Raid militaire israélien à Jénine, trois Palestiniens tués

Des membres de la presse examinent une carcasse brûlée à l'entrée du camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie occupée pendant une opération militaire israélienne en cours le 4 juillet 2023. (Photo d'illustration de Jaafar ASHTIYEH / AFP)
Des membres de la presse examinent une carcasse brûlée à l'entrée du camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie occupée pendant une opération militaire israélienne en cours le 4 juillet 2023. (Photo d'illustration de Jaafar ASHTIYEH / AFP)
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

Raid militaire israélien à Jénine, trois Palestiniens tués

  • Le point de passage d'Erez, entre Israël et la bande de Gaza, qui devait rouvrir lundi matin est resté fermé mardi, après une succession d'affrontements ces derniers jours entre jeunes Palestiniens et soldats israéliens
  • L'armée a indiqué qu'un drone militaire avait «frappé», sans plus de précision, dans le camp de Jénine

RAMALLAH: Trois Palestiniens ont été tués mardi soir à Jénine par des tirs israéliens, a annoncé le ministère de la Santé palestinien, l'armée israélienne ayant annoncé de son côté avoir mené une opération dans le camp de réfugiés de cette ville du nord de la Cisjordanie.

Environ 30 personnes ont été blessées, a ajouté le ministère dans un communiqué. L'armée a indiqué de son côté qu'un drone militaire avait "frappé", sans plus de précision, dans le camp de Jénine.

Selon un communiqué publié par ses services, le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant a estimé que le raid militaire à Jénine faisait partie des "mesures nécessaires pour empêcher des activités terroristes".

"La situation n'est pas claire. Il y a des bruits d'explosions et de tirs et nous ne pouvons pas circuler", avait affirmé un peu plus tôt Mahmoud Sadi, directeur du Croissant Rouge palestinien à Jénine, joint au téléphone par un journaliste de l'AFP.

Joint par téléphone vers 21h30 (18h30 GMT), le gouverneur par intérim de Jénine, Kamal Abou Rob, a déclaré à l'AFP que l'armée israélienne s'était retirée après avoir "ciblé une maison" récemment utilisée pour abriter un Palestinien recherché par les services de sécurité israéliens.

En juillet, l'armée israélienne avait mené une opération d'envergure à Jénine, bastion de groupes armés palestiniens, au cours de laquelle treize Palestiniens et un soldat avaient été tués.

Depuis le début de l'année, le nord de la Cisjordanie a été le théâtre d'attaques palestiniennes répétées contre des Israéliens ainsi que de violences récurrentes de colons juifs à l'encontre de Palestiniens. Jénine et le camp de réfugiés ont été visés à plusieurs reprises par des opérations israéliennes.

Dans la bande de Gaza, un Palestinien a été tué d'autre part mardi par des tirs de soldats israéliens près de la barrière séparant Israël de ce territoire palestinien sous le contrôle du mouvement islamiste Hamas, selon les autorités locales.

"Tireurs d'élite" 

L'armée israélienne a fait état de son côté de "centaines d'émeutiers" du côté palestinien de la clôture et déclaré avoir eu recours à "moyens antiémeute et des tireurs d'élite" pour les disperser, selon un communiqué.

Par ailleurs, le point de passage d'Erez, entre Israël et la bande de Gaza, qui devait rouvrir lundi matin est resté fermé mardi, après une succession d'affrontements ces derniers jours entre jeunes Palestiniens et soldats israéliens postés de l'autre côté de la barrière érigée par Israël autour de la bande de Gaza.

Mardi soir, le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina a condamné la poursuite de "l'agression" israélienne.

Ces incidents surviennent sur fond d'une flambée de violences liées au conflit israélo-palestinien depuis le début de l'année, en particulier en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Au moins 236 Palestiniens ont ainsi été tués depuis le 1er janvier, ainsi que 28 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.

Ces statistiques incluent, côté palestinien, des combattants et des civils parmi lesquels des mineurs, et côté israélien, en majorité des civils parmi lesquels des mineurs, et trois membres de la minorité arabe.


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.