Brice Bexter: du Maroc à Hollywood, l’acteur marocain brille sur les écrans

Initialement prévu pour un petit rôle, l’acteur, nommé Arab Star of Tomorrow, a finalement été sélectionné pour jouer l’un des membres de l’agence américaine de renseignements. (Photo fournie)
Initialement prévu pour un petit rôle, l’acteur, nommé Arab Star of Tomorrow, a finalement été sélectionné pour jouer l’un des membres de l’agence américaine de renseignements. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 02 août 2023

Brice Bexter: du Maroc à Hollywood, l’acteur marocain brille sur les écrans

  • Depuis le Maroc, pays où il a grandi, Brice Bexter est de plus en plus plébiscité par les productions internationales
  • «Je suis ici au Maroc et j’ai mes agents en France et Angleterre qui m’emmènent sur de bons projets à l’étranger. Je vis au soleil, j’aime mon pays et je sais qu’il y aura de plus en plus d’occasions favorables ici.»

CASABLANCA: Tout juste sortie, la mini-série Ghosts of Beyrouth reçoit déjà les éloges des spectateurs. Les quatre épisodes, tournés au Maroc, retracent la traque d’un ancien chef du Hezbollah par la CIA. Pour mettre en scène cette histoire vraie, la production américaine a fait appel à une distribution de choix très éclectique, à l’image du comédien maroco-franco-britannique Brice Bexter. Initialement prévu pour un petit rôle, l’acteur, nommé Arab Star of Tomorrow, a finalement été sélectionné pour jouer l’un des membres de l’agence américaine de renseignements.

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«C’était génial parce qu’on a tout tourné à Casablanca, il y avait beaucoup de Marocains parmi les figurants. La série se déroule sur quarante ans, une partie se joue dans les années 1980, c’était super, avec les décors et les costumes», explique Brice Bexter à Arab News en français.

Le cinéma dans la peau

Depuis le Maroc, pays où il a grandi, Brice Bexter est de plus en plus plébiscité par les productions internationales. Dans Ghosts of Beyrouth, Redemption Day, Otages, The Moderator, Afghan Dreamer, le comédien incarne notamment des rôles de soldat, policier, combattant ou encore agent double. Autant de personnages qui ont mis en lumière son talent d’acteur.

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Dans un tout autre registre, le natif de Lausanne a obtenu le rôle principal masculin dans Fatima, la sultane inoubliable. Un film biographique à propos de la militante féministe marocaine Fatima Mernissi. «C’est Abderrahim Tazi, son cousin, qui a grandi avec elle, qui réalise le film, et je joue son rôle. C’était un vrai défi, ça me fait plaisir de faire aussi des films de ce genre.»

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Si aujourd’hui le trentenaire est épanoui dans son métier, plus jeune, le cinéma ne faisait pas partie de ses projets. Il se lance tout d’abord dans le chant pendant plusieurs années avant de se tourner vers le théâtre. C’est à l’occasion d’un casting impromptu que Brice découvre le monde du cinéma, lorsqu’il est repéré dans son lycée pour figurer dans un film aux côtés de Leonardo DiCaprio.


Dans Ghosts of Beyrouth, Redemption Day, Otages, The Moderator, Afghan Dreamer, le comédien incarne notamment des rôles de soldat, policier, combattant ou encore agent double. Autant de personnages qui ont mis en lumière son talent d’acteur.

«L’équipe du film Body of Lies m’a appelé pour me dire qu’ils avaient aimé mon profil et on m’a proposé de travailler en tant que doublure lumière. Je ne savais pas ce que c’était, on m’a alors expliqué que je devais venir plus tôt pour parler avec le réalisateur, Ridley Scott, et me mettre à la place des acteurs pour voir si la caméra était bien ajustée. Quand Leonardo arrivait, il me serrait la main, me disait merci. Il y avait Russell Crowe, Mark Strong, je ne réalisais pas à cette époque. Cette expérience m’a fait tomber fou amoureux du cinéma.»

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Brice décroche son premier rôle de figurant dans le film Green Zone, aux côtés de Matt Damon, puis son baccalauréat en poche, il décide de s’envoler vers les États-Unis. Sans perdre de vue sa passion pour le 7e art, il fait une pause de cinq ans à Londres pour suivre des études de commerce.


