Un homme meurt dans une inondation alors qu’une tempête s’abat sur La Mecque

Une photo prise le 22 août 2023 montre des éclairs au-dessus de la tour d’horloge de La Mecque, en Arabie saoudite. (Hammad al-Houthali / AFP)
Une photo prise le 22 août 2023 montre des éclairs au-dessus de la tour d’horloge de La Mecque, en Arabie saoudite. (Hammad al-Houthali / AFP)
Une photo prise le 22 août 2023 montre des éclairs au-dessus de la tour d’horloge de La Mecque, en Arabie saoudite. (Hammad al-Houthali / AFP)
Une photo prise le 22 août 2023 montre des éclairs au-dessus de la tour d’horloge de La Mecque, en Arabie saoudite. (Hammad al-Houthali / AFP)
Une photo prise le 22 août 2023 montre des éclairs au-dessus de la tour d’horloge de La Mecque, en Arabie saoudite. (Hammad al-Houthali / AFP)
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Publié le Vendredi 25 août 2023

Un homme meurt dans une inondation alors qu’une tempête s’abat sur La Mecque

  • Mohammed al-Twaim, enseignant à l’école primaire, a perdu la vie en tentant de sortir de sa voiture, engloutie par les eaux pluviales
  • La tempête à la Mecque a provoqué des vents violents de plus de 80 km/h et a causé 45 millimètres de pluie en vingt-quatre heures

LA MECQUE: Un homme s’est noyé et des éclairs spectaculaires se sont abattus sur La Mecque lorsque la ville a été frappée par des orages dans la nuit de mardi à mercredi.

Mohammed al-Twaim, enseignant à l’école primaire de Mina, a perdu la vie en tentant de sortir de sa voiture, engloutie par les eaux pluviales.

Alors que des pèlerins tentaient de faire le tour de la Kaaba dans la Grande Mosquée, la foudre a frappé l’hôtel Fairmont Makkah Clock Royal Tower, illuminant le ciel nocturne. La tempête a provoqué des vents violents de plus de 80 km/h ainsi que 45 millimètres de pluie en vingt-quatre heures, selon le porte-parole du Centre national de météorologie, Hussein al-Qahtani.

Les pèlerins qui se trouvaient à l’extérieur de la mosquée ont été renversés par le vent, qui a fait glisser les barrières de sécurité sur le sol détrempé. «La scène était très effrayante», a confié Mohammed, un habitant de La Mecque qui faisait ses courses au plus fort de la tempête. «Tout s’est passé en quelques minutes, lorsqu’il s’est mis à pleuvoir à torrents.»

Un autre habitant, Abou Mayyada, était sorti acheter des cigarettes et faire le plein lorsque «tout est devenu noir» devant lui au moment où la tempête a atteint son paroxysme. «Soudain, j’ai perdu le contrôle du véhicule. Je ne voyais plus rien, alors j’ai commencé à écouter le Coran à la radio. Je ne comprenais pas ce qui se passait», a-t-il raconté.

Le gouvernorat de La Mecque a annoncé que les écoles resteraient fermées et que les cours seraient dispensés sur une plate-forme d’apprentissage en ligne «afin d’assurer la sécurité de tous».

Le centre de météorologie a mis en garde contre de nouvelles tempêtes dans la région de La Mecque et ailleurs dans l’ouest de l’Arabie saoudite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Stop Antisemitism publie des fake news sur un homme politique après la reconnaissance d’un État palestinien par l’Irlande

Les critiques affirment que la désinformation et les fake news ont considérablement augmenté sur X depuis qu’Elon Musk a racheté la plate-forme en avril 2022. (AFP)
Les critiques affirment que la désinformation et les fake news ont considérablement augmenté sur X depuis qu’Elon Musk a racheté la plate-forme en avril 2022. (AFP)
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  • La vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, a exhorté Elon Musk à se conformer aux lois de l’Union européenne conçues pour lutter contre la désinformation
  • Dans les quarante-huit heures qui ont suivi les attaques menées par le Hamas contre Israël, le 7 octobre dernier, la désinformation était omniprésente sur la plate-forme X

