Le changement climatique a favorisé les vagues de chaleur de l'été

L'étude de l'ONG Climate Central, qui porte sur la période de juin à août 2023, a montré que les émissions de gaz à effet de serre projetés dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle ont rendu bien plus probables les canicules (Photo d'illustration, AFP).
L'étude de l'ONG Climate Central, qui porte sur la période de juin à août 2023, a montré que les émissions de gaz à effet de serre projetés dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle ont rendu bien plus probables les canicules (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Vendredi 08 septembre 2023

Le changement climatique a favorisé les vagues de chaleur de l'été

  • L'étude de l'ONG Climate Central a montré que les émissions de gaz à effet de serre ont rendu bien plus probables les canicules
  • L'ONG s'est appuyée sur des méthodes permettant de déterminer la probabilité d'une température journalière donnée dans chaque pays

WASHINGTON: Les records de chaleur enregistrés dans l'hémisphère nord cet été ont été dopés par le changement climatique, selon une analyse publiée jeudi.

L'étude de l'ONG Climate Central, qui porte sur la période de juin à août 2023, a montré que les émissions de gaz à effet de serre projetés dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle ont rendu bien plus probables les canicules qui ont plombé l'Asie, l'Afrique, l'Europe et l'Amérique du Nord.

Sur cette période, près de la moitié de la population mondiale, soit environ 3,8 milliards de personnes, ont subi au moins 30 jours de chaleur extrême aggravée par le changement climatique.

"Sur la planète, presque personne n'a échappé à l'influence du réchauffement climatique durant les trois derniers mois", a déclaré Andrew Pershing, vice-président en charge de la science pour Climate Central.

"Dans chacun des pays que nous avons analysés, notamment dans l'hémisphère sud où c'est la période la plus froide de l'année, nous avons observé des températures qui auraient été difficiles à atteindre, voire impossibles, sans le changement climatique causé par l'homme", a-t-il ajouté.

"La pollution due aux émissions de dioxyde de carbone est clairement responsable des records de chaleur de cette saison."

L'ONG s'est appuyée sur des méthodes permettant de déterminer la probabilité d'une température journalière donnée dans chaque pays, avec ou sans les niveaux actuels de pollution au dioxyde de carbone (CO2).

La même approche a permis aux scientifiques de mesurer le rôle du changement climatique dans des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les conditions qui ont permis le déclenchement d'importants feux au Québec cette année.

Climate Central a développé un Indice de Changement Climatique (CSI) allant de -5 à 5, les niveaux au-dessus de 0 indiquant les températures rendues plus probables par le réchauffement.

Par exemple, le niveau 3 signifie que le changement climatique a rendu trois fois plus probable la température enregistrée.

De juin à août, 48% de la population mondiale a donc connu 30 jours aux températures correspondant au moins à un niveau CSI 3, et 1,5 milliard de personnes l'ont connu tous les jours, selon les calculs de l'ONG.

Le rôle du changement climatique a été trois à quatre fois plus fort dans les vagues de chaleur subies par les pays les moins développés et les petites nations insulaires que pour les pays du G20, bien plus riches, d'après Andrew Pershing.

Certains pays "portent une responsabilité plus lourde dans le changement climatique et la pollution qui alimentent la chaleur que nous subissons tous en ce moment", a-t-il déclaré.


Le président colombien somme Trump de cesser de le «calomnier»

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  • "Mon nom (...) n'apparaît pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, M. Trump", a fustigé M. Petro sur le réseau social X
  • Donald Trump a déclaré dimanche à bord d'Air Force One qu'une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait "une bonne idée" et accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les États-Unis

BOGOTA: Le président colombien Gustavo Petro a rejeté dimanche les menaces et accusations de son homologue américain Donald Trump qui l'accuse sans preuve d'être un narcotrafiquant, à l'instar du président venezuelien capturé au cours du weekend.

"Mon nom (...) n'apparaît pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, M. Trump", a fustigé M. Petro sur le réseau social X.

Donald Trump a déclaré dimanche à bord d'Air Force One qu'une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait "une bonne idée" et accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les États-Unis, avertissant qu'il "ne le ferait plus très longtemps".

Le président colombien, de gauche, est très critique de l'action militaire du gouvernement Trump dans la région. Il accuse les États-Unis d'avoir enlevé Nicolás Maduro "sans base légale". Le dirigeant vénézuélien a été capturé à Caracas samedi après des bombardements de Washington sur la capitale.

Après lui avoir dit samedi qu'il devrait "faire gaffe à ses fesses", Donald Trump a qualifié dimanche Gustavo Petro d'"homme malade" qui "aime prendre de la cocaïne".

"La Colombie est très malade aussi, dirigée par un homme malade, qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis, et il ne va pas le faire très longtemps", a mis en garde le président américain.

Gustavo Petro "a des moulins à cocaïne et des usines de cocaïne, et il ne va pas le faire très longtemps", a-t-il soutenu.

