Olaf Scholz salue le sommet sur l'Ukraine organisé par l'Arabie saoudite et appelle à davantage d'efforts diplomatiques

Le chancelier allemand Olaf Scholz s'est félicité dimanche de la tenue récente d'un sommet sous l'égide de l'Arabie saoudite sur un accord de paix visant à mettre fin aux combats en Ukraine. (AFP)
Le chancelier allemand Olaf Scholz s'est félicité dimanche de la tenue récente d'un sommet sous l'égide de l'Arabie saoudite sur un accord de paix visant à mettre fin aux combats en Ukraine. (AFP)
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Publié le Lundi 14 août 2023

Olaf Scholz salue le sommet sur l'Ukraine organisé par l'Arabie saoudite et appelle à davantage d'efforts diplomatiques

  • Des représentants d'une quarantaine de pays, dont la Chine, l'Allemagne, l'Inde et les États-Unis, ont participé le 5 août à cette rencontre à Djeddah
  • Des discussions internationales sur le même thème avaient également eu lieu à Copenhague en juin

FRANCFORT: Le chancelier allemand Olaf Scholz a appelé à de nouveaux efforts diplomatiques en vue de parvenir à la paix en Ukraine, dans la foulée de la réunion il y a une semaine en Arabie saoudite sur cette question.

Des représentants d'une quarantaine de pays, dont la Chine, l'Allemagne, l'Inde et les États-Unis, ont participé le 5 août à cette rencontre à Djeddah.

"Il est logique pour nous de poursuivre ces pourparlers car ils augmentent la pression sur la Russie afin qu'elle se rende compte qu'elle a emprunté la mauvaise voie et qu'elle doit retirer ses troupes et rendre la paix possible", a déclaré M. Scholz dans son entretien annuel de l'été avec la chaîne de télévision allemande ZDF.

Des discussions internationales sur le même thème avaient également eu lieu à Copenhague en juin.

Le chancelier allemand a qualifié les entretiens, au niveau des conseillers en politique étrangère, au Danemark et en Arabie saoudite, de "très importants", ajoutant qu'"ils ne sont réellement que le début".

L'Ukraine s'est dite lundi "satisfaite" du sommet en Arabie saoudite au cours duquel elle a cherché à obtenir un soutien à son plan de paix en 10 points, qui comprend le retrait complet des troupes russes de son territoire.

La Russie a quant à elle estimé le même jour qu'un règlement de paix n'était possible que si les Ukrainiens, qui se heurtent dans leur contre-offensive déclenchée en juin à une forte résistance des forces russes, déposaient les armes.

Kiev a réclamé à plusieurs reprises à Berlin des missiles de croisière Taurus de longue portée pour renforcer ses capacités d'action mais l'Allemagne n'a jusqu'à présent pas satisfait cette requête, craignant que ces engins n'atteignent le sol russe et n'aggravent ainsi le conflit.

M. Scholz a répété dans l'interview de dimanche que son pays était désormais le deuxième fournisseur d'assistance militaire à l'Ukraine derrière les États-Unis.

Mais concernant la livraison de Taurus, il est resté vague.

"Comme par le passé, nous examinerons toujours très attentivement chaque décision, ce qui est possible, ce qui a du sens, quelle peut être notre contribution", s'est borné à rappeler le chancelier.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com