Libye: à Derna, des rescapés sous le choc racontent la catastrophe

Des équipes de secours marchent dans une zone détruite de la ville de Derna, dans l'est de la Libye, le 18 septembre 2023, à la suite d'inondations soudaines et meurtrières.
Des équipes de secours marchent dans une zone détruite de la ville de Derna, dans l'est de la Libye, le 18 septembre 2023, à la suite d'inondations soudaines et meurtrières.
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Publié le Mercredi 20 septembre 2023

Libye: à Derna, des rescapés sous le choc racontent la catastrophe

  • Certaines parties de la ville incluant des bâtiments et des infrastructures ont été rayées de la carte, et d'après des habitants, la plupart des victimes ont été ensevelies sous la boue ou emportées vers la Méditerranée
  • Entre la maison d'Abdel Moneim et l'oued, "il y avait trois ou quatre immeubles. Aujourd'hui il n'y a plus rien. Que de la terre. C'est comme s'il n'y avait pas de constructions ici", déplore-t-il

DERNA: Il était deux heures du matin quand Abdel Moneim Awad Al-Cheikh a entendu des cris. En sautant de son lit, il découvre que l'eau se propage partout, puis des vagues arrachent les portes de sa maison à Derna, emportant tout sur leur passage.

Les pluies torrentielles tombées sur cette ville de l'Est de la Libye dans la nuit du 10 au 11 septembre ont entraîné l'effondrement de deux barrages, provoquant une vague de l'ampleur d'un tsunami le long d'un oued habituellement à sec.

Devant les escaliers de sa maison détruite, le regard perdu face au paysage de dévastation qui s'étale devant lui, Abdel Moneim se souvient comment lui et sa famille ont survécu à la catastrophe qui a fait des milliers de morts et de disparus.

"J'ai quitté la maison et je n'ai rien emporté à part mes lunettes et mon téléphone portable. Je suis sorti et l'eau secouait les portes en fer", raconte à l'AFP l'homme de 73 ans.

Certaines parties de la ville incluant des bâtiments et des infrastructures ont été rayées de la carte, et d'après des habitants, la plupart des victimes ont été ensevelies sous la boue ou emportées vers la Méditerranée.

Dimanche, au port de Derna, des plongeurs turcs et russes étaient encore à la recherche de corps, une semaine après la catastrophe. Pas loin d'eux, d'autres secouristes émiratis et libyens étaient en réunion pour "coordonner" leurs opérations.

Entre la maison d'Abdel Moneim et l'oued, "il y avait trois ou quatre immeubles. Aujourd'hui il n'y a plus rien. Que de la terre. C'est comme s'il n'y avait pas de constructions ici", déplore-t-il.

Aujourd'hui, le sol de sa maison, au premier étage, est recouvert d'une épaisse couche de terre sèche, les fenêtres sont dévastées, des pans de murs, fissurés ou détruits. Il y vivait avec sa femme. Ses deux fils occupent avec leurs familles les autres étages de l'immeuble.

Lorsque la porte de leur maison a été détruite par les puissants flots, ils sont montés au quatrième étage. Mais ce n’était pas la fin de leur "cauchemar".

Au bout d'un quart d'heure, raconte Abdel Moneim, "mon fils a crié pour dire qu'une autre vague arrivait et qu'elle était plus grande que la première, environ 20 mètres de haut".

Sur le toit jusqu'à l'aube

Il dit que lui et les siens avaient été contraints de monter encore plus haut, au cinquième étage, sur le toit de la maison de son voisin.

"Nous avons utilisé une échelle en bois et nous sommes restés jusqu'à l'aube lorsque des jeunes volontaires sont venus pour nous porter secours."

A l'instar d'Abdel Moneim, de nombreuses familles à Derna ont vécu le même cauchemar.

Mohamad Abdelhafidh, un Libanais résidant à Derna, dit à l'AFP avoir "vu la mort". Il dormait quand il a senti une "secousse". "J'ai cru à un tremblement de terre".

