Un militant anti-pouvoir, figure du soulèvement de 2019, tué par balles à Bagdad

Les manifestations anti-gouvernementales font rage depuis octobre 2019 (Photo, AFP).
Les manifestations anti-gouvernementales font rage depuis octobre 2019 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 16 décembre 2020

Un militant anti-pouvoir, figure du soulèvement de 2019, tué par balles à Bagdad

  • Salah al-Iraqi a été touché par balles en soirée dans le quartier Bagdad al-Jadida dans l'est de la capitale irakienne
  • Dans son dernier message posté sur Facebook plus tôt mardi, il a écrit : « l'innocent meurt alors que les lâches règnent »

BAGDAD: Des hommes armés masqués ont tué mardi à Bagdad un militant irakien connu pour son rôle dans la révolte populaire contre le pouvoir, a-t-on appris de sources concordantes.

Salah al-Iraqi a été touché par balles en soirée dans le quartier Bagdad al-Jadida dans l'est de la capitale irakienne, selon un médecin, une source sécuritaire et le Réseau irakien pour les médias sociaux (INSM), un groupe de militants ayant couvert les protestations. Il est décédé à son arrivée à l'hôpital.

Le quartier Bagdad al-Jadida est situé à quelques kilomètres de la place Tahrir, l'épicentre du soulèvement populaire, où Salah Iraqi enregistrait des directs.

Selon l'INSM, le militant avait déjà été visé deux fois par des tentatives de meurtre.

Dans son dernier message posté sur Facebook plus tôt mardi, il a écrit : « l'innocent meurt alors que les lâches règnent ».

Le mouvement de contestation avait été lancé en octobre 2019 à Bagdad et dans le sud du pays pour dénoncer un gouvernement jugé corrompu et incompétent. Marquée par des violences qui ont fait près de 600 morts et 30 000 blessés, en majorité des manifestants, la révolte s'est éclipsée par les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, deux puissances agissantes en Irak, puis la pandémie de Covid-19. Des militants ont également été enlevés ou assassinés.

Le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, au pouvoir depuis mai après la démission de son prédécesseur sous la pression de la rue, s'était engagé à protéger les rassemblements et arrêter les responsables des violences de 2019.

Le gouvernement Kazimi « a bien peu à montrer pour ces promesses, et les disparitions continuent », a affirmé mardi l'organisation Human Rights Watch (HRW). Elle a cité le cas d'Arshad Heibat Fakhry, 31 ans, disparu depuis sa détention en novembre par des hommes armés.

La semaine dernière, huit groupes de défense des droits humains se sont inquiétés du climat « d'impunité » face aux « exécutions extrajudiciaires » en 2019 en Irak.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com