DSK se sent «très Marocain» et regrette le manque de connaissance sur le Maroc à l'Élysée

«Je me sens aussi Marocain que Francais», a affirmé DSK, se disant fier de cette solidarité qui s’est mise naturellement en place à travers tout le royaume. (Photo d'illustration, AFP)
«Je me sens aussi Marocain que Francais», a affirmé DSK, se disant fier de cette solidarité qui s’est mise naturellement en place à travers tout le royaume. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Jeudi 14 septembre 2023

DSK se sent «très Marocain» et regrette le manque de connaissance sur le Maroc à l'Élysée

  • «Je me sens aussi Marocain que Francais», a affirmé Dominique Strauss-Kahn sur BFMTV, qui réside depuis plusieurs années au Maroc
  • Interrogé sur les relations diplomatiques entre la France et le Maroc, DSK a affirmé qu’elles étaient «éxécrables»

CASABLANCA: «Les souvenirs remontent, c’est inévitable», a expliqué Dominique Strauss-Khan, à l’heure où les Marocaines et les Marocains pleurent leurs morts et où l’aide humanitaire est toujours en train d’être acheminée aux survivants du séisme, qui a fait plus de 2 900 morts et plus de 5 530 blessés.

L’ancien président du FMI, qui dirige aujourd’hui l’association marocaine Mekkil, vit une bonne partie de l’année à Marrakech. C’est dans ce contexte qu’il a répondu aux questions de journalistes de BFMTV mercredi.

Dominique Strauss-Kahn a expliqué qu’il avait vécu à l’âge de 11 ans le terrible séisme d’Agadir qui a fait plus de 12 000 morts en février 1960. Il faut «d’abord sauver les blessés, puis aider les survivants et entamer la phase de reconstruction», a-t-il affirmé, tout en appuyant sur l’importance de l’aide psychologique, pas seulement pour les enfants mais aussi les adultes. «Dès qu’un camion passe, j’ai vu certains adultes trembler, car cela leur rappelle ce qu’ils ont ressenti lors du séisme», a-t-il déclaré.

«Je me sens aussi Marocain que Francais», a affirmé DSK, se disant fier de cette solidarité qui s’est mise naturellement en place à travers tout le royaume, tout en reconnaissant que l’aide, qui peut parfois créer «un peu de cafouillages», devait être bien coordonnée.

«Quand je vois ce Maroc-là, je vois cette idée que je me suis toujours faite de la solidarité nécessaire dans une société» a par ailleurs déclaré Strauss-Khan lorsqu'il est amené à commenter la mobilisation populaire au Maroc, allant jusqu'à reconnaitre qu'il «ne la sent pas toujours dans une société comme la nôtre en France».

Interrogé par les journalistes de BFMTV sur la non-sollicitation d’aide française par l’État marocain après le séisme, l’ancien ministre a expliqué que l’aide sur place était déjà suffisante et que trop d’aide, trop d'équipements, trop de ressources humaines, ne feraient que congestionner la situation. Il a indiqué que son association «s’est mobilisée pour aider les zones sinistrées», et qu’un convoi de 6 voitures partait demain. 

 «Il n’y a pas un vrai spécialiste du Maroc à l'Élysée»

Sans trop vouloir s'étaler sur les relations diplomatiques entre la France et le Maroc, considérant que la période très difficile traversée par le Maroc n’était pas adéquate pour ce type de considérations, Dominique Strauss-Khan a néanmoins donné son opinion sur les relations tendues entre les deux pays. Elles sont «exécrables», a-t-il souligné, affirmant qu’il existait «une animosité réciproque» entre les deux pays.

Après avoir listé les sujets de discorde ayant conduit à cette situation, DSK a déploré le manque de tact français: «Il n’y a pas un vrai spécialiste du Maroc à l'Élysée et ça se sent», a-t-il assuré. Il a également fait remarquer que la volonté d'Emmanuel Macron de privilégier les relations algéro-françaises au détriment des relations avec le Maroc, pourrait tourner au «fiasco». 

L’ancien directeur du FMI s’est par ailleurs exprimé sur la reconstruction des zones sinistrées, qui demanderont «plusieurs années» et sur le rôle que le FMI et la Banque mondiale pourraient jouer à cette occasion. DSK a estimé que ces institutions financières n’avaient pas à intervenir dans des domaines qui n’étaient pas les leurs, tout en appelant les deux entités, dont les Assemblées générales doivent se tenir du 9 au 15 octobre à Marrakech, à ne pas annuler ces rendez-vous, tout en respectant la volonté des autorités marocaines.

Dans la même lancée, l’ancien candidat aux élections présidentielles, qui se sent «très Marocain», a invité les Français à continuer à se rendre à Marrakech et à ne pas bouder le tourisme au Maroc.

Enfin, questionné sur la possibilité qu’il puisse jouer un rôle diplomatique entre la France et le Maroc, DSK a très clairement répondu: «Je ne cherche à jouer aucun rôle et je suis à la disposition» de tout le monde.»

 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.