Violents combats à Khartoum pour le contrôle d'une base stratégique

Un extrait d'une vidéo UGC publiée sur la plateforme X (anciennement Twitter) le 22 août 2023 montre des membres de l'armée soudanaise tirant sur des combattants des Forces de soutien rapide (RSF) dans ce qu'ils disent être la base militaire d'al-Shajara à Khartoum. (Photo, AFP)
Un extrait d'une vidéo UGC publiée sur la plateforme X (anciennement Twitter) le 22 août 2023 montre des membres de l'armée soudanaise tirant sur des combattants des Forces de soutien rapide (RSF) dans ce qu'ils disent être la base militaire d'al-Shajara à Khartoum. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 23 août 2023

Violents combats à Khartoum pour le contrôle d'une base stratégique

  • Les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo ont lancé l'assaut dimanche dans plusieurs directions sur une vaste base regroupant des unités blindées de l'armée dans le sud de la capitale
  • Il n'est pas possible de vérifier de manière indépendante ce que contrôle chaque camp

WAD MADANI: De violents combats ont opposé mercredi à Khartoum pour le quatrième jour consécutif l'armée aux paramilitaires qui tentent de déloger les soldats d'une base stratégique, selon des habitants.

Les Forces de soutien rapide (FSR, paramilitaires) du général Mohamed Hamdane Daglo ont lancé un assaut dimanche dans plusieurs directions sur cette vaste base regroupant des unités blindées de l'armée dans le sud de la capitale soudanaise.

Au premier jour des affrontements, les deux camps ont essuyé "des pertes importantes", ont rapporté à l'AFP des habitants de différents secteurs du quartier d'al-Chajara, où se trouve la base. Les combats n'avaient cessé qu'une heure durant toute la journée.

"Ce sont les plus longs combats qu'on ait vus à al-Chajara", a dit l'un d'eux, joint par téléphone depuis Wad Madani, au sud-est de Khartoum.

L'armée a depuis assuré dans plusieurs communiqués et vidéos avoir repoussé les attaques des paramilitaires. Les FSR ont eux affirmé avoir "pris le contrôle de la quasi-totalité de la base, avec seulement de petites poches toujours tenues" par l'armée.

Il n'était pas possible de vérifier de manière indépendante ce que contrôle chaque camp.

Depuis le début le 15 avril de la guerre entre l'armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les FSR, les deux camps assurent tenir des places fortes de Khartoum alors qu'ils s'en disputent encore le contrôle, comme par exemple le QG de l'armée ou le palais présidentiel.

Insécurité

La guerre a fait près de 5 000 morts, selon l'ONG ACLED. Mais le bilan réel serait supérieur, de nombreuses zones du pays, principalement le Darfour (ouest), étant totalement coupées du monde sans téléphone ni internet, et des corps jonchant encore les rues étant inaccessibles. Les deux camps refusent de communiquer sur leurs pertes.

En quatre mois, plus de 4,6 millions de personnes ont été forcées de quitter leur domicile, selon l'ONU. Son coordinateur pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, a de nouveau plaidé mardi pour que "les parties cessent les combats afin de laisser passer l'aide".

"Les routes sont bloquées et les stocks alimentaires s'étiolent", a-t-il dit, alors que plus d'un Soudanais sur d'eux a besoin d'aide humanitaire pour survivre.

Parmi les zones qui en ont cruellement besoin, l'ONU a cité Kadougli où la route principale menant à ce chef-lieu du Kordofan-Sud a été bloquée par la faction du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-Nord) dirigée par Abdelaziz al-Hilu, un groupe rebelle qui lutte contre l'armée soudanaise dans la région.

"En raison de l'insécurité, les travailleurs humanitaires venant de l'extérieur de la région ne sont pas en mesure d'atteindre la ville", a indiqué un rapport de l'ONU, ajoutant que les aides alimentaires distribuées aux familles "ne dureront que jusqu'à la fin de ce mois".

Les principaux dirigeants des organisations humanitaires œuvrant au Soudan ont prévenu que "plus de 6 millions de personnes au Soudan étaient au bord de la famine".


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.


Les Emirats arabes unis activent leur défense aérienne contre des missiles et drones venus d'Iran

La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
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  • "Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X
  • "Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones"

DUBAI: La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran.

"Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X.

"Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones", a ajouté la même source.

 

 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.