Arabie saoudite: Le Drian nommé patron de l'agence française de développement d'AlUla

Le ministre français des Affaires étrangères sortant, Jean-Yves Le Drian (C), quitte le ministère à l'issue d'une cérémonie de passation de pouvoir au ministère des Affaires étrangères à Paris, le 21 mai 2022. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères sortant, Jean-Yves Le Drian (C), quitte le ministère à l'issue d'une cérémonie de passation de pouvoir au ministère des Affaires étrangères à Paris, le 21 mai 2022. (AFP)
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Publié le Vendredi 28 juillet 2023

Arabie saoudite: Le Drian nommé patron de l'agence française de développement d'AlUla

  • Jean-Yves Le Drian, figure importante de la diplomatie française, particulièrement dans le monde arabe, également ancien ministre de la Défense, a été nommé par décret au journal officiel français jeudi
  • Il succède à l'ancien patron du groupe Engie Gérard Mestrallet, qui a quitté ses fonctions début juillet

PARIS: L'ex-ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a été nommé jeudi par Emmanuel Macron à la tête de l'agence française de développement d'AlUla (Afalula), chargée de coopérer avec les autorités saoudiennes pour le développement touristique et culturel de la vaste zone d'AlUla.

Jean-Yves Le Drian, figure importante de la diplomatie française, particulièrement dans le monde arabe, également ancien ministre de la Défense, a été nommé par décret au journal officiel français jeudi. Il succède à l'ancien patron du groupe Engie Gérard Mestrallet, qui a quitté ses fonctions début juillet.

Il est par ailleurs depuis la mi-juin "envoyé spécial" du chef de l'Etat français pour le Liban, pays qui a des liens profonds avec la France et plongé dans un grave crise politique et économique.

La France et l'Arabie saoudite ont signé en 2018 un accord de dix ans pour le développement touristique et culturel de la région d'AlUla (Nord-Ouest), particulièrement riche en vestiges archéologiques et paysages d'exception.

C'est un des axes du projet "vision 2030", un immense projet de réformes de l'Arabie saoudite piloté par le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS).

Ryad veut diversifier son économie fondée sur l'énergie fossile et escompte faire du tourisme un pilier de son développement. La région d'AlUla, qui dispose déjà d'un aéroport, devrait pouvoir recevoir entre 1,5 et 2,5 millions de visiteurs par an en respectant l'environnement et les normes de développement durable, espère-t-on en Arabie saoudite.

La nomination de Jean-Yves Le Drian souligne les bonnes relations entre Paris et Ryad.

Mi-juin, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, a effectué sa deuxième visite officielle en France en un an à peine, notamment pour vanter la candidature de Ryad à l'Exposition universelle de 2030, que soutient Paris.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.