De nouveaux records de température battus dans une France qui suffoque

Cette photographie prise le 22 août 2023 montre une vue générale du village de Puy Saint Martin, dans le sud-est de la France, le 22 août 2023, où la température a atteint 43°centigrades (Photo, AFP).
Cette photographie prise le 22 août 2023 montre une vue générale du village de Puy Saint Martin, dans le sud-est de la France, le 22 août 2023, où la température a atteint 43°centigrades (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 24 août 2023

De nouveaux records de température battus dans une France qui suffoque

  • De nouveaux records de chaleur ont été battus mercredi en France, où 19 départements du sud resteront en vigilance canicule rouge jeudi
  • La vigilance orange est également maintenue dans 37 autres départements au sud d'une ligne de la Vendée à l'Alsace, a précisé Météo-France

TOULOUSE: De nouveaux records de chaleur ont été battus mercredi en France, où 19 départements du sud resteront en vigilance canicule rouge jeudi, une situation inhabituelle fin août, qui rend l'air difficilement respirable dans les villes, et accroît les risques pour les plus fragiles.

La vigilance orange est également maintenue dans 37 autres départements au sud d'une ligne de la Vendée à l'Alsace, a précisé Météo-France, en raison de cette vague de chaleur tardive avec des températures dépassant fréquemment les 40 degrés, notamment en Occitanie.

Des records absolus ont ainsi été battus mercredi, comme à Toulouse (42,4 degrés) ou Carcassonne (43,2).

Et, avec 30,4 degrés dans la nuit de mardi à mercredi, Menton a enregistré un nouveau record national absolu de température minimale en France continentale.

Mardi avait été la journée la plus chaude jamais enregistrée en France après un 15 août. L'indicateur thermique national (moyenne quotidienne de la température moyenne de l'air relevée dans 30 stations météorologiques représentatives du territoire) avait atteint 26,9 degrés.

Vigilance

Un "appel à la plus grande vigilance" est adressé aux soignants, avec "une attention toute particulière (aux) patients les plus fragiles", selon le ministère de la Santé.

Si jusqu'à mercredi matin, il n'y a pas eu "d'impact significatif" sur le recours aux soins, cela ne correspond "pas nécessairement à une absence d'impact de l'épisode caniculaire" qui "peut être retardé de quelques jours". "Concernant la mortalité, cet impact ne peut être estimé qu'un mois après", selon le compte-rendu du Conseil des ministres.

Quant aux plus jeunes, certaines structures d'accueil ont modifié leurs horaires, comme la crèche de Bretenoux, dans le Lot, où les enfants ne sont plus accueillis que jusqu'à 13h au lieu de 18h30.

Sur le bitume surchauffé, les sans-abri sont particulièrement exposés. Devant un jardin public de Toulouse, Pierrot pousse un chariot de supermarché rempli de ses affaires et de bidons d'eau.

"Habituellement, je dors derrière le parc. Mais apparemment on dérange. Donc ce matin, la police est venue me réveiller à 06h30", explique cet ancien chef de cuisine de 40 ans.

Les canicules à répétition sont, selon les scientifiques, un marqueur du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur vont se multiplier.

Comme les agriculteurs, des entreprises, notamment du BTP, commencent plus tôt leur journée.

Conducteur de travaux dans une société d'isolation à Auch, Rémi Massart, 32 ans, précise que ses équipes débutent à 07h00 mais il va falloir "peut-être commencer à 06h00 pendant les chaleurs très importantes".

«Trop chaud!»

A Bordeaux, qui a frôlé les 40 degrés, Donipré Kone, un livreur de 21 ans, n'a travaillé que le matin: "Je suis parti avec une seule gourde, mais au premier restaurant où je suis allé, j'ai enlevé mon T-shirt", puis "j'ai arrêté. Il fait trop chaud!"

Dans plusieurs départements, les événements publics ou sportifs ont été interdits en journée, des salles climatisées ouvertes par des mairies et la gratuité décidée pour les piscines.

