Soigné en Allemagne, le président algérien remercie «vivement» Merkel

Visiblement amaigri, le président algérien Abdelmajid Tebboune, 75 ans, s'est efforcé de rassurer les Algériens sur son état de santé et  a promis de rentrer en Algérie dans trois semaines au plus tard  (Photo, AFP).
Visiblement amaigri, le président algérien Abdelmajid Tebboune, 75 ans, s'est efforcé de rassurer les Algériens sur son état de santé et a promis de rentrer en Algérie dans trois semaines au plus tard (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 15 décembre 2020

Soigné en Allemagne, le président algérien remercie «vivement» Merkel

  • Tebboune a reçu un appel téléphonique de Merkel qui «s'est enquis de son état de santé» et à qui il a exprimé en retour «ses vifs remerciements pour les soins prodigués en Allemagne»
  • Ils se sont «longuement entretenus de la situation sanitaire et économique dans les deux pays ainsi que de la coopération entre l'Algérie et l'Allemagne et les moyens de la renforcer»

ALGER: Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a remercié la chancelière Angela Merkel pour les soins hospitaliers prodigués en Allemagne depuis la fin octobre après avoir contracté le coronavirus en Algérie, selon la présidence algérienne.

Tebboune a reçu un appel téléphonique de Merkel qui « s'est enquis de son état de santé » et à qui il a exprimé en retour « ses vifs remerciements pour les soins prodigués en Allemagne », précise un communiqué publié lundi soir.

La chancelière allemande lui a transmis ses « vœux de prompt rétablissement ».

Lors de leur entretien, les deux dirigeants ont « discuté de questions régionales d'intérêt commun, notamment de la situation en Libye », plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Ils se sont « longuement entretenus de la situation sanitaire et économique dans les deux pays ainsi que de la coopération entre l'Algérie et l'Allemagne et les moyens de la renforcer », ajoute le texte.

Dimanche, le président algérien est apparu pour la première fois depuis son transfert médicalisé en Allemagne le 28 octobre dans un message vidéo de cinq minutes diffusé sur son compte Twitter puis relayé par des télévisions.

Visiblement amaigri, Tebboune, 75 ans, s'est efforcé de rassurer les Algériens sur son état de santé.

Il a promis de rentrer en Algérie dans trois semaines au plus tard, une fois sa convalescence terminée.

Sa dernière apparition publique remontait au 15 octobre lorsqu'il avait rencontré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. 

Cette absence prolongée a replongé l'Algérie dans les affres humiliantes de la fin du règne de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika, quand ce dernier, frappé par un AVC en 2013, avait continué, impotent et aphasique, à assumer la charge présidentielle avant d'être chassé du pouvoir en avril 2019 par le soulèvement populaire du Hirak.

Officiellement, Tebboune tient toujours les rênes de l'Etat. Mais, retenu à l'étranger, il n'a pu exercer plusieurs de ses prérogatives depuis près de deux mois, comme de promulguer la nouvelle Constitution ou signer la loi de finances 2021.

Lundi, les partis politiques, les organisations et les médias proches du pouvoir se sont félicités du message du président et de sa volonté de garder le cap face aux « semeurs de doute qui répandent le mensonge et la discorde ».


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.