La Jordanie ne peut plus accueillir de nouveaux réfugiés syriens, selon son ministre des AE

Vue du camp de réfugiés syriens de Zaatari, près de la ville jordanienne de Mafraq. (Fichier/AFP)
Vue du camp de réfugiés syriens de Zaatari, près de la ville jordanienne de Mafraq. (Fichier/AFP)
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Publié le Jeudi 07 septembre 2023

La Jordanie ne peut plus accueillir de nouveaux réfugiés syriens, selon son ministre des AE

  • Ayman Safadi appelle la communauté internationale à assumer la responsabilité de garantir aux réfugiés le droit à une vie digne
  • Le ministre des Affaires étrangères jordanien a affirmé que le pays ne pouvait plus accueillir de réfugiés lors d'une conférence de presse avec le vice-Premier ministre irlandais, Micheàl Martin

LONDRES: La Jordanie n'est plus en mesure d'accepter davantage de réfugiés syriens, a déclaré jeudi son ministre des Affaires étrangères, Ayman Safadi, même si la crise actuelle en Syrie s'aggravait, entraînant un nouvel exode de personnes.

Lors d'une conférence de presse avec le vice-Premier ministre irlandais, Micheàl Martin, à Amman, Safadi a appelé la communauté internationale à assumer la responsabilité d'assurer aux réfugiés le droit à une vie digne, a rapporté l’Agence de presse koweïtienne.   

Les deux responsables ont discuté des mesures visant à parvenir à une solution politique à la crise syrienne, conformément à une approche «étape par étape», et à la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU, d'une manière qui respecte les droits du peuple syrien à une patrie sûre et stable, tout en garantissant la souveraineté du pays. 

Ayman Safadi a mis en avant les menaces à la sécurité dans la région résultant de la crise syrienne, notamment le terrorisme et le trafic de drogue.

La Jordanie continuera à protéger ses frontières contre l’entrée illégale de stupéfiants, a-t-il souligné.

Micheàl Martin et Ayman Safadi ont signé un protocole d'accord pour une consultation politique entre les deux pays, leur permettant de se rencontrer régulièrement et de fixer des objectifs spécifiques visant à renforcer leur coopération dans divers domaines et à maintenir la coordination sur les questions régionales.

Ayman Safadi a salué les efforts continus de l’Irlande pour parvenir à la paix entre Israël et les Palestiniens sur la base de la solution à deux États, et conformément aux résolutions internationales.

Micheàl Martin a déclaré que les relations entre l'Irlande et la Jordanie se renforçaient, notant  que les deux pays partageaient des positions similaires, notamment sur le processus de paix israélo-palestinien et la solution à deux États.

Au cours de son voyage en Jordanie, Micheàl Martin a également rencontré le roi Abdallah II pour discuter du Prix du jeune scientifique, du maintien de la paix, de la sécurité, de l'innovation et de la coopération économique. Il s’est également rendu sur les sites en relation avec les Nations unies pour entendre directement les réfugiés syriens parler des difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.