A Marseille, le centre-ville a été interdit aux véhicules les plus polluants; Nice en a détourné les poids-lourds en transit et instauré la gratuité des transports publics, d'autres villes prenant des mesures similaires.

La qualité de l'air est classée "mauvaise" en Haute-Garonne et dans le Gard pour jeudi. Le Vaucluse, le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes seront maintenus en "vigilance renforcée" face à la pollution.

Car les températures élevées associées à un fort ensoleillement favorisent la concentration d'ozone dans l'atmosphère.

Pour limiter le risque incendie, 17 massifs au total ont été fermés dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Var.

Jeudi, 12 massifs du Vaucluse sur 13 seront fermés, ainsi que 15 des 25 massifs des Bouches-du-Rhône. Il sera également interdit de pénétrer dans six des huit zones forestières du Gard.

A Andoins, près de Pau, un silo de maïs a pris feu "en raison des fortes chaleurs", mais l'incendie a été contenu, selon les autorités. Et un autre feu a touché 25 hectares en forêt de Boscodon, dans les Hautes-Alpes.

Enfin, à Capbreton, dans les Landes, la chaleur (42 degrés au soleil), n'a pas empêché le XV de France, dans la dernière ligne droite de sa préparation à la Coupe du monde de rugby, de mener mercredi une intense séance d'entraînement de 80 minutes.

"On ne va pas adapter (le plan d'entraînement, NDLR) par rapport à la chaleur", a expliqué le directeur de la performance de la sélection, Thibault Giroud.


A Paris, blessés et gardes à vues après des bagarres impliquant des supporters niçois

Les supporters du RC Lens font la fête sur le terrain après la victoire de leur équipe à l'issue de la demi-finale de la Coupe de France de football opposant le RC Lens au Toulouse FC au Stade Bollaert-Delelis à Lens, dans le nord de la France, le 21 avril 2026. (AFP)
Les supporters du RC Lens font la fête sur le terrain après la victoire de leur équipe à l'issue de la demi-finale de la Coupe de France de football opposant le RC Lens au Toulouse FC au Stade Bollaert-Delelis à Lens, dans le nord de la France, le 21 avril 2026. (AFP)
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  • Les forces de l'ordre sont intervenues et ont procédé à l'interpellation de 65 personnes qui ont été placées en garde à vue "notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences", précise encore la PP
  • Des armes blanches et armes par destination ont été découvertes ainsi que des cagoules et gants coqués

PARIS: Soixante-cinq personnes ont été placées en garde à vue après des incidents jeudi soir à Paris, impliquant des supporters de l'OGC Nice, qui ont fait six blessés, dont un grièvement.

Une centaine de supporters de Nice, qui affronte Lens en finale de la Coupe de France de football vendredi à 21H00 au Stade de France, se sont réunis vers 23H30 dans le Xe arrondissement, dans l'est de la capitale, "cherchant manifestement à en découdre", selon la Préfecture de police à l'AFP.

Ces supporters niçois ont déambulé le long du Canal Saint-Martin et une importante rixe a éclaté quai de Valmy "pour un motif ignoré à ce stade". Six personnes ont été blessées, dont une grièvement.

Les forces de l'ordre sont intervenues et ont procédé à l'interpellation de 65 personnes qui ont été placées en garde à vue "notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences", précise encore la PP.

Des armes blanches et armes par destination ont été découvertes ainsi que des cagoules et gants coqués.

Selon une autre source policière, un couteau à pain avec une lame de 20 cm et des traces de sang ont été également découverts au sol dans une rue du Xe arrondissement. Toujours selon cette source, certaines victimes n'auraient aucun lien avec le milieu du supporterisme, il s'agirait de simples badauds.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos amateurs montrent des personnes masquées s'en prenant à un bar du quartier, L'Atmosphère, jetant notamment des chaises contre la devanture.

"Tout ce qu'on n'aime pas" 

"Ce sont des groupes certainement marginaux car l'essentiel des supporters niçois doit arriver aujourd'hui à Paris", a assuré le président de la Fédération française de football Philippe Diallo sur France Info. "On est dans tout ce qu'on n'aime pas dans le football, c'est-à-dire de la violence, alors même qu'une finale de Coupe de France, c'est la fête...".

