A Ajaccio, le concert d'Angèle dansé par des sourds parés de gilets vibrants

Des femmes sourdes assistent au concert de la chanteuse belge Angele avec un gilet vibrant lors du festival Aio à Ajaccio, sur l'île méditerranéenne française de Corse, le 30 juillet 2023.  (Photo Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP)
Des femmes sourdes assistent au concert de la chanteuse belge Angele avec un gilet vibrant lors du festival Aio à Ajaccio, sur l'île méditerranéenne française de Corse, le 30 juillet 2023. (Photo Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP)
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Publié le Mardi 01 août 2023

A Ajaccio, le concert d'Angèle dansé par des sourds parés de gilets vibrants

  • Sourire aux lèvres et mains virevoltantes autour de son visage, Camille ondule en rythme grâce à l'un des cinq gilets "SubPac" acquis par la Collectivité de Corse
  • L'institution régionale revendique être "le premier territoire en France" à avoir acheté, pour un total de 12.000 euros, cet équipement qui permet de faire ressentir les sons graves et les basses sous forme de vibrations

AJACCIO: Pour le premier concert de sa vie, Camille Coti, 74 ans, sourde de naissance, a pu danser dimanche à Ajaccio en sentant les vibrations des morceaux de la chanteuse belge Angèle grâce à un gilet spécial.

"C’est très puissant, très fort, vraiment bien! Je ressens surtout les vibrations dans la cage thoracique", décrit la septuagénaire en langue des signes que Léana Barrazza, 23 ans, traduit à l'AFP.

Sourire aux lèvres et mains virevoltantes autour de son visage, Camille ondule en rythme grâce à l'un des cinq gilets "SubPac" acquis par la Collectivité de Corse.

L'institution régionale revendique être "le premier territoire en France" à avoir acheté, pour un total de 12.000 euros, cet équipement qui permet de faire ressentir les sons graves et les basses sous forme de vibrations.

A l'origine, ces gilets, fabriqués par la société américano-canadienne TiMMPi, avaient été pensés pour décupler les sensations des joueurs de jeux vidéo ou des spectateurs de cinéma en réalité virtuelle.

"C’est mon premier concert et la première fois que j’ai envie de danser en ressentant les vibrations", confie Camille Coti à qui cela rappelle des souvenirs.

"Quand j'étais jeune, j’allais en boite de nuit, il y avait beaucoup de basses, je me rapprochais des enceintes pour les sentir. J'ai eu ça aussi avec des tambours", se remémore-t-elle, estimant que ces gilets "ouvrent des perspectives".

«Rythme, du cou aux cuisses»
"C’est un moment d’inclusion et de partage. Les voir se mettre à danser, c’est émouvant", confie à l'AFP Antonia Luciani, conseillère exécutive chargé de la culture à la collectivité corse.

Ces cinq gilets de 1,2 kg chacun sont disponibles pour 17 concerts cet été par l'intermédiaire de l'association Pôle surdité de Corse, unique association pour les quelque 600 malentendants que compte l'île méditerranéenne.

Au côté de Camille, Karima Mouro, 53 ans, également sourde de naissance, confie vivre "un moment rare".

"C’est vraiment bien, les sensations progressent petit à petit. J’ai déjà été en concert mais je ne ressentais rien à part des vibrations par les pieds alors que là, je profite beaucoup mieux du concert avec le gilet", décrit-elle. "Je ressens toute la musique, j’ai envie de danser".

Angélique Antonini, diagnostiquée sourde à 18 mois, accompagne, elle, sa fille de dix ans, Stella, qui est entendante et voulait absolument voir Angèle.

"Je voulais lui faire plaisir, l’accompagner et aussi ressentir la même chose qu'elle. Avec le gilet, je me sens intégrée", explique-t-elle.

"Je ressens précisément le rythme, je pense que je peux ressentir les instruments et c’est vraiment incroyable", explique-t-elle, précisant qu'"avec les appareils auditifs, tous les bruits parasites ne sont pas filtrés donc on entend un brouhaha qui empêche de se concentrer sur la musique".

Angélique a déjà testé le gilet lors d'un concert de violons: "Je me suis dit +ah ok, c’est comme ça que fonctionne chaque type de violon et la vibration que chacun me faisait ressentir+".

Quant à la danse, elle confie que, jusqu'à présent, l'incitation était liée à "l'environnement": "Si je voyais des personnes danser, je dansais aussi par mimétisme mais avec le gilet ça me vient tout seul parce que je ressens le rythme, du cou aux cuisses".

Pour Léana, jeune femme entendante mais dont les deux parents sont sourds, ces gilets vibrants sont "l'occasion pour les sourds d’être là, de se dire qu’ils ont le droit de venir aux concerts".

A l'issue du spectacle très chorégraphié de la star belge devant 6.000 spectateurs conquis, Camille, Karima et Angélique s'entendent sur un mot: "formidable". Même si Camille n'est pas sûre de renouveler l'expérience, sauf, peut-être, pour Florent Pagny qui a écrit une chanson en langue des signes.

D'autres sourds pourront bénéficier des gilets mercredi pour le concert de Michel Polnareff au festival Aio d'Ajaccio.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com