Face à l'aspirateur de données d'OpenAI, les médias se rebiffent

Nombre de médias et sites internet ont décidé de bloquer leur accès à GPTBot, un robot aspirateur de données lancé début août par la start-up OpenAI pour alimenter ses modèles d'intelligence artificielle (Photo d'illustration, AFP).
Nombre de médias et sites internet ont décidé de bloquer leur accès à GPTBot, un robot aspirateur de données lancé début août par la start-up OpenAI pour alimenter ses modèles d'intelligence artificielle (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Jeudi 31 août 2023

Face à l'aspirateur de données d'OpenAI, les médias se rebiffent

  • The New York Times, CNN, le diffuseur australien ABC, les agences de presse Reuters et Bloomberg: tous ont barré la route numérique à GPTBot
  • Selon Originality.ai, outil de détection des plagiats, près de 10% des 1000 sites les plus importants au monde avaient refusé leur accès à GPTBot

PARIS: Nombre de médias et sites internet ont décidé de bloquer leur accès à GPTBot, un robot aspirateur de données lancé début août par la start-up OpenAI pour alimenter ses modèles d'intelligence artificielle, qu'ils accusent de "piller" leurs contenus.

The New York Times, CNN, le diffuseur australien ABC, les agences de presse Reuters et Bloomberg: tous ont barré la route numérique à GPTBot, un robot lancé sans tambour ni trompette le 8 août par OpenAI, qui a créé ChatGPT.

La mission ? Aspirer toutes les données de sites internet prêts à lui ouvrir la porte pour nourrir les modèles d'intelligence artificielle (IA) générative.

Mais la start-up californienne, qui a indiqué publiquement comment empêcher son robot d'accéder aux données d'un site, se heurte à une levée grandissante de boucliers numériques.

Selon une estimation d'Originality.ai, outil de détection des plagiats, près de 10% des 1.000 sites les plus importants au monde avaient refusé leur accès à GPTBot deux semaines après son lancement.

Parmi ceux-ci, Amazon.com, Wikihow.com, Quora.com ou la banque d'images Shutterstock. Cette liste devrait s'allonger rapidement d'après Originality.ai, qui estime que la proportion de sites internet interdisant leur accès à GPTBot devrait augmenter de 5% par semaine.

En France, GPTBot est devenu "robot non grata" sur les sites de France Médias Monde (qui rassemble la chaîne de télévision France 24 et la radio RFI), le média en ligne Mediapart, le groupe public Radio France ou encore la chaîne de télévision privée TF1.

Car "il y a une chose qui ne passe pas: c'est le pillage sans autorisation des contenus", a justifié lundi Sibyle Veil, présidente de Radio France, lors d'une conférence de presse.

Rémunération et transparence
"Il n'y a pas de raison qu'ils viennent apprendre sur nos contenus sans contrepartie" et sans savoir comment ces contenus seraient utilisés, explique à l'AFP Laurent Frisch, directeur du numérique et de la stratégie d'innovation du groupe public.

L'IA générative fonctionnant sur un modèle probabiliste, "nos données peuvent être associées à d'autres plus ou moins exactes, voire fausses", ajoute Vincent Fleury, directeur des environnements numériques de France Médias Monde.

C'est pourquoi "les plateformes doivent sourcer tous les médias, sous peine d'absence de neutralité et de possible manipulation", plaide Bertrand Gié, directeur du pôle "news" du quotidien français Le Figaro et président du Geste (Groupement des éditeurs de services en ligne).

D'où la nécessité d'ouvrir des discussions avec OpenAI et autres acteurs de l'IA générative pour obtenir des accords de licence et de rémunération, indiquent la plupart des médias interrogés.

Aux Etats-Unis, l'agence de presse Associated Press (AP) a ouvert la voie avec la conclusion d'un accord en juillet avec OpenAI l'autorisant à utiliser ses archives depuis 1985 en d'échange d'un accès à sa technologie et à son expertise en matière d'IA.

OpenAI s'est aussi engagé à verser cinq millions de dollars au American Journalism Project, une organisation qui soutient de nombreux médias locaux, et jusqu'à cinq millions de dollars de crédits pour utiliser son interface de programmation (API) et ainsi aider les journalistes à intégrer des outils d'IA dans leur production.

Mais au-delà de la forte visibilité d'OpenAI avec ChatGPT, "des centaines de start-up se créent dans différents domaines touchant aux médias", rappelle Mediapart, appelant à "un débat ouvert sur la régulation" et l'impact de "toutes les formes d'IA".

Preuve que la situation presse, dix groupes de médias internationaux - dont l'AFP, The Associated Press ou le groupe de médias américain Gannett/USA Today - ont exhorté en août les dirigeants politiques et responsables du secteur à encadrer l'usage de l'IA dans l'information.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.