Le maire du XIe arrondissement, David Belliard, a dénoncé sur son compte X "un cortège de militants d'extrême droite en plein Paris, qui se battent et sont violents".

"Ces gens n'ont rien à faire là. Nous ne voulons ni d'eux, ni de leur idéologie raciste ici", a ajouté l'élu écologiste.

Classée à risque en raison de l'animosité entre les supporters de Nice et ceux du PSG, cette finale de Coupe de France fait l'objet d'un important dispositif, avec plus de 2.000 policiers prévus.

La préfecture de Seine-Saint-Denis a également décidé d'interdire la vente de boissons alcoolisées sur place et aux abords immédiats du Stade de France, ainsi que leur consommation sur la voie publique.

Le RC Lens, qui a terminé 2e du championnat derrière le Paris Saint-Germain, peut écrire l'une des plus belles pages de son histoire en remportant sa première Coupe de France.

De son côté, Nice tentera avant tout de reprendre confiance quelques jours avant des barrages décisifs pour son maintien en Ligue 1, contre Saint-Etienne.


Le Drian: Le Liban est «en situation de péril» 

Une photo diffusée par le service de presse de la présidence libanaise le 8 décembre 2025 montre le président libanais Joseph Aoun (à droite) en compagnie de l'envoyé français Jean-Yves Le Drian (à gauche) au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth. (Photo : Handout / Présidence libanaise / AFP)
Une photo diffusée par le service de presse de la présidence libanaise le 8 décembre 2025 montre le président libanais Joseph Aoun (à droite) en compagnie de l'envoyé français Jean-Yves Le Drian (à gauche) au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth. (Photo : Handout / Présidence libanaise / AFP)
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  • "Aujourd'hui, le Liban est en situation de péril sur son unité et sur son intégrité", a déclaré Jean-Yves Le Drian sur BFM TV/RMC, soulignant la division des "communautés libanaises à l'égard du Hezbollah et à l'égard d'Israël"
  • "Le Liban est menacé dans son intégrité parce qu'il y a une partie de son territoire qui est occupée par Israël et une autre partie qui est agitée et animée par le Hezbollah, qui sert les intérêts iraniens, donc d'une puissance étrangère", a-t-il rappelé

PARIS: Le Liban est "en situation de péril", a estimé jeudi l'envoyé spécial du président français pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, tout en saluant la poursuite des discussions qui offrent "une perspective" de sortie du conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Aujourd'hui, le Liban est en situation de péril sur son unité et sur son intégrité", a déclaré Jean-Yves Le Drian sur BFM TV/RMC, soulignant la division des "communautés libanaises à l'égard du Hezbollah et à l'égard d'Israël".

"Le Liban est menacé dans son intégrité parce qu'il y a une partie de son territoire qui est occupée par Israël et une autre partie qui est agitée et animée par le Hezbollah, qui sert les intérêts iraniens, donc d'une puissance étrangère", a-t-il rappelé.

Il a néanmoins salué la poursuite de la trêve, y voyant "une perspective de 45 jours où on va continuer à discuter".

Et dans ce processus, les dirigeants libanais sont "de haute qualité" et "sont courageux", a-t-il souligné, en référence à la demande de négocier directement avec le gouvernement israélien pour faire sortir leur pays "de cet étau et d'aboutir à un processus qui redonnera à l'État libanais les moyens d'agir et d'exister".

Il a en outre jugé "positif" que les Etats-Unis s'impliquent dans le processus de négociation et ce, "même si Israël a refusé que la France fasse partie de cette discussion alors que les Libanais le demandaient".

Israël et le Hezbollah poursuivent leurs affrontements au Liban malgré la trêve.

L'armée israélienne a mené des frappes au-delà de la "ligne jaune" qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle les soldats israéliens poursuivent leurs opérations, disant protéger la population du nord d'Israël des tirs du mouvement pro-iranien.

 


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.