JO-Paris: transports, sécurité, tourisme, cela va «s'accélerer» à la rentrée

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach (2 G) est accompagné de la ministre française des Sports Amélie Oudea-Castera (G) et de la maire de Paris Anne Hidalgo (2 D) lors de sa visite du village des athlètes des Jeux olympiques d'été de 2024 à Saint-Ouen-sur-Seine, dans la banlieue parisienne, le 25 juillet 2023. (Photo, AFP)
Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach (2 G) est accompagné de la ministre française des Sports Amélie Oudea-Castera (G) et de la maire de Paris Anne Hidalgo (2 D) lors de sa visite du village des athlètes des Jeux olympiques d'été de 2024 à Saint-Ouen-sur-Seine, dans la banlieue parisienne, le 25 juillet 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 25 juillet 2023

JO-Paris: transports, sécurité, tourisme, cela va «s'accélerer» à la rentrée

  • «Il faudra aussi qu'on puisse faciliter le recours au télétravail au tout début de la rentrée de septembre, du fait de la pression sur le trafic à l'intérieur de Paris»
  • «Le recours aux forces armées pour certaines missions fait partie des chantiers qui vont s'accélérer à la rentrée»

PARIS: A un an des Jeux olympiques de Paris, transports, sécurité, tourisme: ces chantiers vont encore "s'accélérer" à la rentrée, explique Amélie Oudéa-Castéra, la ministre des Sports et des JO, dans un entretien à l'AFP.

A un an des JO, quels sont les sujets sur lesquels vous devez observer une plus grande vigilance?

"Sur la sécurité, le point clé est de continuer à accélérer sur les entrées en formation et le recrutement des agents de sécurité privée. On observe sur les derniers temps une accélération, il faut qu'elle continue à se matérialiser. Sur les transports, on a maintenant nos plans de transport avec Ile-de-France Mobilités qui sont quasiment tous stabilisés et finalisés. Il faudra aussi qu'on puisse faciliter le recours au télétravail au tout début de la rentrée de septembre, du fait de la pression sur le trafic à l'intérieur de Paris. On est aussi en train d'accélérer sur l'accueil touristique."

La Cour des comptes préconise que le recours à l'armée soit annoncé à l'automne? Où en est-on?

"Il y a des choses qui ont déjà été communiquées. Le fait que, par exemple, l'armée allait concourir à la sécurisation de la cérémonie d'ouverture. On sait qu'il y aura à peu près 10 000 forces Sentinelle et que tout le secteur de Ivry-Charenton sera sécurisé par l'armée (pour les bateaux de la cérémonie d'ouverture, ndlr). Pour le reste, des discussions qui ne sont pas taboues existent déjà entre Sébastien Lecornu (Armées) et Gérald Darmanin (Intérieur). Le recours aux forces armées pour certaines missions fait partie des chantiers qui vont s'accélérer à la rentrée".

Le fiasco de la finale de la Ligue des Champions au Stade de France en 2022 oblige-t-elle les autorités françaises à rassurer deux fois plus à l'international?

"Oui, j'ai l'impression qu'il faut rassurer plus et c'est ce qu'on a déjà bien commencé à faire, comme lors de la sécurisation de la Coupe de France. On sait que les attentes sont aussi particulièrement fortes vis-à-vis de la sécurisation de la cérémonie d'ouverture. On l'accepte, cela va avec le défi qu'on a décidé de relever. On est au rendez-vous pour se préparer avec le plus de professionnalisme et d'exigence possible."

Les récentes émeutes urbaines ont-elle fait naître de nouveaux doutes sur la capacité de la France d'organiser un tel événement?

"Je voudrais rappeler que d’autres pays avant nous ont connu ces difficultés. Il y en a eu aux États-Unis mais aussi à Londres, y compris un an avant les Jeux, et cet épisode avait été douloureux pour les Britanniques, comme il l'a été pour nous. Ils ont aussi tiré les leçons et cela ne les a pas empêchés de livrer de très beaux Jeux. Ce que je veux saluer, c'est l'action de retour à un ordre républicain qui a fait revenir le calme rapidement."

Maintenez-vous l'ambition initiale pour la France de finir dans le Top 5 aux JO?

