobée de sucre d'orge", ajoute-t-elle à propos du film de Greta Gerwig.

Boostée par une intense campagne marketing du fabricant de jouets Mattel et de Warner Bros, cette comédie de la réalisatrice de "Lady Bird" fait mieux pour son lancement que "Super Mario", inspiré du célèbre personnage de jeux vidéo (146 millions début avril), ou que la suite d'Avatar de James Cameron ("Avatar: la voie de l'eau", 134 millions en décembre 2022).

Dans une relecture pop et ironique, où le rose dégoulinant et les paillettes sont à prendre au second degré, Barbie, incarnée par Margot Robbie - Ryan Gosling joue Ken - est sommée de troquer ses chaussures à talons contre des sandales Birkenstock pour quitter son univers parfait de Barbie Land et plonger dans le monde réel.

«Complémentaires»

Pour David Gross, qui publie la newsletter spécialisée "FranchiseRE", ce lancement est un "record".

"Aucun film comique, quel qu'il soit, n'a jamais dépassé les 85,9 millions de dollars sur un week-end de lancement de trois jours", écrit-il.

D'après les sites spécialisés, c'est aussi le meilleur lancement dans les salles nord-américaines pour un film réalisé par une femme, devant "Wonder Woman" de Patty Jenkins (2017) et "Captain Marvel", co-réalisé par Anna Boden et Ryan Fleck (2019).

Produit par Universal Pictures, "Oppenheimer" réalise aussi de très bons débuts pour un film de 3 heures, avec 80,5 millions de recettes. Un "superbe lancement" selon David Gross, pour qui "Barbie et Oppenheimer sont complémentaires" et qui insiste: "Les spectateurs se déplacent quand il y a de bons films".

"Sound of Freedom", thriller controversé sur le trafic d'enfants, complète le podium du box-office avec 20 millions de dollars, suivi par "Mission: Impossible Dead Reckoning" (19,5 millions) et "Indiana Jones et le cadran de la destinée" (6,7 millions).

Même s'ils progressent, les cinémas nord-américains n'ont pas encore comblé leur retard en termes de recettes sur l'avant pandémie : d'après Comcost, sur la période du 1er janvier au 23 juillet, ils ont engrangé 5,3 milliards de dollars en 2023, contre 4,6 milliards en 2022 mais 6,6 milliards en 2019.


E. Leclerc: hausse de 2,4% des ventes en 2025

Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Short Url
  • Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U
  • E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire

PARIS: Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an.

Depuis 2020, son chiffre d'affaires a bondi de près d'un quart, indique Leclerc, soit un gain de près de 12 milliards d'euros et 5 points de parts de marché en 5 ans, se targue-t-il, selon des chiffres reçus dimanche par l'AFP.

En 2024, le chiffre d'affaires avait augmenté de 2,6% pour atteindre 49,9 milliards d'euros.

"L'écart avec nos concurrents se resserre, mais ils ne sont pas près de nous rattraper", a estimé dans le quotidien économique Les Echos le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc.

Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U.

E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire.

Par ailleurs, "nous avons identifié un potentiel de 600 magasins de proximité que l'on ouvrira d'ici à 2030", a relaté aux Echos Michel-Edouard Leclerc, évoquant l'existence actuelle d'une centaine de E. Leclerc Express, avec "différents formats, qui vont de 300 à 1.000 m2".

Sur leurs objectifs pour 2030, "cela inclut des grandes métropoles - Paris n'est pas forcément notre priorité, car les espaces sont rares et très disputés".

"Il faut ajouter les centres-villes délaissés, les petites villes, mais aussi les villages. Pour ces derniers, les drives piétons et les camions E. Leclerc se révèlent une très bonne option", a-t-il ajouté.

E. Leclerc, comme Intermarché ou Système U en France, est un groupement de magasins indépendants, où les patrons de magasins ont plus de marge de manoeuvre que dans les groupes dits intégrés, comme Carrefour ou Auchan par exemple.

