L’Arabie saoudite et ses partenaires cherchent à relancer le processus de paix israélo-palestinien

La réunion visait à établir un programme de soutien à la paix qui «maximisera les dividendes de la paix pour les Palestiniens et les Israéliens une fois qu’ils parviendront à un accord de paix», peut-on lire dans le rapport. (AFP)
La réunion visait à établir un programme de soutien à la paix qui «maximisera les dividendes de la paix pour les Palestiniens et les Israéliens une fois qu’ils parviendront à un accord de paix», peut-on lire dans le rapport. (AFP)
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

L’Arabie saoudite et ses partenaires cherchent à relancer le processus de paix israélo-palestinien

  • Des représentants de près de soixante-dix pays et organisations internationales ont participé à la réunion, ainsi qu’une cinquantaine d’intervenants en provenance de différents pays
  • Cette volonté nouvelle est basée sur la nécessité urgente de préserver la solution à deux États garantissant un État palestinien viable, souverain, indépendant et contigu

RIYAD: L’Arabie saoudite, l’Union européenne (UE), l’Égypte et la Jordanie ont publié une déclaration visant à relancer le processus de paix israélo-palestinien, rapporte aujourd’hui l’agence de presse saoudienne (SPA).

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a coprésidé une réunion à laquelle participaient également Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe; Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité; Ayman Safadi, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Jordanie et Sameh Choukri, ministre égyptien des Affaires étrangères.

Des représentants de près de soixante-dix pays et organisations internationales ont participé à la réunion, ainsi qu’une cinquantaine d’intervenants en provenance de différents pays.

Cette réunion visait à établir un programme de soutien à la paix qui «maximisera les dividendes de la paix pour les Palestiniens et les Israéliens une fois qu’ils parviendront à un accord de paix», peut-on lire sur le rapport.

«Le but est de mettre en place des contributions et des programmes détaillés, sous réserve de la conclusion d’un accord sur le statut final qui soutiendra la paix et garantira que tous les peuples de la région en tirent profit. Cet effort vise à garantir que la Journée de la paix soit une journée de possibilités et de promesses, renforçant ainsi les efforts sérieux pour y parvenir.»

Le communiqué indique que la paix israélo-palestinienne demeure difficile à atteindre depuis la programmation du processus de paix à Madrid en 1991, car les accords signés, notamment les accords d’Oslo, n’ont pas été pleinement respectés.

«L’occupation se poursuit et s’accompagne d’un certain nombre de complications et de difficultés qui éloignent encore plus les parties d’un éventuel accord. La situation sur le terrain s’avère intenable et le statu quo devient impossible à accepter, à plus forte raison dans un contexte international marqué par les conflits. Ignorer la nécessité de relancer le processus de paix n’est utile ni aux parties ni au présent et à l'avenir du Moyen-Orient.»

Cette volonté nouvelle est basée sur la nécessité urgente de préserver la solution à deux États garantissant un État palestinien viable, souverain, indépendant et contigu, selon les frontières du 4 juin 1967, ajoute le rapport de la SPA.

«On ne soulignera jamais assez la nécessité de relancer un processus de paix significatif pour parvenir à la solution à deux États, conformément au droit international, aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies (ONU), à l’Initiative de paix arabe de 2002 et à l’offre de soutien à la paix de l’UE de 2013. Sinon, une nouvelle détérioration menacera la sécurité régionale et internationale», ajoute le communiqué.

«L’effort de la Journée de la paix s’appuie, entre autres, sur l’Initiative de paix arabe, adoptée par les États arabes pour exposer leur vision d’une paix régionale globale, en plus de ses conditions et exigences. Fondée sur le retrait total de tous les territoires palestiniens et arabes occupés depuis 1967 en échange d’une normalisation complète, cette initiative a ensuite été approuvée par l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et accueillie favorablement par l’UE et les Nations unies.»

L’effort de la Journée de la paix s’appuie également sur l’offre de l’UE de 2013 de fournir un «programme sans précédent de soutien politique, sécuritaire et économique» aux deux parties dans le cadre d’un accord sur le statut final.

Les organisateurs ont également créé des groupes de travail chargés d’élaborer les éléments du programme complet de soutien à la paix et tous les participants ont été invités à participer.

Ces groupes de travail se concentreront sur l’identification des éléments substantiels du programme de soutien à la paix et ils concerneront en principe les envoyés spéciaux ou les ambassadeurs, tout en bénéficiant de la contribution d’experts.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.