Le prince héritier saoudien félicite le nouveau premier ministre cambodgien

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (Photo SPA).
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (Photo SPA).
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Publié le Dimanche 27 août 2023

Le prince héritier saoudien félicite le nouveau premier ministre cambodgien

  • Le prince héritier a souhaité au nouveau dirigeant et à son pays davantage de progrès et de prospérité
  • Lors de son premier conseil des ministres, jeudi, Hun Manet a promis de vastes réformes économiques

DJEDDAH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a félicité dimanche le nouveau Premier ministre cambodgien, Hun Manet, à l'occasion de sa prise de fonction.

Dans un câble diplomatique, le prince héritier, qui est également le premier ministre de l'Arabie saoudite, a souhaité au nouveau dirigeant et à son pays davantage de progrès et de prospérité.

Les législateurs cambodgiens ont approuvé mardi la nomination de Hun Manet, le fils aîné du dirigeant de longue date Hun Sen, au poste de premier ministre.

Le Parti du peuple cambodgien (PPC) de Hun Sen a remporté l'ensemble des 125 sièges de la chambre basse, à l'exception de cinq, lors des élections du mois dernier.

Lors de son premier conseil des ministres, jeudi, Hun Manet a promis de vastes réformes économiques visant à faire du Cambodge un "pays à revenu élevé" d'ici à 2050.

"Les 25 prochaines années seront un nouveau cycle pour le Cambodge", a-t-il déclaré dans un discours télévisé.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Dubaï peine à se remettre des pluies record aux Emirats arabes unis

Dans cette capture vidéo de l'AFPTV, un homme patauge dans une rue inondée à Dubaï le 16 avril 2024. Dubaï, le centre financier du Moyen-Orient, a été paralysé par les pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations dans les Émirats arabes unis et à Bahreïn et qui ont fait 18 morts à Oman les 14 et 15 avril (Photo Atif Bhatti / ESN / AFP).
Dans cette capture vidéo de l'AFPTV, un homme patauge dans une rue inondée à Dubaï le 16 avril 2024. Dubaï, le centre financier du Moyen-Orient, a été paralysé par les pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations dans les Émirats arabes unis et à Bahreïn et qui ont fait 18 morts à Oman les 14 et 15 avril (Photo Atif Bhatti / ESN / AFP).
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  • «Les terrains désertiques ont besoin de plus de temps que les autres pour que l'eau s'y infiltre. La quantité de pluie tombée était trop importante pour être absorbée», a affirmé Maryam Al Shehhi, du Centre national de météorologie
  • La technologie d’ensemencement des nuages, souvent utilisée dans le pays pour générer de la pluie artificielle, n'a pas été déployée car la tempête» était déjà forte», a-t-elle affirmé.

DUBAÏ, Emirats Arabes Unis : Autoroutes inondées, écoles fermées et trafic aérien perturbé et au moins un mort: Dubaï peinait mercredi à se remettre des pluies record qui se sont abattues la veille sur la plus célèbre des sept cités Etats de la fédération des Emirats arabes unis.

Malgré le retour du soleil, de longues files se sont formées sur des autoroutes à six voies dont certains tronçons étaient encore submergés, les Emirats ayant enregistré mardi 254 mm de pluie en une journée, l'équivalent de près de deux ans de précipitations dans ce pays désertique.

Au moins une personne est décédée, un homme de 70 ans dont la voiture a glissé dans l'émirat de Ras el-Khaïmah, a annoncé la police.

Pris de court par les pluies torrentielles, un automobiliste dont le trajet de 15 minutes s'est transformé mardi en une épopée de 12 heures raconte avoir eu «très peur».

«C'était l'une des situations les plus horribles que j'aie jamais vécue, car je savais que si ma voiture tombait en panne, elle coulerait et je me noierais avec», dit-il à l'AFP, sans vouloir donner son nom.

Mercredi, certaines habitations étaient toujours privées de courant, tandis que des voitures abandonnées continuaient de flotter dans certains quartiers toujours envahis d'eau.

Les autorités ont annoncé la fermeture des écoles toute la semaine, soulignant les difficultés d'un retour à la normale.

Coincé pendant six heures dans sa voiture mardi, un père de famille expatrié à Dubaï, qui n'a pas souhaité être identifié, dit comprendre «que le pays ne soit pas équipé pour recevoir de telles pluies.

Mais je suis déçu par le manque de transparence et d’informations sur la situation en temps réel».

- «Conditions très difficiles» -

Après l'annulation et le détournement de dizaines de vols la veille, les voyageurs ont été invités mercredi à ne pas se rendre à l'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde en termes de trafic international, «sauf en cas d'absolue nécessité».

«Les vols continuent d'être retardés et détournés (...) Nous travaillons d'arrache-pied pour rétablir les opérations le plus rapidement possible dans des conditions très difficiles», a déclaré un porte-parole de Dubaï Airports.

La compagnie aérienne Emirates, fleuron de l'émirat, a suspendu les enregistrements, en raison des difficultés d'accès à l'aéroport pour le personnel et les passagers, des routes étant toujours bloquées et certains services de métro suspendus.

De longues files d'attente se sont formées devant les stations de taxis de l'aéroport, tandis que de nombreux passagers à l'intérieur attendaient des nouvelles de leur vol dans une confusion totale.

«C'est le chaos complet, aucune information, rien», fulmine un passager, tandis qu'une foule amassée devant un guichet d'information applaudissait et sifflait en signe de protestation.

