Une panne du système de bagages a provoqué la pagaille à l'aéroport de Paris-Orly

Une "panne inédite" provoquant une «pagaille» et des «retards significatifs» au départ en pleine période de pointe estivale: le deuxième aéroport français, Paris-Orly, était perturbé jeudi par un dysfonctionnement du système de traitement des bagages (Photo d'illustration, AFP).
Une "panne inédite" provoquant une «pagaille» et des «retards significatifs» au départ en pleine période de pointe estivale: le deuxième aéroport français, Paris-Orly, était perturbé jeudi par un dysfonctionnement du système de traitement des bagages (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Vendredi 04 août 2023

Une panne du système de bagages a provoqué la pagaille à l'aéroport de Paris-Orly

  • Des avions d'Air Caraïbes et French Bee ont dû décoller jeudi sans bagages en soute
  • Cet incident a éclaté alors que l'été dans les aéroports parisiens avait mieux démarré qu'en 2022

PARIS: Des vols retardés, certains contraints de décoller sans bagages en soute: une "panne inédite" de plus de 12 heures a perturbé jeudi l'aéroport de Paris-Orly, en pleine période de pointe estivale.

Cette panne "inédite" d'origine informatique, qui a affecté quelque 10.000 passagers et 40 vols, a été constatée jeudi avant l'aube, au démarrage des installations de traitement des bagages du Terminal 4 du deuxième aéroport français.

Après une mobilisation des équipes techniques pendant toute la journée, "le tri bagages a pu redémarrer à 18h50", a indiqué à l'AFP le Groupe ADP, gestionnaire de la plateforme.

"Les passagers vont pouvoir enregistrer normalement leurs bagages pour les vols prévus ce soir", selon ADP, qui a précisé que "tous les vols ont pu partir aujourd'hui" et qu'"aucun vol n'a été annulé".

De source aéroportuaire, pendant la panne, les bagages ont été "traités à la main pour l'immense majorité". Conséquence: "énormément de bagages (ont été) stockés, avec des passagers qui partent mais pas les bagages".

De fait, devant l'entrée d'Orly 4 pendant l'après-midi, plusieurs centaines de bagages ont été entassés sur des chariots, derrière des rubans de sécurité. Un peu plus loin, des employés d'ADP, en gilets orange, les chargeaient dans des bus, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le gestionnaire a promis jeudi soir que "toutes les dispositions sont prises pour que les bagages n'ayant pu être acheminés aujourd'hui le soient dès la prochaine rotation".

Le Terminal 4 accueille des compagnies desservant l'outre-mer ou l'étranger, en particulier le Maghreb. Les autres terminaux de la plateforme au sud de Paris n'ont pas été affectés par la panne.

Des avions d'Air Caraïbes et French Bee ont en effet dû décoller jeudi sans bagages en soute, a confirmé à l'AFP Marc Rochet, le dirigeant de ces compagnies, évoquant une "situation critique".

Cette panne, qui intervient "en période de pointe" estivale, "crée beaucoup de désordre", a-t-il déploré, évaluant à "entre une heure et trois heures" les retards au décollage pour ses avions.

En début de soirée, le tableau des départs d'Orly semblait montrer une situation quasi-normale, à l'exception d'un vol Tunisair pour Tunis prévu avec presque deux heures de retard.

«Pas acceptable» pour le ministre
"Je pars en vacances, je ne sais pas si j'aurai mes bagages à l'arrivée", a déploré Sonia Lawani, 40 ans, qui se rend à Cotonou, au Bénin.

Une crainte partagée par d'autres passagers, comme Karine Tourneur, consultante en finances de 55 ans, qui a attendu plus d'une heure pour enregistrer ses bagages avant de laisser sa valise dehors, sans savoir si celle-ci prendra le même vol qu'elle pour La Réunion, où elle se rend en vacances. Elle a donc glissé quelques affaires, dont son maillot de bain, dans son bagage cabine, au cas où.

"Le personnel m'a l'air très bien organisé pour essayer de faire partir tous les bagages par bus, l'organisation m'a l'air rassurante", dit-elle en attendant son vol qui a déjà trois heures de retard.

Selon ADP, qui a présenté ses excuses, "des solutions palliatives ont été mises en place en collaboration avec les compagnies", notamment le report vers les autres terminaux d'Orly, voire vers Paris-Charles-de-Gaulle, au nord de la capitale.

"Ce qui se passe à Orly n'est pas acceptable, on ne peut pas avoir des heures de problèmes de tri de bagages", a réagi le ministre délégué aux Transports Clément Beaune.

M. Beaune avait présenté à la mi-juillet une série d'engagements en vue d'améliorer la qualité de service dans les aéroports français, en particulier en vue des Jeux olympiques de 2024.

"C'est exactement ce genre de point très concret qu'on doit surveiller", a affirmé M. Beaune: "un maillon de la chaîne qui saute, vous avez une très grande difficulté".

Cet incident a éclaté alors que l'été dans les aéroports parisiens avait mieux commencé qu'en 2022, avec des opérations globalement fluides malgré des niveaux de trafic proches de 2019, avant la crise sanitaire.

Selon la source aéroportuaire, les systèmes de traitement des bagages à d'Orly 3 ont néanmoins connu récemment des perturbations, les 21 juillet et 1er août.

Il y a un an, 35.000 bagages avaient été "égarés" après une grève de trois heures de salariés d'ADP à Charles-de-Gaulle.

 

 


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
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  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
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  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.