Des experts discutent de la crise humanitaire au Soudan et des meilleurs moyens d’y faire face

Les participants aux discussions ont également souligné la nécessité d’augmenter le financement, à l’échelle mondiale, pour répondre à la demande croissante d’aide humanitaire. (AFP)
Les participants aux discussions ont également souligné la nécessité d’augmenter le financement, à l’échelle mondiale, pour répondre à la demande croissante d’aide humanitaire. (AFP)
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Publié le Jeudi 14 septembre 2023

Des experts discutent de la crise humanitaire au Soudan et des meilleurs moyens d’y faire face

  • Le Soudan a été plongé dans la crise par un conflit qui a éclaté en avril entre les forces armées soudanaises et la faction militaire rivale – les Forces de soutien rapide
  • Plus de trois millions de personnes ont été déplacées, à l’intérieur du pays ou vers les pays voisins, ce qui a provoqué une crise humanitaire

LONDRES: Les effets de la crise humanitaire provoquée par le conflit au Soudan, ses répercussions sur l’ensemble de la région et les mesures nécessaires pour y remédier ont été les points centraux abordés lors d’une table ronde organisée mercredi par le Centre national de recherche sociale, un organisme social indépendant de recherche au Royaume-Uni. Shabaka, une organisation de conseil et de recherche spécialisée dans les diasporas et les besoins humanitaires des migrants, participait également à la table ronde. 

Les participants ont passé en revue la situation actuelle du pays, la réponse régionale au conflit et aux déplacements qu’il a provoqués, ainsi que ce qui peut être fait par la communauté internationale, les groupes locaux et la diaspora. 

Bashair Ahmed, directrice de Shabaka, déclare que le manque d’argent, l’absence de protection, les violences sexuelles et sexistes, l’ampleur de la population déplacée et les changements climatiques sont autant de facteurs qui ont réduit à néant les espoirs d’une reprise rapide. 

Le Soudan a été plongé dans la crise par un conflit qui a éclaté en avril entre les forces armées soudanaises et la faction militaire rivale – les Forces de soutien rapide (FSR). Plus de trois millions de personnes ont été déplacées, à l’intérieur du pays ou vers les pays voisins, ce qui a provoqué une crise humanitaire qui exerce une pression «insoutenable» sur les organisations humanitaires internationales et les pays accueillant les réfugiés. 

Faith Kasina, porte-parole et chargée de communication de l’Agence des nations unies pour les réfugiés (UNHCR), déclare qu’une réponse régionale plus forte et la création de couloirs de sécurité pour l’acheminement de l’aide humanitaire sont indispensables afin de soutenir les efforts visant à aider un pays ravagé par une guerre qui a fait au moins mille cent trente-six morts et douze mille blessés. 

«Il faut des couloirs humanitaires, du pragmatisme, la fin des hostilités, la localisation, davantage d’actions dans les pays voisins et une protection au-delà des frontières», souligne-t-elle. 

«Les Soudanais n’ont pas accès aux services de base, aux abris, à l’éducation, à la justice et à la sécurité. Les taux de violence sexuelle et sexiste augmentent et peu de choses sont faites pour rendre des comptes et mettre en œuvre des changements et des actions.» 

Les participants aux discussions ont également souligné la nécessité d’augmenter le financement, à l’échelle mondiale, pour répondre à la demande croissante d’aide humanitaire. 

Mme Ahmed soutient que les budgets destinés à l’aide sont limités, ajoutant: «Il y a tellement de problèmes dans le monde, c’est accablant!» Mais elle note toutefois que de nombreux pays ont fait preuve d’une «grande solidarité» en accueillant des réfugiés, malgré le manque de ressources et de logements. 

Elle déclare que divers facteurs ont contribué au déficit de financement des budgets d’aide humanitaire, notamment la pandémie de Covid-19, le changement climatique et la hausse de l’inflation dans de nombreux pays, qui rend les opérations humanitaires de plus en plus coûteuses et difficiles à maintenir. 

Mme Kasina suggère qu’en dépit des défis, les décideurs politiques peuvent prendre un certain nombre de mesures pour améliorer les conditions dans lesquelles les opérations d’aide humanitaire sont déployées. Elle insiste sur l’importance d’une meilleure coordination entre les organisations internationales et régionales, à titre d’exemple, d’une plus grande attention et d’un plus grand soutien pour les organisations locales et nationales, ainsi que de l’autonomisation des groupes régionaux de la société civile. 

Sherine el-Taraboulsi, directrice de NatCen International, la branche mondiale du Centre national de recherche sociale, déclare qu’il existe un lien étroit entre les effets des politiques étrangères et le travail humanitaire. Elle exhorte les organisations à travailler plus étroitement avec les travailleurs de la diaspora pour combler les déficits d’aide et elle souligne l’importance d’être à l’écoute des populations locales, du rôle de la société civile et de la mobilisation. 

Les intervenants ont également discuté du rôle des organisations régionales comme l’Union africaine (UA). Bashair Ahmed note que ces organisations sont présentes sur les lignes de front du conflit au Soudan et qu’elles disposent par ailleurs de l’expérience et des connaissances nécessaires pour aider à le résoudre. Elle appelle donc à leur participation dans le cadre de la réponse à la crise. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.