Biden fait tomber le masque et balaie les critiques sur la Covid

Masque noir sur le nez, puis dans la poche: la veille, l'attitude de Joe Biden lors d'une cérémonie de remise de médailles avait déjà suscité de nombreuses interrogations (Photo, AFP).
Masque noir sur le nez, puis dans la poche: la veille, l'attitude de Joe Biden lors d'une cérémonie de remise de médailles avait déjà suscité de nombreuses interrogations (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 07 septembre 2023

Biden fait tomber le masque et balaie les critiques sur la Covid

  • Assaillie de questions sur la Covid, la porte-parole de la Maison Blanche a botté en touche lors de son point de presse quotidien mercredi
  • Joe Biden, qui a déjà eu la Covid-19 en 2022, doit se rendre prochainement en Inde pour le sommet du G20 à New Delhi

WASHINGTON: Joe Biden a essuyé des critiques cette semaine pour s'être montré sans masque après le test positif de sa femme Jill à la Covid. Plutôt que de faire profil bas, le président octogénaire a récidivé mercredi, affichant même un certain enthousiasme à enfreindre les règles qu'il était censé suivre.

Masque noir sur le nez, puis dans la poche: la veille, l'attitude du dirigeant américain lors d'une cérémonie de remise de médailles avait déjà suscité de nombreuses interrogations.

"Hypocrisie", "manque de respect sans nom"... le président, candidat à sa réélection en 2024, avait immédiatement reçu une volée de bois vert des médias les plus à droite, l'accusant de faire "deux poids, deux mesures".

Car ses assistants avaient promis seulement quelques heures plus tôt que le démocrate respecterait scrupuleusement les directives des autorités sanitaires en matière de port du masque - très critiquées par les républicains.

«Voyants au vert»
Mercredi pourtant, le démocrate a rejoué la même partition. Agitant un masque noir avant un discours sur un accord entre dockers, il a déclaré avoir "fait un test aujourd'hui", précisant que "tous les voyants (étaient) au vert".

"Mais ils n'arrêtent pas de me dire que je dois continuer à le porter, parce qu'il faut attendre dix jours ou quelque chose comme ça", a-t-il ajouté.

Et de glisser, non sans une pointe d'ironie: "Mais ne leur dites pas que je ne le portais pas quand je suis entré, d'accord?"

Joe Biden, qui a déjà eu la Covid-19 en 2022, doit se rendre prochainement en Inde pour le sommet du G20 à New Delhi et ses projets de voyage demeurent inchangés.

Le démocrate, bien conscient que les restrictions liées à ce virus sont de moins en moins populaires en Amérique, ne cesse de saluer le chemin que le pays a parcouru par rapport aux heures les plus sombres de la pandémie.

Au risque de minimiser la hausse récente des hospitalisations liées à la Covid?

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Assaillie de questions sur le sujet, la porte-parole de la Maison Blanche a botté en touche lors de son point de presse quotidien mercredi.

"Le président fait tout ce qu'il peut, bien sûr, en accord avec son médecin, et il respecte donc les directives des autorités sanitaires", a déclaré Karine Jean-Pierre.

Le dirigeant démocrate n'a enlevé son masque mardi que "pour faire des remarques incroyablement fortes à propos de ce capitaine" qu'il a décoré, a-t-elle assuré.

Le comportement à visage découvert du président n'est-il d'ailleurs pas été un message adressé aux Américains pour leur faire comprendre que les jours les plus sombres de la pandémie sont passés?

Le gouvernement américain avait déjà tourné publiquement la page de la pandémie en entérinant la fin de l'état d'urgence nationale lié à la Covid-19.

"Nous sommes dans une phase différente", a rappelé Karine Jean-Pierre.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.