"Plus que jamais. Etre dans le Top 5, est-ce qu'on l'a déjà fait? Oui, on l'a réussi à Atlanta en 1996. On l'a réussi à deux reprises au moins sur les Jeux paralympiques (Pékin, Pyeongchang). Donc c'est dans nos cordes. Maintenant, on sait que c'est dur aussi parce que cela veut dire aller très au-delà de notre dernier record de médailles. La marche est haute. En même temps, on a la chance que du fait des quotas pays hôte, c'est plutôt une délégation de l'ordre de 860 athlètes versus d'habitude 550 qu'on va pouvoir aligner".

Les locaux du comité d'organisation des JO et de la Solideo ont été récemment perquisitionnés dans le cadre de deux enquêtes menées par le Parquet national financier (PNF) sur l'attribution de marchés. Est-ce que cela risque de perturber la bonne marche des JO de Paris ?

"Je ne vais pas faire de langue de bois, évidemment on s'en passerait. Maintenant ce que je peux vraiment vous dire, c'est que depuis qu'il y a eu cet enclenchement par le PNF, il y a pas eu de baisse d'un centimètre de mobilisation collective autour de la préparation des JO. Moi, ce que je vois c'est qu'il y a ces enquêtes et ces investigations qui sont menées par le PNF et que les équipes du Cojo comme de la Solidéo coopèrent parfaitement. Pour l'instant, on en est là. Je n’ai pas d'autres commentaires à faire sur ce sujet."


La température monte encore mardi au lendemain d'un jour de mai historiquement chaud

Au lendemain d'une journée historiquement chaude, la vague de chaleur qui déferle sur la France va encore se renforcer mardi, avec un "épisode caniculaire" inédit pour un mois de mai dans l'ouest du pays qui selon le gouvernement aurait déjà causé sept morts, et des températures qui devraient encore grimper. (AFP)
Au lendemain d'une journée historiquement chaude, la vague de chaleur qui déferle sur la France va encore se renforcer mardi, avec un "épisode caniculaire" inédit pour un mois de mai dans l'ouest du pays qui selon le gouvernement aurait déjà causé sept morts, et des températures qui devraient encore grimper. (AFP)
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  • "A l'échelle de la France, lundi a été la journée la plus chaude enregistrée pour un mois de mai depuis le début des mesures", a écrit l'institut météorologique dans son dernier bulletin publié à 06H00
  • "Ce mardi après-midi, températures maximales de 33 à 36°C sur les départements en vigilance orange +canicule+. A l'échelle de la France, cette journée s'annonce encore plus chaude que celle de lundi"

PARIS: Au lendemain d'une journée historiquement chaude, la vague de chaleur qui déferle sur la France va encore se renforcer mardi, avec un "épisode caniculaire" inédit pour un mois de mai dans l'ouest du pays qui selon le gouvernement aurait déjà causé sept morts, et des températures qui devraient encore grimper.

"A l'échelle de la France, lundi a été la journée la plus chaude enregistrée pour un mois de mai depuis le début des mesures", a écrit l'institut météorologique dans son dernier bulletin publié à 06H00.

"Ce mardi après-midi, températures maximales de 33 à 36°C sur les départements en vigilance orange +canicule+. A l'échelle de la France, cette journée s'annonce encore plus chaude que celle de lundi", a aussi écrit Météo-France, alors que les épisodes caniculaires qui se multiplient avec le réchauffement climatique.

Huit départements de l'ouest de la France - le Finistère, le Morbihan, la Manche, l'Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique - ont été placés en vigilance orange canicule par Météo-France à partir de minuit dans la nuit de lundi à mardi.

C'est un cran de plus que le niveau jaune qui prévalait depuis le début de l'épisode de très fortes chaleurs qui traverse le pays depuis dimanche.

"Ce que je peux dire aujourd'hui, c'est qu'il y aurait sept décès liés directement ou indirectement à la chaleur", a déclaré Maud Bregeon sur TF1, rappelant que "tout ça méritera d'être précisé à la fin de l'épisode que l'on connaît aujourd'hui".

Vigilance jaune

Le cabinet de la porte-parole a précisé à l'AFP que deux personnes s'étaient noyées en Gironde, une dans la Marne, une en Seine-et-Marne et une dans le Maine-et-Loire.

Deux autres personnes sont mortes lors d'une pratique sportive à Paris et dans la métropole de Lyon.