C'est la raison pour laquelle ces groupements ne communiquent que sur leurs ventes, pas sur leurs résultats nets qui dépendent des orientations et de la situation financière de chacun des membres.

 

 


La France mobilise 98 entreprises au World Health Expo Dubai 2026

Le pavillon France au World Health Expo Dubai 2026 réunit 98 entreprises françaises venues présenter leurs innovations en technologies médicales, e-santé et infrastructures hospitalières. (Photo: fournie)
Le pavillon France au World Health Expo Dubai 2026 réunit 98 entreprises françaises venues présenter leurs innovations en technologies médicales, e-santé et infrastructures hospitalières. (Photo: fournie)
Short Url
  • 98 entreprises françaises présentent leurs innovations en santé au World Health Expo Dubai 2026, principal salon médical du Moyen-Orient
  • La coopération franco-émirienne s’intensifie autour de l’IA, des biotechnologies et de la modernisation des infrastructures de santé

DUBAÏ: À l’occasion de la 50e édition du World Health Expo Dubai (anciennement Arab Health), qui s’est tenue du 9 au 12 février 2026 au Dubai Exhibition Center – Expo City, la France a déployé une délégation exceptionnelle de 98 entreprises réunies sous la bannière French Healthcare. Une présence stratégique au cœur du principal rendez-vous de la santé au Moyen-Orient.

Réparties dans les halls Medical Devices (S5), Orthopedics & Rehabilitation (N37) et Radiology & Medical Imaging (N21), les entreprises françaises présentent un éventail complet d’innovations couvrant les technologies médicales, l’ingénierie hospitalière, les produits pharmaceutiques et la e-santé. L’objectif : illustrer l’engagement français en faveur d’une médecine de précision, durable et centrée sur le patient.

Cette mobilisation intervient alors que les Émirats arabes unis accélèrent la transformation de leur système de santé dans le cadre de la Vision 2071. En 2025, Dubaï comptait près de 5 000 établissements de santé, confirmant son ambition de devenir un hub mondial de l’excellence médicale et du tourisme de santé. Intelligence artificielle, plateformes numériques unifiées et automatisation réglementaire façonnent désormais l’écosystème sanitaire local.

Dans ce contexte, la France renforce son rôle de partenaire clé. En 2024, elle s’est hissée au quatrième rang des fournisseurs pharmaceutiques des Émirats, avec 298,5 millions de dollars d’exportations, en nette progression. Ses expertises en génomique, biotechnologies, IA et santé prédictive répondent directement aux priorités stratégiques émiriennes.

Les relations institutionnelles se sont intensifiées ces dernières années. Le 16e Dialogue stratégique UAE–France, organisé à Abu Dhabi en mai 2024, a consolidé les coopérations dans la santé, les technologies avancées et la recherche. En avril 2025, les French Healthcare Days, organisés lors de l’Abu Dhabi Global Health Week, ont permis à six innovateurs français de multiplier visites hospitalières et rencontres B2B avec le Department of Health – Abu Dhabi.

En mai 2025, le 17e Dialogue stratégique, à Paris, a confirmé la santé parmi les six priorités communes, ouvrant la voie à de nouveaux programmes académiques conjoints et projets de recherche.

Des innovations intégrées au service de la pratique clinique

Au pavillon France, plusieurs entreprises illustrent cette approche intégrée :

  • DMS Imaging et Delmont Imaging présentent des plateformes avancées en radiologie et hystéroscopie, intégrant des analyses pilotées par IA pour favoriser la détection précoce et les interventions mini-invasives.
  • Nutrisens propose des solutions de nutrition médicale fondées sur des preuves scientifiques, essentielles en périopératoire et dans la gestion des maladies chroniques.
  • DessinTey développe des systèmes de rééducation destinés à restaurer la mobilité fonctionnelle et accélérer la récupération post-traumatique.
  • Nateosanté intègre la qualité de l’air dans les parcours cliniques grâce à des dispositifs connectés, contribuant à réduire les risques infectieux nosocomiaux.
  • Praticima optimise la logistique hospitalière et la gestion des médicaments, renforçant sécurité et efficience.

