Syrie: six morts dans l'explosion d'un engin près de Damas

Des gens se rassemblent sur le site d'une explosion dans la ville de Sayyida Zeinab, à la périphérie de Damas, le 27 juillet 2023. (AFP)
Des gens se rassemblent sur le site d'une explosion dans la ville de Sayyida Zeinab, à la périphérie de Damas, le 27 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Jeudi 27 juillet 2023

Syrie: six morts dans l'explosion d'un engin près de Damas

  • Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué que l'attaque « terroriste» était due à « l'explosion d'une moto près d'un taxi», affirmant que « les investigations se poursuivaient»
  • Ces derniers jours, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité dans la zone, à la veille de l'Achoura, la plus importante fête musulmane chiite

DAMAS: Au moins six personnes ont été tuées et plus de 20 autres blessées jeudi en Syrie dans l'explosion d'un engin près du mausolée de Sayeda Zeinab, haut lieu de pèlerinage chiite au sud de Damas, selon les autorités syriennes.

Le ministère de l'Intérieur a communiqué jeudi soir un nouveau bilan de six morts, selon l'agence de presse officielle Sana, après un premier bilan du ministère de la Santé faisant état de 5 morts et 26 blessés.

Dans un communiqué précédent, le ministère de l'Intérieur avait indiqué que l'attaque "terroriste" était due à "l'explosion d'une moto près d'un taxi", affirmant que "les investigations se poursuivaient".

Le ministre de la Santé Hassan al-Ghabach s'est rendu au chevet des blessés, après "l'explosion d'un engin à Sayeda Zeinab qui a fait 5 morts et 26 blessés", en plus de 20 autres blessés qui "ont été soignés sur place ou qui ont déjà quitté les hôpitaux", avait précisé le ministère.

L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

La télévision d'Etat syrienne avait auparavant fait état d'un "engin explosif placé par des inconnus dans un taxi".

Une source à l'hôpital Al-Sadr, dans la région de Sayeda Zeinab où se trouve le mausolée, avait affirmé que dix blessés avaient été admis à l'établissement, dont un dans un état grave.

Enorme explosion

"Nous avons entendu une énorme explosion et les gens ont commencé à courir (...) ensuite, les ambulances sont arrivées et les forces de sécurité ont bouclé la zone", a raconté à l'AFP Ibrahim, un fonctionnaire de 39 ans.

L'attaque a eu lieu "près d'un bâtiment des services de sécurité (...) et à 600 mètres du mausolée de Sayeda Zeinab", la petite-fille du prophète Mahomet et la fille de l'imam Ali, figure fondatrice de l'islam chiite, a-t-il précisé.

Ces derniers jours, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité dans la zone, à la veille de l'Achoura, la plus importante fête musulmane chiite.

Mardi, deux civils ont été blessés dans l'explosion d'une moto dans le même secteur, selon des médias officiels citant un responsable de la sécurité.

Avec sa mosquée aux céramiques turquoise et à la coupole d'or dans le style iranien, le complexe de Sayeda Zeinab est défendu, depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, par des miliciens chiites, notamment libanais et irakiens, aux côtés de l'armée de Damas.

Revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), un double attentat suicide en février 2016, à 400 mètres du mausolée, avait fait 134 morts, dont plus de 90 civils.

Quelques semaines plus tôt, l'EI avait également revendiqué la responsabilité d'une triple explosion près du sanctuaire, qui avait fait au moins 70 morts.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Syrie et en Irak, l'EI a vu son "califat" autoproclamé vaciller sous le coup d'offensives successives lancées dans ces deux pays avec le soutien d'une coalition internationale antijihadiste.

La défaite  de l'EI en Syrie a été proclamée en 2019, mais la coalition est restée dans le pays pour lutter contre des cellules jihadistes qui continuent d'y opérer.

La conflit en Syrie, où plusieurs puissances et des groupes jihadistes sont impliqués, a fait depuis 2011 près d'un demi-million de morts, ravagé les infrastructures et déplacé des millions de personnes


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.