Le bilan officiel des morts au Soudan ne serait qu'une «partie émergée de l'iceberg»

Une image tirée d'une vidéo publiée sur la page Twitter des Forces de soutien rapide (FSR), rebaptisées X, le 28 juillet 2023, montre le commandant Mohamed Hamdan Daglo s'adressant aux combattants des FSR (Photo, AFP/Twitter: Forces de soutien rapide du Soudan).
Une image tirée d'une vidéo publiée sur la page Twitter des Forces de soutien rapide (FSR), rebaptisées X, le 28 juillet 2023, montre le commandant Mohamed Hamdan Daglo s'adressant aux combattants des FSR (Photo, AFP/Twitter: Forces de soutien rapide du Soudan).
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Publié le Samedi 29 juillet 2023

Le bilan officiel des morts au Soudan ne serait qu'une «partie émergée de l'iceberg»

  • Dagalo cherche à remplacer le chef de l'armée soudanaise
  • «Nous disons à nos frères des forces armées: si vous voulez une solution rapide, changez vos dirigeants et nous parviendrons à un accord dans les 72 heures», a déclaré Hemedti

DJEDDAH: Les chiffres des décès enregistrés par les activistes locaux et les groupes de volontaires indiquent que le nombre de civils tués dans l'État de Khartoum pourrait être plus de deux fois supérieur au décompte officiel, soulignant l'impact dévastateur de la guerre sur le peuple soudanais, qui dure depuis plus de 100 jours.

Au début de mai, une forte explosion a secoué Shambat, un quartier situé au nord de Khartoum, la capitale du Soudan. Les habitants se sont précipités pour éteindre les flammes qui dévoraient une habitation de fortune et qui, selon eux, avaient été déclenchées lors d'une frappe aérienne.

Mais, ils sont arrivés trop tard. Selon cinq témoins, les corps carbonisés d'une femme enceinte, d'un homme et de cinq enfants se trouvaient au milieu des débris fumants. Après l'attaque du 7 mai, la femme et les enfants ont été enterrés sur le site et l'homme dans un cimetière voisin, selon deux des témoins.

Les sept victimes de la frappe de Shambat ont quelque chose en commun avec les nombreux morts de la guerre qui ravage le Soudan depuis la mi-avril — elles ne figurent pas dans le décompte officiel des morts dans l'État de Khartoum, où se sont déroulés la plupart des combats entre l'armée soudanaise et le principal groupe paramilitaire du pays, les Forces de soutien rapide.

Le conflit ayant réduit à néant les services de santé et les services publics locaux, les organismes qui enregistrent habituellement les décès sont en grande partie hors d'état de fonctionner.

Un rapport du ministère de la Santé, distribué aux agences d'aide, fait état de 234 morts dans l'État de Khartoum à la date du 5 juillet, en précisant que les données ne proviennent que des hôpitaux civils. Mais dans l'ensemble de l'État de Khartoum, qui comprend la capitale et ses villes jumelles Omdurman et Bahri, des groupes d'activistes et de volontaires ont enregistré au moins 580 décès de civils jusqu'au 26 juillet à la suite de frappes aériennes, de tirs d'artillerie et de tirs d'armes à feu.

La disparité des chiffres pour l'État de Khartoum suggère que le nombre officiel de morts dans l'ensemble du pays, que le ministère de la Santé estime à 1 136 personnes au 5 juillet, pourrait également être inférieur à la réalité.

Un responsable du ministère de la Santé a révélé que le chiffre officiel n’était que «la partie émergée de l'iceberg».

Cela s'explique par le fait que de nombreux civils sont morts dans leur quartier ou chez eux, et non à l'hôpital, et que leur décès n'aurait donc pas été enregistré.

Le général Mohamed Hamdan Dagalo, connu sous le nom de Hemedti, chef des forces paramilitaires soudanaises, a appelé au remplacement des dirigeants de l'armée lors de sa première apparition devant les caméras depuis le début des combats.

La vidéo de Hemedti, publiée sur la page Facebook du groupe paramilitaire, le montre entouré de membres des FSR en train de s'excuser auprès du peuple soudanais pour l'impact du conflit en cours.

«Nous disons à nos frères des forces armées: si vous voulez une solution rapide, changez vos dirigeants et nous parviendrons à un accord dans les 72 heures», a déclaré Hemedti.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Netanyahu affirme qu'Israël est proche de son objectif de tuer tous les responsables du 7-Octobre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau. (AFP)
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  • Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre
  • Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque

 


JERUSALEM: Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu'Israël était sur le point d'atteindre l'un de ses objectifs: tuer tous les responsables de l'organisation des attaques du 7-Octobre, selon un communiqué de son bureau.

