Sleysla, un engagement en faveur du patrimoine saoudien et de l'émancipation des femmes

La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
La durabilité est au cœur de Sleysla, qui recycle des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains (Photo, AN/Mohammed Hachem Nadim).
Short Url
Publié le Jeudi 03 août 2023

Sleysla, un engagement en faveur du patrimoine saoudien et de l'émancipation des femmes

  • «Sleysla tenait à ce que ses produits s'inscrivent dans la continuité de l'artisanat traditionnel et à les développer pour qu'ils restent en phase avec chaque époque»
  • Sleysla propose une gamme de produits comprenant des sacs à main, des abayas, des articles de décoration et des vêtements

RIYAD: Les produits artisanaux de Sleysla sont fabriqués à partir de matériaux durables et écologiques. Ils font revivre le patrimoine culturel saoudien tout en s'inscrivant dans la mode grâce à des couleurs et des motifs audacieux.

Plus qu'une simple marque de biens culturels, le Centre Sleysla pour le développement du patrimoine saoudien est l'une des initiatives culturelles les plus importantes, fondée en 2008 sous l'égide d’Al-Faisalya Women Welfare Society (Société de bien-être Al-Faisalya des femmes d'Arabie saoudite). La présidente du Conseil d'administration du centre est la princesse Fahda bent Saoud ben Abdel Aziz al-Saoud.

Sleysla a été inauguré dans le but de former et d'autonomiser les femmes issues de familles aux revenus limités ou ayant des besoins particuliers, et de leur enseigner de nouvelles compétences pour qu'elles puissent subvenir à leurs besoins. Il se concentre également sur le développement de l'artisanat traditionnel, notamment celui fabriqué à partir de feuilles de palmier et de motifs Sadu à base de laine, afin d'encourager l'utilisation de produits locaux représentant la culture et le patrimoine saoudiens.

Reda Gazawy, membre du Conseil d'administration de la Craft Cooperative Society et porte-parole de Sleysla, a déclaré à Arab News que l'objectif de la princesse Fahda à travers Sleysla était de fournir des produits et des objets artisanaux fabriqués par des artisanes saoudiennes et inspirés par le patrimoine saoudien. Les artisans formés par Sleysla utilisent des matières premières et des éléments du patrimoine saoudien provenant de différentes régions de l’Arabie saoudite.

Gazawy a déclaré : «Sleysla tenait à ce que ses produits s'inscrivent dans la continuité de l'artisanat traditionnel et à les développer pour qu'ils restent en phase avec chaque époque. Par exemple, nous sommes très connus pour nos sacs fabriqués à partir de feuilles de palmier.»

«Nous formons un grand nombre d'artisanes saoudiennes et ces produits sont tous fabriqués par elles», a-t-il ajouté.

Produits issus du patrimoine saoudien

La durabilité est au cœur de Sleysla, qui met l'accent sur le recyclage des matières premières saoudiennes pour concevoir des accessoires traditionnels et contemporains.

Sleysla a pour objectif d'agrandir son centre de formation afin d'accueillir davantage d'artisanes, ce qui leur permettra d'accroître la disponibilité des articles inspirés du patrimoine saoudien dans tout le pays et de développer leur vitrine lors d'expositions internationales.

À l’intérieur de l’Arabie saoudite, le centre a participé à l'exposition 100 marques saoudiennes du ministère de la Culture, organisée par la Commission de la mode à Riyad, qui a mis en lumière une variété de marques de mode et de culture issues de tout le pays. 

Le centre a participé à des expositions internationales affiliées à la Commission, notamment à New York et à Milan, qui a coïncidé avec la semaine de la mode de Milan l'année dernière.

Sleysla propose une gamme de produits comprenant des sacs à main, des abayas, des articles de décoration et des vêtements.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Short Url
  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).

 


Holcim rachète le fabricant français de produits préfabriqués en béton Alkern

Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions. (AFP)
Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions. (AFP)
Short Url
  • Son rachat devrait générer 11 millions d'euros de synergies au niveau de l'Ebitda à partir de la troisième année suivant sa reprise et avoir un impact positif sur le bénéfice par action dès la première année, précise le groupe suisse
  • Cette acquisition va permettre à Holcim d'avancer dans son objectif visant à se renforcer dans les solutions de construction pour représenter 50% du total de son chiffre d'affaires en 2030, ajoute le communiqué

ZURICH: Le cimentier suisse Holcim a annoncé mardi avoir finalisé l'acquisition du français Alkern, un fabricant de produits préfabriqués en béton.

Fondée en 1972, l'entreprise basée à Harnes dans le Pas-de-Calais emploie 1.000 personnes à travers 50 sites de production en France et en Belgique et a réalisé un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros en 2025, indique le groupe suisse dans un communiqué.