L’art, de grand-père en petit-fils !

En 2016, Brice retourne au Maroc, auprès de son grand-père, Hassan el-Glaoui, l’un des artistes peintres les plus célèbres du pays. Élevé par ses grands-parents, il grandit dans une maison où l’art a une place prépondérante. «On a toujours suivi des cours de piano, peinture, guitare et violon, avec mon frère. J’ai posé pendant des heures pour mon grand-père qui a peint mon portrait, à plusieurs reprises. Ma grand-mère était mannequin, et après sa carrière, elle a commencé à peindre des natures mortes.»

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Il poursuit une brillante carrière internationale et apparaîtra prochainement dans le film Atoman, d’Anouar Moatassim. Le comédien sera également à l’affiche de The Lost Princess de Hicham Hajji où il incarnera le rôle d’un antihéros. «Je suis ici au Maroc et j’ai mes agents en France et Angleterre qui m’emmènent sur de bons projets à l’étranger. Pour l’instant, c’est une belle balance. Je vis au soleil, j’aime mon pays et je sais qu’il y aura de plus en plus d’occasions favorables ici.»

 

 

 


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."


Philippe Bouvard est mort, «Les Grosses Têtes» sont orphelines

Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
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  • "Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier
  • Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux

PARIS: Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans.

C'est sa radio de toujours qui a annoncé son décès, après en avoir été informée par son épouse. "Il s'est éteint ce matin aux alentours de huit heures, en douceur", a déclaré à l'antenne la présentatrice de la matinale de RTL, Céline Landreau.

Les hommages ont aussitôt afflué sur la station pour saluer celui que beaucoup considéraient comme un précurseur, à la frontière du journalisme et du divertissement.

"Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier, qui lui avait succédé aux commandes des "Grosses Têtes" en 2014 pour rajeunir l'émission.

Un épisode que l'intéressé avait d'ailleurs mal vécu, parlant lui-même d'"un déchirement". Il était resté 37 ans aux commandes de cette émission culte, qu'il avait lancée en 1977, et dont le succès ne s'est jamais démenti.

Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux.

Avec cette émission, "Philippe a su mettre à la portée de tous la culture générale", a estimé Jean-Pierre Foucault, en saluant "notre maître à tous".

Philippe Bouvard "a plus fait pour la langue française que la moitié des 40 momies de l'Académie française" mais "n'a jamais été récompensé de cet effort populaire", a regretté le navigateur Olivier de Kersauson, pilier historique des "Grosses Têtes", que Bouvard avait coutume de saluer par une apostrophe qui a marqué le programme: "Bonne réponse de l'Amiral!"

"Français moyen" 

"C'était quelqu'un de curieusement très attachant. Je n'ai jamais su s'il nous aimait ou pas", a réagi l'humoriste Bernard Mabille, autre figure de l'émission.

Pour le journaliste Marc-Olivier Fogiel, le principal atout de Philippe Bouvard était "de ne pas avoir de frontières": "C'était un journaliste qui pouvait passer du divertissement au sérieux".

Après avoir entamé sa carrière de journaliste au Figaro dans les années 50, Bouvard avait rejoint France Soir en 1973, parallèlement à son parcours sur RTL.

A la télévision, il avait présenté de 1982 à 1987 "Le petit théâtre de Bouvard" sur Antenne 2, une émission de sketchs où il donnait leur chance à des comédiens débutants dont plusieurs allaient devenir des vedettes : Muriel Robin, Les Inconnus, Mimie Mathy Michèle Bernier ou encore le duo Chevallier et Laspalès.

Hyperactif, Philippe Bouvard tenait encore à 94 ans une page dans le magazine VSD, ainsi qu'une chronique dominicale sur RTL. Il avait tout arrêté le 1er janvier 2025 après avoir atteint son "double record": "60 ans de radio et 60 ans de RTL".

Physique rond et jovial, passionné de jeux d'argent et de belles voitures, ce fils d'un couple de petits commerçants se revendiquait comme "un Français moyen, râleur, chauvin, un rien xénophobe", comme il le disait au journal Le Parisien en 2022. Pour autant, il avouait regretter parfois de "s'être laissé engluer dans ce personnage".