Ses propos faisaient suite à l'annonce la veille par l'armée israélienne de la mort d'Ezzedine Al-Haddad, commandant de la branche armée du Hamas, mort vendredi lors d'une frappe aérienne ciblée à Gaza.

Au lendemain de l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, M. Netanyahu avait promis de traquer les cerveaux de cette attaque qui, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels, a fait 1.221 morts en Israël, en majorité des civils.

"J'ai promis que chaque architecte du massacre et de la prise d'otages serait éliminé jusqu'au dernier, et nous sommes très proches d'achever cette mission", a déclaré M. Netanyahu lors du conseil des ministres hebdomadaire, qualifiant Ezzedine Al-Haddad de "terroriste méprisable".

Depuis l'incursion meurtrière en Israël des combattants du Hamas et leurs alliés le 7-octobre, l'armée a notamment tué Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza, considéré comme le principal cerveau de l'attaque du 7 octobre.

Israël a également tué Mohammed Deif, chef historique de la branche armée du Hamas et autre architecte clé de l'attaque.

M. Netanyahu a réaffirmé dimanche que les forces israéliennes contrôlaient actuellement 60% du territoire de Gaza.

Cette déclaration laisse entendre que l'armée a continué d'étendre sa présence opérationnelle dans le territoire, après de récents articles de presse affirmant que les troupes israéliennes avaient progressé vers une nouvelle ligne dite "orange".

Selon les termes du cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre, les forces israéliennes devaient se replier jusqu'à une "ligne jaune" à Gaza, leur laissant le contrôle de plus de 50% du territoire palestinien.

"Nous tenons le Hamas à notre merci. Nous savons exactement quelle est notre mission, et notre mission est de garantir que Gaza ne représentera plus jamais une menace pour Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.

La campagne militaire israélienne contre le Hamas depuis les attaques d’octobre 2023 a fait au moins 72.763 morts à Gaza, selon des chiffres du ministère de la Santé du territoire, contrôlé par le Hamas, jugés fiables par les Nations unies.

 


L'Arabie saoudite condamne l'attaque de drone près de la centrale nucléaire d'Abou Dhabi

 Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
Le ministère des affaires étrangères de l'Arabie saoudite a déclaré que l'attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales. (SPA)
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  • Ministère des Affaires étrangères : L'attentat menace la sécurité et la stabilité régionales
  • Le Koweït, le Bahreïn et le chef de la Ligue arabe expriment également leur condamnation

RIYAD: L'Arabie saoudite a condamné une attaque de drone qui a visé un générateur d'électricité aux Émirats arabes unis, situé à l'extérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d'Al-Dhafra, à Abou Dhabi.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque menaçait la sécurité et la stabilité régionales, et a exprimé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et son soutien à toutes les mesures visant à préserver leur souveraineté, leur sécurité et leur intégrité territoriale, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Les ministères des affaires étrangères du Koweït et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, ont également condamné l'attentat.

Le Koweït a déclaré que le fait de viser des installations nucléaires pacifiques constituait une violation flagrante du droit international et représentait un risque pour les civils, l'environnement et la sécurité.

Bahreïn a réaffirmé sa solidarité avec les Émirats arabes unis et a félicité les forces de défense aérienne d'Abou Dhabi pour leur réponse à la menace.

M. Aboul Gheit a exprimé son soulagement après les déclarations de l'Autorité fédérale de régulation nucléaire des Émirats arabes unis selon lesquelles l'incendie provoqué par l'attaque avait été circonscrit.

L'autorité "a confirmé que l'incendie n'a pas affecté la sécurité de la centrale ou l'état de préparation de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement".

Les Émirats arabes unis n'ont pas précisé qui avait lancé le drone ni son territoire d'origine.

L'attaque s'est produite pendant un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, alors que près de 40 pays préparent des efforts pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fermé depuis fin février, ce qui a perturbé les marchés du pétrole et du gaz.


Le ministère de la défense saoudien annonce l'interception de trois drones en provenance de l'espace aérien irakien

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré que le Royaume prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité. (SPA)
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  • Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité
  • M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien

RIYAD: L'Arabie saoudite a déclaré dimanche avoir intercepté trois drones qui avaient pénétré sur son territoire depuis l'espace aérien irakien.

Le porte-parole du ministère de la Défense du Royaume, le général de division Turki Al-Maliki, a déclaré qu'il prendrait les mesures opérationnelles nécessaires pour répondre à toute tentative de violation de sa souveraineté et de sa sécurité.

M. Al-Maliki a ajouté qu'il prendrait également des mesures pour assurer la sécurité des citoyens et des résidents sur le territoire saoudien.

Bien que les hostilités dans le cadre du conflit iranien aient été largement réduites depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en avril, des drones ont été lancés depuis l'Irak en direction des pays du Golfe.