L’Arabie saoudite et l’Italie signent 18 accords de coopération dans divers secteurs

Le ministre saoudien de l’Investissement, Khaled al-Faleh. (AN)
Le ministre saoudien de l’Investissement, Khaled al-Faleh. (AN)
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Publié le Lundi 04 septembre 2023

L’Arabie saoudite et l’Italie signent 18 accords de coopération dans divers secteurs

  • Les accords signés couvrent plusieurs secteurs, notamment celui de l’énergie, et plus particulièrement celui des énergies renouvelables
  • Le ministre saoudien de l’Investissement a révélé que 150 entreprises italiennes étaient présentes en Arabie saoudite, et qu’il espérait en voir davantage s’installer dans le Royaume

RIYAD: Afin de renforcer les liens économiques et commerciaux, l’Arabie saoudite et l’Italie signeront 18 accords de coopération dans divers domaines, a déclaré le ministre de l’Investissement du Royaume, Khaled al-Faleh. 

Prenant la parole lors du Forum d’investissement italo-saoudien à Milan le 4 septembre, M. Al-Faleh a déclaré que les deux pays pouvaient se compléter et tirer parti de leurs forces respectives pour construire un avenir meilleur.

Dans son discours, le ministre a invité les entreprises italiennes à venir exercer leurs activités dans le Royaume, notant que 150 entreprises agréées de ce pays européen étaient déjà présentes en Arabie saoudite.

«Si l’Italie fait clairement partie des dix premières économies mondiales, elle n’est que l’un des vingt premiers investisseurs dans le Royaume, et la valeur de notre commerce bilatéral non pétrolier ne s’élève qu’à 1,3 milliard d’euros, ce qui signifie que nous sommes loin d’avoir atteint le plein potentiel de notre partenariat», a ajouté M. Al-Faleh. 

Selon lui, l’Arabie saoudite et l’Italie devraient en particulier se concentrer sur l’expansion de la taille et de la qualité des investissements conjoints afin d’approfondir les relations stratégiques entre les deux pays.

«Dans le contexte des domaines de complémentarité et des intérêts partagés, j’aimerais attirer l’attention sur certains domaines qui revêtent une importance particulière pour l’Italie: l’énergie et le développement durable, la fabrication de pointe et les chaînes d’approvisionnement, la culture et le sport, ainsi que l’innovation et l’entrepreneuriat», a précisé M. Al-Faleh.

Concernant le secteur de l’énergie, le ministre a noté que l’Arabie saoudite et l’Italie pourraient devenir des partenaires dans le domaine des technologies vertes, étant donné que le Royaume mène de front les efforts en faveur du développement durable dans la région.

«En ce qui concerne l’énergie et le développement durable, le Royaume est un partenaire idéal, notamment en matière d’hydrogène décarboné – bleu et vert – compte tenu de nos plans et projets visant à devenir les leaders mondiaux de la production d’énergie propre, tout comme nous sommes les leaders mondiaux dans le secteur de l’énergie traditionnelle depuis quatre- vingts ans», a souligné M. Al-Faleh.

«Notre projet d’hydrogène vert à Neom, par l’intermédiaire d’Acwa Power et d’Air Products, est de loin le plus important de ce type dans le monde. Aramco propose également le programme le plus ambitieux au monde pour les produits et l’exportation d’hydrogène bleu», a-t-il poursuivi.

Réaffirmant l’objectif de l’Arabie saoudite de devenir une destination touristique mondiale, M. Al-Faleh a précisé que le Royaume souhaitait attirer 100 millions de visiteurs d’ici à 2030.

«Je pense que nous disposons d’offres adéquates, notamment AlUla, le projet de la mer Rouge, le parc d’attractions de Qiddiya, ainsi que des salles de concert, des centres culturels et des festivals de cinéma et de musique pour notre population dynamique, jeune et en forte croissance», a-t-il déclaré.