DUBAÏ: Mercredi, l’organisation américaine Stop Antisemitism a mis en ligne une publication sur la plate-forme X qui semblait indiquer qu’Aoibhe Martin, fille de Micheal Martin, ministre irlandais des Affaires étrangères, avait été enlevée et violée par le Hamas à Gaza le 7 octobre et que, désormais, l’homme politique «récompense les violeurs de sa fille en leur donnant leur propre État».

Une heure plus tard, l’organisation a diffusé une autre publication dans laquelle elle précisait que la publication initiale avait «été seulement partagée à des fins illustratives» et que les événements qu’elle décrivait ne s’étaient «pas réellement produits».

Le recours flagrant à la désinformation a indigné de nombreux utilisateurs de X. Certains d’entre eux ont suggéré que de telles publications ne contribuent qu’à la multiplication des incidents antisémites. D’autres ont insisté sur le fait que les commentaires sur le viol ne devraient pas être pris à la légère et que la publication n’avait «rien d’illustratif».

Les critiques affirment que la désinformation et les fake newsont considérablement augmenté sur X depuis qu’Elon Musk a racheté la plate-forme, en avril 2022. Au cours de ces deux dernières années, l’entreprise a supprimé des milliers d’emplois, dont beaucoup étaient liés à la modération du contenu.

L’année dernière, la vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, a accusé X d’être la plate-forme qui présentait le taux le plus élevé de fake news. Elle a exhorté Elon Musk à se conformer aux lois de l’Union européenne conçues pour lutter contre la désinformation.

Au mois d’avril, Grok, le chatbot d’intelligence artificielle de X, a généré un faux titre qui indiquait: «L’Iran attaque Tel-Aviv avec des missiles lourds.» Ce titre a été promu sur le fil principal de X.

Dans les quarante-huit heures qui ont suivi les attaques menées par le Hamas contre Israël, le 7 octobre dernier, la désinformation était omniprésente sur la plate-forme.

Images mensongères 

Une vidéo présentait de prétendus généraux israéliens capturés par un combattant du Hamas. C’était en réalité une séquence qui montrait des séparatistes détenus en Azerbaïdjan. Une autre vidéo, celle d’un avion abattu, était accompagnée du hashtag #PalestineUnderAttack, alors qu’il s’agissait de séquences tirées du jeu vidéo Arma III. Le premier support a été visionné plus d’1,7 million de fois en deux jours et le second plus de 500 000 fois.

Plus tôt dans la journée de mercredi, M. Martin avait annoncé dans un message vidéo publié sur X que le gouvernement irlandais reconnaîtrait officiellement l’État de Palestine le 28 mai.

«Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, à la paix, à la dignité et à un État doit être défendu», a-t-il souligné. «Nous sommes convaincus que la solution à deux États reste la seule option viable pour garantir une paix juste et durable qui respecte ces droits, tant pour les Israéliens que pour les Palestiniens.»

Il a indiqué que la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État ne signifiait pas la légitimation du Hamas.

«Cette reconnaissance n’implique pas la reconnaissance d’un gouvernement, mais la reconnaissance d’un État», a-t-il affirmé dans le cadre de l’émission radiophonique irlandaise The Pat Kenny Show.

À l’heure où nous écrivions ces lignes, M. Martin n’avait pas répondu à la publication de Stop Antisemitism sur X.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tunisie: deux chroniqueurs condamnés à un an de prison pour des critiques du pouvoir

Borhen Bssais, un présentateur célèbre de médias privés, et Mourad Zeghidi, un commentateur politique (Photo, X).
Borhen Bssais, un présentateur célèbre de médias privés, et Mourad Zeghidi, un commentateur politique (Photo, X).
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  • Borhen Bssais, un présentateur célèbre de médias privés, et Mourad Zeghidi, un commentateur politique, ont écopé de six mois
  • Leur arrestation a coïncidé avec l'interpellation musclée le 11 mai de l'avocate Sonia Dahmani

TUNIS: Deux chroniqueurs connus en Tunisie, qui étaient poursuivis en vertu d'une loi sur les "fausses informations" pour avoir critiqué le pouvoir du président Kais Saied, ont été condamnés mercredi à un an de prison chacun.

