Liban: L'armée arrête un homme armé qui avait érigé une barricade à Jounieh

Un soldat de l'armée libanaise monte la garde à Tripoli, au nord du Liban (Photo, AFP).
Un soldat de l'armée libanaise monte la garde à Tripoli, au nord du Liban (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 18 septembre 2023

Liban: L'armée arrête un homme armé qui avait érigé une barricade à Jounieh

  • La direction des renseignements de l'armée libanaise est intervenue et des forces militaires ont arrêté l'homme, né dans le quartier d'Achrafieh à Beyrouth
  • Selon l'armée, le suspect a été arrêté pour avoir «tiré en l'air et terrorisé les citoyens»

BEYROUTH: Un Libanais de 38 ans a été placé en détention dimanche après avoir menacé la sécurité de la ville côtière de Jounieh, à environ 16 kilomètres au nord de Beyrouth.

Il semblait dans un premier temps être psychologiquement instable, selon une source de sécurité qui s'est confiée à Arab News.

Le commandement de l'armée a déclaré que le citoyen «J.H.» avait été arrêté pour avoir «tiré en l'air et terrorisé les citoyens».

Une arme de type Kalachnikov, 16 grenades, une grande quantité de munitions militaires, des équipements et des drapeaux partisans ont été saisis, selon un communiqué de l'armée.

Des témoins ont rapporté que l'homme, qui portait un fusil d'assaut et des chargeurs de munitions sur la poitrine, avait placé des sacs de sable sur un rond-point de Jounieh.

Il a été vu en train de hisser le drapeau du parti des Forces libanaises et de diffuser des chansons.

L’homme a ensuite tiré en l'air, effrayant les habitants du quartier. Il a alors menacé de se tirer dessus devant les passants si la presse ne venait pas lui permettre  de s’exprimer sur la situation économique difficile.

La direction des renseignements de l'armée libanaise est intervenue et des forces militaires ont arrêté l'homme, né dans le quartier d'Achrafieh à Beyrouth.

Le parti des Forces libanaises n'a pas commenté l'incident.

Insécurité alimentaire

Selon des activistes, l'incident est la suite logique «une tension qui couvait depuis des mois et qui a explosé sur le terrain sous la forme d'une initiative armée individuelle».

Le Liban a connu dernièrement des épisodes de colère publique à la suite d'une crise économique qui sévit depuis 2019.

L'année dernière, Human Rights Watch a mené une étude sur les niveaux alarmants de pauvreté et d'insécurité alimentaire dans le pays en raison du déclin de l'activité économique, de l'instabilité politique et de la cherté de la vie.

L'organisation a constaté qu'une majorité de Libanais n'étaient pas en mesure de garantir leurs droits sociaux et économiques dans un contexte d'aggravation de la crise, les familles à revenus limités étant les plus touchées.

L'organisation a mis en garde contre «la gravité de la situation au vu du système de protection sociale actuel qui ne permet pas à de nombreuses personnes de faire face à la crise».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite mène la condamnation arabe des attaques de l’Iran contre Bahreïn et le Koweït

Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
Le ministère a déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour protéger leur sécurité. (KSAMOFA)
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  • Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi

RIYAD : Le ministère des Affaires étrangères de l’Saudi Arabia a condamné samedi les attaques de l’Iran contre l’Bahrain et le Kuwait.

Les deux pays du Golfe ont intercepté sept missiles tirés par l’Iran samedi.

Dans une déclaration publiée sur X, le ministère saoudien des Affaires étrangères a affirmé que les agressions iraniennes représentent une menace pour la sécurité régionale et internationale.

« Les attaques continues de l’Iran compromettent les efforts internationaux visant à rétablir la sécurité », indique le communiqué.

Le ministère a également déclaré que l’Arabie saoudite soutient Bahreïn et le Koweït dans les mesures qu’ils prennent pour garantir leur sécurité.

« Les attaques continues de l’Iran signifient une nouvelle escalade », a ajouté le ministère.

L’échange de frappes intervient alors que l’administration Trump accentue la pression sur l’Iran afin de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit.

La Jordan a également condamné samedi ces attaques, les qualifiant de violation de la souveraineté des deux pays et de menace pour la sécurité et la stabilité régionales.

Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé la pleine solidarité de la Jordanie avec Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien aux mesures prises pour protéger leur sécurité et leur intégrité territoriale. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.