Anniversaire de l'explosion de Beyrouth, Amnesty déplore un «manque de justice inacceptable»

Le port de Beyrouth, le 29 juillet 2022, quelques jours avant que le Liban ne marque deux ans depuis l'explosion du 4 août 2020 qui a ravagé la capitale, tuant au moins 200 personnes (Photo, AFP).
Le port de Beyrouth, le 29 juillet 2022, quelques jours avant que le Liban ne marque deux ans depuis l'explosion du 4 août 2020 qui a ravagé la capitale, tuant au moins 200 personnes (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 04 août 2023

Anniversaire de l'explosion de Beyrouth, Amnesty déplore un «manque de justice inacceptable»

  • Amnesty International a vivement déploré ce jeudi le manque de progrès dans l’enquête des autorités libanaises sur l’explosion au port de Beyrouth
  • L'ONG accuse les autorités libanaises d'avoir entravé délibérément l'enquête, empêchant ainsi la quête de vérité et de justice

BEYROUTH: L’ONG Amnesty International a vivement déploré ce jeudi le manque de progrès dans l’enquête des autorités libanaises sur l’explosion au port de Beyrouth.

Le 4 août 2020, une énorme explosion a dévasté le port de Beyrouth, faisant des centaines de morts, des milliers de blessés et détruisant d'innombrables bâtiments.

Trois ans après l'explosion dévastatrice qui a secoué la capitale libanaise, Beyrouth se souvient encore de cette tragédie qui a laissé une marque indélébile sur la ville et ses habitants.

Malgré trois années écoulées depuis le tragique événement, aucune personne n'a encore été tenue pour responsable de l'explosion qui a bouleversé des milliers de vies, déplore Amnesty. 

Aya Majzoub, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord au sein d’Amnesty souligne le manque de résultats concrets dans l'enquête visant à déterminer les causes précises et à poursuivre les responsables présumés.

«Les autorités libanaises ont eu trois ans pour enquêter sur les causes de l'explosion dévastatrice dans le port de Beyrouth et pour demander des comptes aux personnes soupçonnées de responsabilité pénale. Pourtant, à ce jour, absolument personne n'a été tenu pour responsable de la tragédie qui s'est déroulée le 4 août 2020», a-t-elle affirmé, à la veille de l’anniversaire de l’explosion.

Amnesty accuse les autorités libanaises d'avoir entravé délibérément l'enquête, empêchant ainsi la quête de vérité et de justice. Cette attitude alimente une «culture d'impunité» persistante pour l’ONG.

«Entrave sans vergogne»

«Au lieu de cela, les autorités ont utilisé tous les outils à leur disposition pour saper et entraver sans vergogne l'enquête nationale afin de se protéger de toute responsabilité – et de perpétuer la culture de l'impunité dans le pays», a ajouté la représentante de l’ONG.

La représentante rappelle également que «la communauté internationale a condamné à plusieurs reprises l'ingérence politique flagrante des autorités dans l'enquête nationale, notamment dans une déclaration conjointe au Conseil des droits de l'homme des Nations unies au début de cette année» et qu'«aujourd'hui, plus de 300 groupes de la société civile libanaise et internationale, ainsi que des survivants et des familles de victimes, lancent à nouveau un appel au Conseil des droits de l'homme pour qu'il établisse d'urgence une mission d'enquête internationale pour enquêter sur les causes de l'explosion de Beyrouth et identifier les responsables pour la catastrophe».

Trois ans après la tragédie, les dégâts causés par cette explosion sont encore visibles. Bien que des efforts aient été déployés pour reconstruire les zones touchées, de nombreuses personnes continuent de vivre dans des conditions précaires, attendant une aide qui tarde à arriver. Les familles des victimes pleurent toujours leurs proches, tandis que les survivants luttent pour se remettre physiquement et émotionnellement.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com