La tempête a touché les Emirats arabes unis et Bahreïn, dans la nuit de lundi à mardi, après avoir frappé Oman, un autre pays du Golfe, où 18 personnes, dont plusieurs enfants, ont été tuées.

Les précipitations aux Emirats arabes unis sont les plus importantes jamais enregistrées dans le pays, depuis le début des relevés en 1949, selon les autorités.

Pour Friederike Otto, maître de conférences en sciences du climat au Grantham Institute de l'Imperial College de Londres, «les pluies meurtrières et destructrices à Oman et Dubaï» ont probablement été accentuées par le «changement climatique provoqué par l'homme».

«Les terrains désertiques ont besoin de plus de temps que les autres  pour que l'eau s'y infiltre. La quantité de pluie tombée était trop importante pour être absorbée», a affirmé Maryam Al Shehhi, du Centre national de météorologie, en assurant que le pays n'avait pas eu recours à l'ensemencement des nuages.

Cette technologie, souvent utilisée dans le pays pour générer de la pluie artificielle, n'a pas été déployée car la tempête» était déjà forte», a-t-elle affirmé.

Les écoles resteront également fermées jusqu'à la semaine prochaine à Bahreïn, qui a enregistré mardi des précipitations record de 96,88 mm en une journée, battant ainsi les 67,9 mm enregistrés en 1995.


Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh en Turquie ce week-end

Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera «ce week-end» le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier. (AFP)
Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera «ce week-end» le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier. (AFP)
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  • «Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end», a déclaré M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement
  • Le chef de l'Etat, qui a multiplié depuis octobre les invectives à l'égard d'Israël, a estimé que les Israéliens «ont surpassé Hitler»

ISTANBUL: Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera "ce week-end" le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier.

"Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end", a déclaré M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) à l'Assemblée.

Le chef de l'Etat n'a pas précisé le lieu de la rencontre, mais selon la chaîne de télévision privée NTV, elle aura lieu samedi au palais de Dolmabahçe, à Istanbul.

Elle intervient après que le Qatar, un des médiateurs du conflit entre Israël et le Hamas, a reconnu mercredi que les négociations visant à faire cesser les hostilités à Gaza et à libérer les otages israéliens "piétinent".

"Même s'il ne reste que moi, Tayyip Erdogan, je continuerai aussi longtemps que Dieu me donnera la vie à défendre la lutte palestinienne et à me faire la voix du peuple palestinien opprimé", a lancé le président turc, qualifiant de nouveau le Hamas de "groupe de résistance".

Le chef de l'Etat, qui a multiplié depuis octobre les invectives à l'égard d'Israël, a estimé que les Israéliens "ont surpassé Hitler" en se rendant coupables de la mort de "14.000 enfants innocents" dans la bande de Gaza.

Son dernier tête-à-tête en Turquie avec M. Haniyeh, qui est basé au Qatar, remonte à l'été 2023: le chef du Hamas avait été reçu au palais présidentiel à Ankara le 26 juillet en même temps que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Ismaïl Haniyeh avait, depuis, rencontré en toute discrétion le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan le 2 janvier "en Turquie", selon un communiqué officiel qui ne précisait pas le lieu de ce tête-à-tête.

M. Erdogan a présenté le 10 avril ses condoléances au chef du Hamas, dont trois fils et quatre petits-enfants ont été tués dans la bande de Gaza dans une attaque revendiquée par les Israéliens.


Netanyahu dément une famine à Gaza, réitère «le droit» d'Israël «à se protéger»

 Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 mars 2024, alors que la faim est généralisée dans le territoire palestinien assiégé en raison du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo Mohammed Abed AFP)
Des enfants palestiniens souffrant de malnutrition sont soignés dans un centre de santé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 5 mars 2024, alors que la faim est généralisée dans le territoire palestinien assiégé en raison du conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas. (Photo Mohammed Abed AFP)
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  • M. Netanyahu a «récusé les allégations des organisations internationales sur une famine à Gaza et a affirmé qu'Israël fait tout son possible sur la question humanitaire»
  • M. Netanyahu s'est adressé à son cabinet, expliquant qu'il avait reçu «toutes sortes de suggestions et de conseils» de la part des alliés du pays depuis l'attaque iranienne

JÉRUSALEM : Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a récusé mercredi toute «allégation» de famine dans la bande de Gaza et a réitéré «le droit» d'Israël «à se protéger», lors de rencontres avec les chefs de la diplomatie britannique et allemande à Jérusalem.

«Durant ces rencontres, le Premier ministre a insisté sur le fait qu'Israël se réservait le droit de se protéger», a déclaré le gouvernement israélien dans un communiqué.

M. Netanyahu a aussi «récusé les allégations des organisations internationales sur une famine à Gaza et a affirmé qu'Israël fait tout son possible sur la question humanitaire».

Les ministres des Affaires étrangères britannique, David Cameron, et allemande, Annalena Baerbock, sont les premiers chefs de diplomatie étrangers à avoir fait le déplacement en Israël depuis l'attaque inédite de l'Iran contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche.

Après avoir rencontré les deux diplomates, M. Netanyahu s'est adressé à son cabinet, expliquant qu'il avait reçu «toutes sortes de suggestions et de conseils» de la part des alliés du pays depuis l'attaque iranienne.

«Toutefois, je tiens également à préciser que nous prendrons nos décisions nous-mêmes», a-t-il déclaré, selon un communiqué publié par son bureau, alors qu'Israël a dit sa détermination à faire payer l'Iran pour le tir de quelque 350 drones et missiles, dont la quasi-totalité a été interceptée.