Son rachat devrait générer 11 millions d'euros de synergies au niveau de l'Ebitda à partir de la troisième année suivant sa reprise et avoir un impact positif sur le bénéfice par action dès la première année, précise le groupe suisse, qui avait fusionné en 2015 avec le français Lafarge.

Cette acquisition va permettre à Holcim d'avancer dans son objectif visant à se renforcer dans les solutions de construction pour représenter 50% du total de son chiffre d'affaires en 2030, ajoute le communiqué.

En mai 2025, le géant suisse des matériaux de construction avait annoncé être entré en négociations exclusives avec la société de capital-investissement Chequers Capital en vue du rachat d'Alkern.

Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions.

Dans un commentaire boursier, Martin Hüsler, analyste à la Banque cantonale de Zurich, souligne que le groupe suisse ne fournit aucune indication sur le montant de la transaction, ni sur la rentabilité d'Alkern. Mais il suppose que le prix d'achat est "inférieur à une fois les revenus" d'Alkern.

Avec ses 250 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'entreprise française représente "1,5%" des revenus d'Holcim, ajoute l'analyste, qui note qu'il s'agit de sa "troisième acquisition majeure depuis octobre", après celle de l'allemand Xella en octobre, puis du péruvien Cementos Pacasmayo mi-décembre.

 


L’Inde affirme être devenue la quatrième économie du monde, devant le Japon

La publication en 2026 des chiffres du produit intérieur brut (PIB) annuel viendront ou non confirmer officiellement ces prévisions. (AFP)
La publication en 2026 des chiffres du produit intérieur brut (PIB) annuel viendront ou non confirmer officiellement ces prévisions. (AFP)
Short Url
  • "Avec un PIB évalué à 4.180 milliards de dollars (3.555 milliards d'euros), l’Inde a dépassé le Japon pour devenir la quatrième économie mondiale, et est sur le point de déloger l’Allemagne de la troisième place dans les 2,5 à 3 prochaines années"
  • Selon le Fonds monétaire international, ce n’est qu'en 2026 que l'Inde figurera à la quatrième place : il estime que son PIB atteindra alors 4,51 milliards de dollars, contre 4.460 milliards pour le Japon

NEW DELHI: L’Inde est devenue la quatrième économie de la planète, devant le Japon, et les autorités espèrent qu'elle dépassera l’Allemagne d’ici trois ans, selon le bilan économique de fin d’année établi par le gouvernement.

La publication en 2026 des chiffres du produit intérieur brut (PIB) annuel viendront ou non confirmer officiellement ces prévisions.

"L’Inde fait partie des grandes économies affichant la croissance la plus rapide au monde et est bien placée pour maintenir cet élan", affirme la note économique.

"Avec un PIB évalué à 4.180 milliards de dollars (3.555 milliards d'euros), l’Inde a dépassé le Japon pour devenir la quatrième économie mondiale, et est sur le point de déloger l’Allemagne de la troisième place dans les 2,5 à 3 prochaines années, avec un PIB estimé à 7.300 milliards de dollars d’ici 2030".

Selon le Fonds monétaire international, ce n’est qu'en 2026 que l'Inde figurera à la quatrième place : il estime que son PIB atteindra alors 4,51 milliards de dollars, contre 4.460 milliards pour le Japon.  Les Etats-Unis, la Chine et l'Allemagne sont, dans cet ordre, les plus grandes économies au monde, selon le FMI.

Les prévisions optimistes de New Delhi interviennent dans un contexte économique compliqué pour le pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d'habitants.

Fin août, Washington, le premier partenaire commercial du pays, a imposé une hausse de 50% des droits de douane sur les produits "made in India" arrivant aux Etats-Unis, en représailles à ses achats de pétrole russe.

La croissance continue reflète "la résilience de l’Inde face aux incertitudes persistantes (qui pèsent) sur le commerce international", estime le gouvernement.

Le PIB par habitant de l’Inde atteignait 2.694 dollars en 2024, selon les derniers chiffres de la Banque mondiale, soit douze fois moins que les 32.487 dollars du Japon et vingt fois moins que les 56.103 dollars de l’Allemagne.

Plus d’un quart des habitants de l’Inde ont entre 10 et 26 ans, selon les données gouvernementales, mais le taux de chômage des jeunes diplômés reste très élevé.

Le Premier ministre Narendra Modi a annoncé des allégements fiscaux et des réformes du droit du travail après que la croissance économique a atteint un plus bas en quatre ans, au cours de l'exercice annuel clos le 31 mars.

La roupie indienne a atteint un niveau historiquement bas face au dollar début décembre — après avoir chuté d’environ 5% en 2025 — en raison des notamment inquiétudes persistantes liées à l’absence d’accord commercial avec Washington.