« La France est reconnue pour ses normes de qualité exigeantes, ses cadres réglementaires robustes et sa culture d’innovation fondée sur la recherche. Ces atouts en font un partenaire fiable pour les Émirats arabes unis et l’ensemble du Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur Business France Proche et Moyen-Orient.

Portée par l’innovation opérationnelle, la participation française au World Health Expo Dubai 2026 reflète une ambition commune : bâtir des systèmes de santé performants, durables et centrés sur le patient pour les décennies à venir.


ArcelorMittal confirme la construction à Dunkerque de son plus gros four électrique en Europe

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) observe les nouvelles lignes de production lors de sa visite de la nouvelle installation de production d’acier électrique d’ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) observe les nouvelles lignes de production lors de sa visite de la nouvelle installation de production d’acier électrique d’ArcelorMittal à Mardyck, dans le nord de la France, le 10 février 2026. (AFP)
Short Url
  • ArcelorMittal investit 1,3 milliard d’euros dans un four électrique de 2 Mt/an à Dunkerque, le plus grand d’Europe, avec un démarrage prévu en 2029 et un financement public couvrant 50 % via les CEE
  • Le projet marque un tournant vers la décarbonation de l’acier (60 % recyclé), tout en maintenant une production stable du site, soutenu par des mesures européennes de protection du marché et un contrat énergétique de long terme avec EDF

DUNKERQUE: Le sidérurgiste ArcelorMittal a confirmé mardi la construction d'un four électrique d'une capacité de deux millions de tonnes d'acier par an sur son site de Dunkerque, ce qui en fait son plus gros en Europe, destiné à remplacer un des deux hauts-fourneaux du site.

Le projet annoncé en janvier 2024 par le géant de l'acier, comprenant initialement deux fours et chiffré jusqu'à 1,8 milliard d'euros, concerne finalement un four électrique, pour un montant de 1,3 milliard d'euros, a précisé ArcelorMittal.

Le début des travaux est prévu "dans les semaines qui viennent" et le démarrage du four "courant 2029" a précisé le président d'ArcelorMittal Fance, Alain Grix de la Salle peu avant l'annonce officielle en présence du président Emmanuel Macron.

L'investissement sera financé à hauteur de 50% via le mécanisme de certificats d'économie d'énergie (CEE), un dispositif encadré par l'Etat qui oblige les fournisseurs d'énergie à financer des projets visant à réduire la consommation d'énergie.

L'un des deux haut-fourneaux de Dunkerque sera arrêté lorsque le four électrique sera "en rythme de production normale", c'est-à-dire dans les "années à peu près 2030", a-t-il précisé, ajoutant que le site doit garder "un niveau total de production stable" à 5,5 millions de tonnes.

Les hauts-fourneaux fabriquent de l'acier à partir de matières premières brutes, tandis que le four annoncé fonctionnera à 60% avec de l'acier recyclé.

ArcelorMital a salué dans un communiqué "les progrès accomplis par la Commission européenne", citant les restrictions sur les importations d'acier en Europe, dont le groupe espère qu'elles seront mises en oeuvre avant le 1er juillet, et le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.

Le PDG d'ArcelorMittal, Aditya Mittal, a remercié dans un communiqué M. Macron et le gouvernement français pour "leur soutien, et en particulier leur mobilisation pour faire évoluer les mécanismes de défense du marché de l'acier" qui "vont bénéficier à l'ensemble de l'industrie de l'acier en Europe, à commencer par Dunkerque".

Avec deux fours électriques en cours d'agrandissement à Sestao en Espagne, ArcelorMittal prévoit d'avoir "une capacité proche de 5 millions de tonnes d'acier en acier décarboné".

En France, ArcelorMittal et EDF ont signé en décembre 2025 "un contrat sur 18 ans pour les sites français du groupe" lui garantissant un accès à l'énergie "à un coût compétitif", a souligné l'Elysée.