Borhen Bssais, un présentateur célèbre de médias privés, et Mourad Zeghidi, un commentateur politique, ont écopé de six mois pour diffusion de "fausses nouvelles" dans les médias et réseaux sociaux, et six mois supplémentaires pour "de fausses déclarations dans le but de diffamer autrui", a indiqué à l'AFP le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna.

Lors de leur procès dans la journée, ils ont invoqué la liberté d'expression, expliquant n'avoir fait qu'accomplir leur travail, en analysant et commentant l'actualité politique et socio-économique du pays, selon une journaliste de l'AFP présente dans la salle.

Ils avaient été interpellés le 11 mai pour des déclarations dans des émissions à la radio et à la télévision ainsi que des publications sur les réseaux sociaux, considérées comme critiques du pouvoir du président Saied.

Des poursuites avaient été engagées à leur encontre en vertu du décret-loi 54, promulgué en 2022 par M. Saied, officiellement pour lutter contre la diffusion de "fausses nouvelles" mais décrié pour une interprétation très large. Leurs avocats ont demandé un non lieu lors du procès.

"Mon travail en tant qu'analyste politique m'impose de parler des affaires publiques (...) je veux savoir quelle est la phrase ou le mot qui a été jugé comme enfreignant le code pénal", a déclaré M. Zeghidi, selon une journaliste de l'AFP dans la salle.

M. Zeghidi s'est vu reprocher des déclarations datant de février 2024 et une publication de soutien à un journaliste emprisonné, critique du président M. Saied. Le président Saied, élu en 2019 pour un mandat de cinq ans arrivant à échéance cet automne, s'est octroyé les pleins pouvoirs lors d'un coup de force à l'été 2021.

La politique «dans les tribunaux»

"Je ne suis ni un opposant ni un partisan du président. Parfois, je soutiens ses choix et parfois je les critique, cela fait partie de mon travail", a expliqué M. Zeghidi, à l'adresse de la présidente du tribunal.

"Quand la politique entre dans les tribunaux, la justice en sort", a martelé son avocat Kamel Massoud, appelant la présidente à faire preuve d'indépendance dans un pays où des opposants et juristes ont dénoncé une mise sous tutelle de la justice.

Borhane Bssais comparaissait pour "atteinte au président Kais Saied à travers des émissions radio et des déclarations" sur internet entre 2019 et 2022. "Je suis un animateur donc je dois présenter toutes les opinions quelles que soient leurs orientations", a-t-il lancé, estimant avoir été arrêté "comme un dangereux criminel".

"Tout un peuple est poursuivi en vertu du décret-loi 54", a dénoncé dans sa plaidoirie son avocat Khaled Khrichi.

Leur arrestation a coïncidé avec l'interpellation musclée le 11 mai de l'avocate Sonia Dahmani, également chroniqueuse, poursuivie au nom du même décret 54. Le 13 mai, c'était au tour d'un autre avocat Mehdi Zagrouba d'être arrêté dans les locaux du barreau de Tunis.

Ces interpellations sont venues s'ajouter à celles de militants d'associations d'aide aux migrants les jours précédents.

L'ONG américaine Human Rights Watch a dénoncé le 17 mai dans un communiqué "une escalade de la répression gouvernementale ces dernières semaines et des actions visant à museler la liberté d'expression, à poursuivre les dissidents et à réprimer les migrants".