La canicule proprement dite pourra être décrétée si cette période de chaleur intense dure au moins trois jours et trois nuits consécutifs, pouvant constituer un risque sanitaire pour l'ensemble de la population exposée.

Vingt départements sont, eux, placés en vigilance jaune, dans la moitié ouest du pays, Paris et la petite couronne, le Rhône et l'Isère. Ce premier niveau d'alerte, déjà inédit en mai, devrait rester en vigueur jusqu'à mercredi.

Mardi matin, sur un chantier des bords de Loire et sous un soleil matinal, des ouvriers casqués et vêtus de t-shirts orange ont embauché plus tôt que d'habitude, 7H00 au lieu de 7H30, en prévision des 35 degrés annoncés dans l'après-midi.

"On prendra aussi une pause réduite à 30 minutes à midi pour éviter de travailler trop longtemps sous le cagnard", explique Marius Guibert, chef de chantier de 21 ans, qui a prévu un "briefing" pour rappeler aux autres ouvriers de penser à s'hydrater et à mouiller leur tenue de chantier.

Réunion interministérielle jeudi 

Les températures se sont envolées dans une grande partie du pays pendant le week-end de la Pentecôte, en raison de la présence sur la France et de toute l'Europe de l'ouest d'un "dôme de chaleur", zone de haute pression qui bloque l'air chaud en provenance d'Afrique du Nord.

Cette tendance devrait continuer pendant le reste de la semaine.

Ce lundi, "plusieurs dizaines" de records de chaleur pour un mois de mai ont de nouveau été battus, selon Météo-France. Dans l'ouest, 34,7°C ont été relevés à Bergerac, 33°C à Brest, 32,4°C à Rennes, 34,3°C à Nantes, ou 34°C à Angers (battant un record de 32,8°C qui datait de mai 1947). Dans le nord, 30,7°C ont été enregistrés à Arras.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera jeudi une réunion interministérielle sur la canicule, "pour faire le point sur la préparation des services de l'Etat" face à cet épisode de chaleur exceptionnel, a annoncé son entourage lundi.

Cette vague de chaleur précoce devrait se doubler mardi d'un épisode de pollution à l'ozone.

Le laboratoire central de la surveillance de la qualité de l'air (LCSQA), outil de vigilance atmosphérique, a averti d'un dépassement de seuil d'information de pollution à l'ozone à prévoir mardi dans toute l'Ile-de-France et la vallée du Rhône.

Les concentrations d'ozone dans l'atmosphère devraient dépasser 180 microgrammes par mètre cube et par heure mardi, ce qui peut générer des gênes respiratoires ou cardiaques, surtout chez les populations vulnérables (personnes âgées, femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants), a souligné Airparif dans un communiqué.


«Qu'Edouard Philippe nous montre son envie d'être président», exhorte Darmanin

"Il faut qu'(Edouard Philippe) nous montre son envie d'être président de la République", a exhorté mardi Gérald Darmanin. (AFP)
"Il faut qu'(Edouard Philippe) nous montre son envie d'être président de la République", a exhorté mardi Gérald Darmanin. (AFP)
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  • "Il faut un seul candidat. Aujourd'hui, le mieux placé, c'est Edouard Philippe, c'est à lui de nous rassembler, c'est à lui de montrer qu'il est capable de rassembler des tendances", a prévenu le garde des Sceaux
  • Dans une étude Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale parue mardi, l'ancien Premier ministre accuse une sévère baisse de quatre points d'intention de vote au premier tour de l'élection présidentielle (17%)

PARIS: "Il faut qu'(Edouard Philippe) nous montre son envie d'être président de la République", a exhorté mardi Gérald Darmanin, en réaffirmant que le patron d'Horizons était selon lui "le mieux placé", lors d'un entretien sur France 2.

"Je le connais personnellement, je sais qu'il a cette envie (d'être président), mais qu'il le montre aux Français", a insisté le garde des Sceaux.

A propos d'Edouard Philippe ainsi que de Gabriel Attal et Bruno Retailleau, Gérald Darmanin a "déploré que ceux qui se présentent comme étant des personnes qui peuvent s'entendre en février prochain, aujourd'hui, pourraient montrer des différences trop fortes qui rendraient une alliance impossible".

