L’Italie souhaite renforcer sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre l’immigration clandestine

La Première ministre, Giorgia Meloni, s’est entretenue au téléphone mercredi avec le président tunisien, Kaïs Saïed. (Photo, AFP)
La Première ministre, Giorgia Meloni, s’est entretenue au téléphone mercredi avec le président tunisien, Kaïs Saïed. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 août 2023

L’Italie souhaite renforcer sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre l’immigration clandestine

  • La Première ministre, Giorgia Meloni, s’est entretenue au téléphone mercredi avec le président tunisien, Kaïs Saïed
  • «Si le nombre de migrants ne diminue pas, la situation deviendra ingérable», a déclaré le président de Sicile à Arab News

ROME: L’Italie souhaite renforcer sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre l’immigration clandestine, les maires locaux estimant que la pression exercée sur les structures d’accueil devient intolérable.

Alors que 114 000 migrants illégaux sont arrivés en Italie au cours des huit premiers mois de cette année, soit deux fois plus qu’au cours de la même période en 2022, la Première ministre, Giorgia Meloni, s’est entretenue au téléphone mercredi avec le président tunisien, Kaïs Saïed.

La gestion des flux migratoires «compte tenu de la situation d’urgence qui continue d’affecter les deux pays» se trouve au centre des discussions, selon un communiqué publié par le bureau de Mme Meloni.

Le communiqué indique que Mme Meloni et M. Saïed «se sont mis d’accord sur la nécessité de continuer à intensifier les efforts déployés pour renforcer la lutte contre l’immigration clandestine». Mme Meloni a assuré la Tunisie du «soutien constant» de l’Italie.

Une source du bureau de la ministre a déclaré à Arab News que l’Italie pourrait bientôt fournir aux garde-côtes tunisiens davantage de bateaux de patrouille afin d’empêcher le départ de canots pneumatiques transportant des migrants.

«Alors que la situation des migrants se complique de plus en plus, l’Italie et la Tunisie doivent absolument renforcer leur coopération pour arrêter ce flux», a souligné Renato Schifani, président de la région de Sicile, à Arab News.

«La Tunisie est le premier pays de départ des migrants qui tentent de gagner les côtes italiennes, et la Sicile est naturellement le premier lieu de débarquement pour eux. Toutefois, si le nombre de migrants ne diminue pas, la situation deviendra ingérable.» 

Le ministère italien de l’Intérieur tente de réduire la pression intense qui s’exerce sur Lampedusa, une île-tremplin plus proche de l’Afrique que de l’Europe. Le nombre de migrants sur l’île a récemment dépassé les 4 000, bien qu’elle ne puisse officiellement accueillir que 400 personnes.

Mardi, plus de la moitié des quelque 3 600 migrants qui se trouvaient à Lampedusa, dans l’installation d’Imbriacola, ont été transférés vers des villes du continent à bord de ferries, d’avions et de navires de la marine.

«Le problème ne se résout pas en déplaçant les migrants ailleurs. Les mairies n’ont ni les ressources ni la place pour les accueillir, et la situation devient intolérable», a affirmé M. Schifani. «L’UE doit agir, et les partenaires européens ne peuvent pas se contenter de détourner le regard, car il s’agit d’une urgence mondiale.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com