L'Union européenne, la France et les Etats-Unis ont exprimé la semaine passée leurs "inquiétude" et "préoccupation" pour le respect des droits et libertés, dans le pays qui s'enorgueillit d'avoir été le berceau en 2011 du Printemps arabe.


Guerre de drones au sud du Liban: les missiles Burkan ciblent des sites israéliens

Des personnes en deuil portent le cercueil de l’un des deux militants du Hezbollah tués dans une frappe israélienne au Liban-Sud, lors de leurs funérailles le 21 mai 2024 dans la banlieue Sud de Beyrouth, alors que les affrontements transfrontaliers entre les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah se poursuivent. (AFP)
Des personnes en deuil portent le cercueil de l’un des deux militants du Hezbollah tués dans une frappe israélienne au Liban-Sud, lors de leurs funérailles le 21 mai 2024 dans la banlieue Sud de Beyrouth, alors que les affrontements transfrontaliers entre les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah se poursuivent. (AFP)
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  • Le nombre total de morts du Hezbollah, en comptant ses médecins affiliés et les membres de son allié, le mouvement Amal, s’élève à trois cent trente
  • Le Hezbollah a ciblé plusieurs sites militaires israéliens, dont la caserne Ramim, au moyen de missiles Burkan, ainsi que le site d’Al-Sadah

BEYROUTH: Le Hezbollah pleurait la mort de deux de ses membres, mercredi, au 228e jour d’affrontements entre le groupe et l’armée israélienne au sud du Liban.

Le nombre total de morts du Hezbollah, en comptant ses médecins affiliés et les membres de son allié, le mouvement Amal, s’élève à trois cent trente.

Les affrontements se sont poursuivis par des frappes aériennes, les deux camps employant des drones de combat en plus des méthodes de guerre conventionnelles.

Les drones de combat israéliens ont attaqué les villes de Mays el-Jabal et une zone située entre les villes d’Alma el-Chaab et de Dhaïra. Deux missiles tirés par un drone de combat israélien ont visé la ville d’Aïta el-Chaab.

L’artillerie israélienne a bombardé la ville de Markaba, provoquant un important incendie que les équipes de la défense civile se sont efforcées d’éteindre.

La ville de Houla a également été soumise aux bombardements de l’artillerie israélienne, tout comme la périphérie des villes de Tayr Harfa et d’Alma el-Chaab.

Les deux membres du Hezbollah ont été tués mardi soir lors d’une frappe de drone israélien qui a visé la ville d’Odaisseh. Il s’agit de Mohammed Ali Bou Taam (né en 2000) de la ville de Taybeh, au sud du Liban, et d’Ali Hassan Sultan (né en 1991) de la ville de Souaneh, au sud du Liban également.

Le Hezbollah a ciblé plusieurs sites militaires israéliens, dont la caserne Ramim, au moyen de missiles Burkan, ainsi que le site d’Al-Sadah, déclarant dans un communiqué qu’il l’avait «directement touché avec des obus d’artillerie».

Le général Mounir Chéhadé, ancien coordinateur du gouvernement libanais auprès de la Finul et ancien chef du tribunal militaire, indique que l’escalade sur le front Sud portait deux messages du Hezbollah. Le premier, précise-t-il, est «une réponse aux menaces répétées des responsables israéliens d’organiser une opération militaire majeure dans le sud du Liban pour pousser le Hezbollah à se retirer au nord de la ligne Litani. Le deuxième message est que le parti est prêt à l’escalade si Israël décide d’entrer à Rafah et de commettre davantage de massacres.»

Le général Chéhadé déclare que le Hezbollah utilise de nouvelles tactiques et de nouvelles armes. Il ajoute que le fait de cibler les sites militaires israéliens nouvellement établis témoigne de ses capacités, notamment en matière de renseignement et de reconnaissance. Le fait d'avoir visé à plusieurs reprises la base de Meron et d’avoir abattu deux ballons d’espionnage, ajoute-t-il, ont fait perdre à Israël le contrôle et la supériorité aérienne sur le front Nord, d’autant plus que le Hezbollah a souligné qu’il n’avait jusqu’à présent utilisé que 20% de ses capacités qualitatives.