«Cependant, pour réaliser ces objectifs ambitieux, il faudra investir plus de 250 milliards d’euros, et il est clair que vous avez beaucoup à nous apprendre à ce sujet», a ajouté M. Al-Faleh. Il a ensuite mentionné que le produit intérieur brut saoudien avait déjà atteint un taux de croissance cumulé de 66% depuis le lancement de la Vision 2030.

Dans une interview accordée à Arab News, M. Al-Faleh a révélé que l’Arabie saoudite faisait désormais partie des dix pays qui attiraient le plus d’investissements étrangers. «Le volume des investissements étrangers est satisfaisant», a affirmé le ministre, ajoutant que son ministère annoncerait bientôt le nombre d’investissements que le Royaume a réussi à attirer. 

Selon lui, les investissements étrangers dans le Royaume ont augmenté de plus de 30% en 2022 par rapport à 2021 et il est probable qu’ils connaissent une hausse au cours de cette année. «L’Arabie saoudite n’attire pas seulement des investissements dans les secteurs de la pétrochimie et de l’énergie, mais également dans des secteurs tels que les technologies numériques, la santé, le tourisme, la culture et la logistique», a-t-il expliqué. «Les plus grandes entreprises du monde investissent désormais dans le Royaume, et ces entreprises considèrent l’Arabie saoudite comme un environnement propice à l’investissement.»

Commentant les mémorandums d’entente conclus à Milan, M. Al-Faleh a déclaré qu’ils « couvrent plusieurs secteurs, notamment celui de l’énergie, et plus particulièrement celui des énergies renouvelables». «Nous avons également signé des accords dans le secteur de la santé, et c’est une bonne chose car l’Italie est un pays avancé dans ce domaine. Des accords ont par ailleurs été conclus dans les secteurs de la construction et de l’industrie.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Le verrier Arc demande son placement en redressement judiciaire

 Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché. (AFP)
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  • Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an
  • Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué

LILLE: Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, annonce mercredi avoir demandé son placement en redressement judiciaire en raison d'une "dégradation sévère et continue" de son environnement de marché.

Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de nombreux plans de refinancement soutenus par l'État, le dernier il y a un an.

Le tribunal de commerce de Lille Métropole doit statuer mercredi sur sa demande de placement en redressement judiciaire, précise le groupe dans un communiqué.

Cette procédure est "le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s'adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé", estime le directeur général d'Arc France Nick Hodler, cité dans le communiqué.

Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, "notre modèle doit encore se transformer en profondeur (...), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs", prévient M. Hodler.

"Il y a plusieurs centaines d'emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l'ordre de 500 personnes", craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l'AFP.

Une offre de reprise 

L'environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre "la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d'achat" et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d'Asie.

"Les contraintes économiques, elles sont là: on est envahis de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu'on aura ça, on peut faire tous les plans qu'on veut, on sera toujours trop chers", regrette M. Specque.

"On ferait mieux de faire pression sur le gouvernement et l'Europe pour qu'ils mettent enfin des protections aux frontières et qu'on arrête de faire entrer de la camelote qui vient de Chine ou d'ailleurs", ajoute-t-il.

Timothée Durand, membre d'une famille de propriétaires historiques d'Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu'en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l'entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de "sérieuse" et "réaliste".

"L'État sera attentif aux conséquences humaines et sociales" de cette nouvelle procédure pour Arc, "dans la continuité du soutien apporté par l'État à ce groupe depuis plusieurs années", a réagi le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l'AFP.

M. Martin compte rencontrer jeudi Timothée Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que "l'Etat examinera avec sérieux" toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.

Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres et assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d'entrée de gamme pour le géant suédois de l'ameublement Ikea.

Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.

Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l'énergie et l'inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.

Dans un énième sauvetage en avril, un plan de refinancement de 42 millions d'euros avait été validé par la justice, avec l'arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.

En parallèle, l'État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d'euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu'il avait déjà prêté plus de 138 millions d'euros au groupe entre 2020 et 2023.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).