Tunisie: manifestation contre des députés et leur discours de «haine»

Les manifestants scandent des slogans alors qu'ils se rassemblent sur la place Mohamed Bouazizi dans le centre de la ville de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, le 17 décembre 2020. (AFP)
Les manifestants scandent des slogans alors qu'ils se rassemblent sur la place Mohamed Bouazizi dans le centre de la ville de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, le 17 décembre 2020. (AFP)
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Publié le Vendredi 18 décembre 2020

Tunisie: manifestation contre des députés et leur discours de «haine»

  • Des dizaines de personnes manifestent contre le discours de haine au sein du Parlement
  • Les organisateurs de la manifestaion pointent du doigt les partis islamistes du Parlement

TUNIS : Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté vendredi à Tunis pour dénoncer les discours de «haine» et de «violence» tenus par certains députés au sein du Parlement, et réclamer des mesures contre eux.

Ce rassemblement survient au lendemain du 10ème anniversaire du déclenchement de la révolution qui a mis la Tunisie sur la voie de la démocratie.

Le 7 décembre, une bagarre avait éclaté au sein de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) entre des députés du bloc islamo-nationaliste Al Karama et du Courant démocratique, parti social-démocrate, suscitant l'ire de nombreux Tunisiens.

Les manifestants ont répondu à l'appel de la centrale syndicale UGTT et d'autres organisations de la société civile, comme l'Association tunisienne des femmes démocrates (AFTD) et du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

«Le peuple, la liberté, la dignité nationale», scandaient les protestataires, bloqués à quelques mètres du Parlement.

«Le Parlement est devenu un espace de haine, notamment à l'égard des femmes. Nous appelons le Parlement, les autorités, le président, à prendre des mesures claires, précises et urgentes pour pénaliser la violence au sein du Parlement et dans l'ensemble de la société», a déclaré à l'AFP Nabila Hamza, membre de l'AFTD.

Les organisations pointent du doigt les partis islamistes du Parlement : Al Karama et le premier parti de l'Assemblée, la formation islamiste modérée Ennahda.

Elles demandent, face à la virulence des confrontations politiques et des déclarations d'élus, à ce que des sanctions soient prises.

Depuis son élection en octobre 2019, le Parlement est le théâtre de nombreuses altercations, à l'origine de blocages lors des séances parlementaires.

Ces entraves au bon fonctionnement de l'institution sont une menace pour les libertés individuelles et le processus démocratique, estiment les organisateurs du rassemblement.

«Ce discours de haine au sein des institutions divise les Tunisiens. C'est dangereux», a averti Fethi Safsabi, membre de l'UGTT à Ben Arous, près de Tunis.

Si la démocratisation de la Tunisie est largement saluée, l'espoir de 2011 a cédé la place à la colère, en l'absence d'amélioration sociale.

La classe politique, très fragmentée depuis les législatives de 2019, se déchire régulièrement sans parvenir à passer à l'action.

 


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.