L’armée israélienne est équipée de drones de combat. Mardi, un petit drone lancé par l’armée israélienne a explosé en direction d’une maison de la ville de Naqoura.

Par ailleurs, le site Web de la chaîne israélienne Canal 12 note «une augmentation de l’utilisation de drones par le Hezbollah», estimant que «leur capacité meurtrière a augmenté».

Le site Web rapporte qu’une étude menée par le centre Alma, spécialisé dans la recherche sur les défis sécuritaires auxquels Israël est confronté dans le nord, montre que «vingt-quatre incidents de drones violant l’espace aérien israélien se sont produits au mois de mars. Ce nombre est passé à quarante-deux incidents en avril, alors que vingt incidents ont jusqu’à présent été enregistrés en mai.»

Le site rapporte les propos de responsables du centre Alma: «Il existe des difficultés liées à la manière dont les drones volent vers la cible.»

Tal Barry, directeur de recherche au centre Alma, déclare sur la chaîne Canal 12 que «le Hezbollah utilise la bataille actuelle pour évaluer les capacités offensives et défensives de l’armée israélienne, en plus de comparer ses capacités à celles de l’armée israélienne».

Dans un contexte de tensions sur le front Sud et des protestations croissantes des colons israéliens évacués des colonies du nord, une vidéo a fait le tour des sites israéliens et a été partagée sur les réseaux sociaux. Elle montre un Israélien qui apparaît sur Canal 12. L’homme appelle le Caesar’s Park Hotel (à Beyrouth), demandant son évacuation et celle de milliers d’Israéliens.

L’Israélien s’exprime en arabe. Il demande à la personne qui décroche depuis l’hôtel: «J’appelle d’Israël. Il y a trente, quarante, cinquante mille personnes qui doivent venir à Beyrouth à cause du Hezbollah, du Hamas et de l’Iran. Auriez-vous des chambres disponibles?»

Surpris, l’employé de l’hôtel répond: «D’où venez-vous?» L’Israélien répond alors en arabe: «Nous venons d’Israël, nous sommes cinquante à soixante mille personnes, nous voulons venir à Beyrouth dans votre hôtel.» L’employé s’emporte alors. «Allez au diable», lui dit-il avant de raccrocher.

La réponse de l’employé libanais de l’hôtel provoque la colère de l’appelant israélien, qui l’insulte à l’antenne.

Arab News a contacté l’hôtel de la rue Hamra à Beyrouth pour confirmer l’appel israélien. Une source de l’hôtel a confirmé que l’appel a été reçu par l’employé «via le téléphone fixe».

L’appelant israélien a affirmé, à la télévision israélienne, qu’il s’était déjà rendu à Beyrouth et qu’il avait séjourné à l’hôtel, ce que la source de l’hôtel a fermement nié.

Cette infiltration israélienne par appel téléphonique a été précédée d’une infiltration similaire au début des affrontements. Les Israéliens ont utilisé le réseau téléphonique libanais pour contacter des dizaines d’habitants du sud du Liban qui avaient évacué leurs foyers dans les régions frontalières, leur demandant s’ils se trouvaient toujours dans leurs résidences ou s’ils les avaient abandonnées, se faisant passer pour des institutions financières ou des associations humanitaires. Il s’est avéré, plus tard, sur la base des réponses de la population, que la partie israélienne suivait les mouvements des membres du Hezbollah afin de démolir leurs maisons.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a fait part de ces communications, exhortant la population à éviter d’utiliser Internet dans la région frontalière et à retirer les caméras de surveillance extérieures des maisons en raison de l’infiltration israélienne. L’armée israélienne a réussi à tuer un nombre important de membres du Hezbollah en recourant à cette méthode.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com