"Il faut un seul candidat. Aujourd'hui, le mieux placé, c'est Edouard Philippe, c'est à lui de nous rassembler, c'est à lui de montrer qu'il est capable de rassembler des tendances", a prévenu le garde des Sceaux, qui se revendique d'une "droite sociale".

Dans une étude Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale parue mardi, l'ancien Premier ministre accuse une sévère baisse de quatre points d'intention de vote au premier tour de l'élection présidentielle (17%), toujours loin derrière Jordan Bardella (32%) et surtout désormais talonné par Jean-Luc Mélenchon (16%).

Dans cette configuration, Edouard Philippe ne recueille en outre que 48% d'intentions de vote au second tour face à Jordan Bardella (52%).

 


Dialoguer avec l'Algérie est «une nécessité», selon l'ambassadeur de France à Alger

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) s'entretient avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune à l'aéroport d'Alger, le 27 août 2022. Emmanuel Macron effectuait une visite de trois jours en Algérie dans le but de renouer des liens avec l'ancienne colonie française, qui célèbre cette année le 60e anniversaire de son indépendance. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) s'entretient avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune à l'aéroport d'Alger, le 27 août 2022. Emmanuel Macron effectuait une visite de trois jours en Algérie dans le but de renouer des liens avec l'ancienne colonie française, qui célèbre cette année le 60e anniversaire de son indépendance. (AFP)
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  • "Discuter avec l'Algérie, ce n'est pas faire preuve de faiblesse, c'est une nécessité (...) On sait que c'est difficile, on sait que c'est exigeant, mais ce n'est pas abdiquer"
  • "On discute avec plein d'autres pays et lorsqu'on discute, on n'est pas accusé de faiblesse"

PARIS: Dialoguer avec l'Algérie "est une nécessité", a estimé lundi l'ambassadeur de France Stéphane Romatet, tout en appelant au "respect" mutuel entre les deux pays, qui ont amorcé un rapprochement après près de deux années de profonde crise diplomatique.

"Discuter avec l'Algérie, ce n'est pas faire preuve de faiblesse, c'est une nécessité (...) On sait que c'est difficile, on sait que c'est exigeant, mais ce n'est pas abdiquer", a affirmé sur France Inter le diplomate, qui a fait son retour à Alger le 8 mai, près d'un an après avoir été rappelé par le président Emmanuel Macron.

"On discute avec plein d'autres pays et lorsqu'on discute, on n'est pas accusé de faiblesse", a-t-il poursuivi, en référence aux critiques souvent émises par la droite et l'extrême droite françaises.

Interrogé sur le sort du journaliste français Christophe Gleizes détenu depuis bientôt un an, M. Romatet a estimé que "si on stigmatise, si on jette l'anathème sur ce pays, on n'y arrivera pas. Reprendre cette relation avec Alger (...) c'est aussi aider Christophe à revenir le plus tôt possible en France".

Arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie, Christophe Gleizes a été condamné en appel début décembre à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

L'ambassadeur a toutefois fustigé des propos "inacceptables" publiés par le quotidien El Watan visant le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, qui s'est rendu au Maroc le 20 mai. Le journal évoquait une "vassalisation" à Rabat et multipliait les attaques personnelles contre le ministre, qualifié notamment de "technicien sans relief" et de "ministre de paille".

"De part et d'autre (...) il faut faire preuve de respect. Nous attendons du respect de la part de l'Algérie", a affirmé M. Romatet.

Une crise profonde avait éclaté à l'été 2024 lorsque Paris a apporté son soutien à un plan d'autonomie sous "souveraineté marocaine" pour le territoire disputé du Sahara occidental. L'Algérie, qui soutient les indépendantistes du Front Polisario, avait immédiatement rappelé son ambassadeur en France.

La crise s'était aggravée avec l'arrestation en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal (gracié en novembre 2025), puis la mise en examen en avril 2025 d'un agent consulaire algérien accusé d'être impliqué dans l'enlèvement en France d'un influenceur algérien, Amir DZ. Cette affaire avait conduit à l'expulsion réciproque d'une douzaine de diplomates et agents consulaires et au rappel de l'ambassadeur Romatet.

Un dégel a été amorcé depuis février, marqué par les visites de trois ministres français à Alger. "D'autres visites sont programmées de ministres algériens en France, de hauts responsables français en Algérie dans les semaines qui viennent", a ajouté M. Romatet.