L'accès aux soins des Palestiniens entravé par les restrictions israéliennes

Des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza traversent chaque année la frontière pour être soignés en Israël. (AFP)
Des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza traversent chaque année la frontière pour être soignés en Israël. (AFP)
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Publié le Lundi 18 septembre 2023

L'accès aux soins des Palestiniens entravé par les restrictions israéliennes

  • L'économie palestinienne fonctionne «bien en-deçà de son potentiel» et le revenu par habitant devrait stagner en raison de l'accroissement de la population, souligne le rapport
  • L'institution prévoit une progression de la pauvreté dans les Territoires palestiniens, dont un habitant sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté

JERUSALEM: Les restrictions imposées par Israël et les contraintes budgétaires croissantes frappant les Territoires palestiniens ont de graves conséquences sur l'accès aux soins des Palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza, a déclaré lundi la Banque mondiale.

L'économie palestinienne fonctionne "bien en-deçà de son potentiel" et le revenu par habitant devrait stagner en raison de l'accroissement de la population, souligne la Banque mondiale dans un rapport.

L'institution prévoit une progression de la pauvreté dans les Territoires palestiniens, dont un habitant sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté.

L'économie palestinienne souffre des restrictions imposées par Israël sur les déplacements et le commerce en Cisjordanie occupée, du blocus de la bande de Gaza ou encore de la division entre ces deux entités, relève ce rapport.

"Les contraintes budgétaires pèsent lourdement sur le système de santé palestinien et en particulier sur sa capacité à faire face au fardeau croissant des maladies non-transmissibles", a déclaré Stefan Emblad, le directeur de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, dans un communiqué accompagnant le rapport.

Les restrictions, en particulier "un système d'autorisations longues et bureaucratiques" rendent difficile l'accès aux soins pour les Palestiniens et affectent la prise en charge de patients pour des cancers, des maladies cardiaques, des grossesses pathologiques ou des maladies infantiles, souligne le communiqué.

"La situation est particulièrement critique à Gaza, dont le système de santé est moins développé et où les patients ont du mal à obtenir à temps les autorisations de sortie à des fins médicales", ajoute la Banque mondiale.

"Les chiffres du rapport montrent que le quasi-blocus de Gaza a un impact sur la mortalité", assure M. Emblad, expliquant que certains patients meurent avant d'obtenir leur autorisation.

Des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza traversent chaque année la frontière pour être soignés en Israël.

En 2022, Israël a accordé des permis d'entrée pour plus de 110.000 visites médicales aux habitants de la Cisjordanie occupée, où vivent près de trois millions de Palestiniens, selon le COGAT, l'organe du ministère de la Défense israélien supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

Plus de 17 000 permis ont été délivrés la même année aux Palestiniens de la bande de Gaza, où 2,3 millions de personnes vivent sous le coup d'un blocus imposé par Israël depuis l'arrivée au pouvoir du mouvement islamiste Hamas en 2007, ce qui a contribué aux difficultés d'approvisionnement en médicaments.

De nombreux Palestiniens ne peuvent malgré tout pas accéder aux soins en Israël, soit faute d'autorisation de sortie, soit parce que les autorités palestiniennes refusent de payer pour les traitements.

La Banque mondiale a exhorté Israël et les autorités palestiniennes à mieux gérer ces cas et à assouplir le processus d'autorisation pour les malades et leurs accompagnants.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com