Le ministère colombien des Affaires étrangères a qualifié les menaces du président américain d'"ingérence inacceptable" et demandé le "respect".

Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s'affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane, ou la politique migratoire.

La Colombie, pays frontalier du Venezuela, et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques clés dans la région, mais leurs relations sont aujourd'hui au plus bas.

 


Nouvel acte d'accusation de la justice américaine contre Maduro et son épouse

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  • L'acte d'accusation révisé vise désormais six personnes, dont Nicolas Maduro, Cilia Flores et le ministre vénézuélien de l'Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l'un des hommes les plus puissants du pays
  • Ils sont notamment accusés de s'être alliés avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que Washington considère comme "terroriste", ainsi qu'à des cartels criminels pour "acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis"

WASHINGTON: Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, emmenés de force par des militaires américains, sont visés par un nouvel acte d'accusation publié samedi pour "narcoterrorisme" et importation de cocaïne aux Etats-Unis.

Quelques heures après l'annonce de l'opération par le président Donald Trump, la ministre américaine de la Justice, Pam Bondi affirmait que le couple était inculpé pour ces faits devant un tribunal fédéral de New York.

Si les poursuites contre Nicolas Maduro et d'autres hauts responsables vénézuéliens dans cette procédure étaient connues depuis 2020, le nom de son épouse n'y apparaissait pas jusqu'à présent.

L'acte d'accusation révisé vise désormais six personnes, dont Nicolas Maduro, Cilia Flores et le ministre vénézuélien de l'Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l'un des hommes les plus puissants du pays.

Ils sont notamment accusés de s'être alliés avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que Washington considère comme "terroriste", ainsi qu'à des cartels criminels pour "acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis".

Nicolas Maduro et son épouse sont à bord d'un navire à destination de New York pour y être présentés à la justice, a indiqué Donald Trump sur Fox News.

Ils feront face "à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain, devant des tribunaux américains", a assuré Mme Bondi.

En août, le ministère de la Justice et le département d'Etat avaient annoncé doubler à 50 millions de dollars la prime pour l'arrestation de Nicolas Maduro et son ministre de l'Intérieur.

Le gouvernement de Nicolas Maduro dénonce de longue date une ingérence des Etats-Unis dans les affaires vénézuéliennes.


Washington travaillera avec les reponsables vénézuéliens «s'ils prennent de bonnes décisions», dit Rubio

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  • Lors d'une opération spectaculaire, les troupes américaines ont capturé et exfiltré samedi le président vénézuélien qui attend désormais en prison à New York d'être traduit devant la justice américaine pour "narcoterrorisme"
  • Interrogé sur la vice-présidente Delcy Rodriguez - à qui la Cour suprême vénézuélienne a confié le pouvoir par interim - le chef de la diplomatie américaine a déclaré que Washington allait juger ses actions et celles des autres dirigeants encore en place

WASHINGTON: Les Etats-Unis travailleront avec les responsables vénézuéliens en place "s'ils prennent de bonnes décisions", a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, assurant que Washington gardait des moyens de pression sur le pays, notamment l'embargo pétrolier.

"S'ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d'influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l'embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l'avenir, nous allons juger tout ce qu'ils font", a-t-il dit à propos du gouvernement vénézuélien, lors d'une interview à la chaîne CBS.

Marco Rubio a également semblé nettement tempérer les déclarations faites samedi par le président américain Donald Trump, selon lesquelles les Etats-Unis allaient "diriger" le Venezuela et n'hésiteraient pas à déployer des troupes sur place "si besoin".

Si Donald Trump ne peut pas écarter publiquement toutes les options et notamment celle d'un déploiement de troupes, a-t-il déclaré, "ce n'est pas ce que vous voyez actuellement. Ce que vous voyez actuellement, c'est un embargo pétrolier qui nous permet d'exercer une influence considérable sur la suite des événements".

Lors d'une opération spectaculaire, les troupes américaines ont capturé et exfiltré samedi le président vénézuélien qui attend désormais en prison à New York d'être traduit devant la justice américaine pour "narcoterrorisme".

Interrogé sur la vice-présidente Delcy Rodriguez - à qui la Cour suprême vénézuélienne a confié le pouvoir par interim - le chef de la diplomatie américaine a déclaré que Washington allait juger ses actions et celles des autres dirigeants encore en place et "voir ce qui va se passer".

"La différence" avec Nicolas Maduro, est que "la personne qui était aux commandes (...) était quelqu'un avec qui on ne pouvait pas travailler", et qui ne "respectait pas ses accords", a ajouté Marco Rubio.

Comme on lui demandait si les Etats-Unis soutiendraient Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix et figure de l'opposition ou Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Marco Rubio a botté en touche.

Les Etats-Unis, a-t-il assuré, ne peuvent plus s'impliquer dans la gestion politique de pays tiers.

Le Venezuela n'est pas "la Libye", "l'Irak", ou "l'Afghanistan". "Notre mission ici est très différente", a affirmé Marco Rubio. "Nous nous attaquons à ce qui constitue une menace pour les intérêts américains".