Il a alors demandé à sa sœur et son père de descendre dans la rue, mais depuis son balcon, il a découvert que l'eau était montée jusqu'au niveau de son appartement, au troisième étage.

Il raconte que lui et les membres de sa famille étaient montés dans les étages supérieurs où ils sont restés jusqu'à ce que le niveau de l'eau baisse.

Selon un dernier bilan communiqué par le ministère de la Santé du gouvernement basé dans l'Est du pays divisé, la catastrophe a fait 3.283 morts. Le bilan final pourrait être beaucoup plus lourd en raison du nombre de disparus qui se comptent par milliers.

"La veille (de la catastrophe), nous avions reçu des avertissements indiquant que de fortes pluies étaient attendues et que nous devions rester à la maison. Rien d'autre", se souvient Mohammed Al-Zawi, 25 ans.

Surpris par les flots, le jeune homme barbu dit à l'AFP avoir survécu avec sa famille de neuf personnes en grimpant sur le toit de leur maison à deux étages.

Dès que le niveau de l'eau a baissé, il raconte être descendu dans la rue et avoir vu de 25 à 30 corps avant de se précipiter vers les rescapés pour les aider.

"L'eau a emporté des voitures avec des gens à l'intérieur, des personnes et des biens. Tout a été déversé dans la mer", se souvient-t-il, encore sous le choc.


Le ministre saoudien de la Santé dirige l'initiative « Walk 30 » du Sports Boulevard

Le ministre saoudien de la Santé, Fahad Al-Jalajel, dirige une marche sur le boulevard des sports de Riyad, samedi, pour donner le coup d'envoi de l'initiative de santé publique « Walk 30 ». (Photo AN de Loai Elkelawy)
Le ministre saoudien de la Santé, Fahad Al-Jalajel, dirige une marche sur le boulevard des sports de Riyad, samedi, pour donner le coup d'envoi de l'initiative de santé publique « Walk 30 ». (Photo AN de Loai Elkelawy)
Le ministre saoudien de la Santé, Fahad Al-Jalajel, dirige une marche sur le boulevard des sports de Riyad, samedi, pour donner le coup d'envoi de l'initiative de santé publique « Walk 30 ». (Photo AN de Loai Elkelawy)
Le ministre saoudien de la Santé, Fahad Al-Jalajel, dirige une marche sur le boulevard des sports de Riyad, samedi, pour donner le coup d'envoi de l'initiative de santé publique « Walk 30 ». (Photo AN de Loai Elkelawy)
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  • Selon Fahad Al-Jalajel, le programme d'activités est « un pilier de la transformation de la santé et de la qualité de vie ».
  • Selon le ministre, les efforts déployés ont contribué à l'augmentation de l'espérance de vie moyenne dans le Royaume.

RIYAD : Samedi, le ministre saoudien de la Santé, Fahad Al-Jalajel, a donné le coup d'envoi de l'initiative de santé publique Walk 30 lors d'une marche sur le boulevard des sports de Riyad.

M. Al-Jalajel a déclaré à Arab News que l'un des objectifs du programme était d'inciter la population du Royaume à pratiquer une activité physique régulière, avec pour but d'atteindre au moins 150 minutes par semaine.

Walk 30 vise à relever le défi sanitaire que représente l'inactivité physique, qui touche actuellement plus de 80 % de la population.

La campagne encourage un objectif simple, mais efficace : marcher 30 minutes par jour, ou 150 minutes par semaine, afin de modifier durablement son comportement et de devenir plus sain et plus actif.

« La Marche 30, qui en est à sa cinquième saison, est considérée comme un pilier de la transformation de la santé et de la qualité de vie », a déclaré M. Al-Jalajel. 

La promotion de modes de vie plus sains porte ses fruits : 58,5 % des adultes pratiquent aujourd'hui au moins 150 minutes d'activité physique par semaine, ce qui est supérieur à l'objectif fixé pour 2024. Parmi les enfants et les adolescents, 18,7 % respectent la recommandation d'activité physique de 60 minutes par jour.

Ces efforts ont contribué à l'augmentation de l'espérance de vie moyenne, qui s'élève désormais à 78,8 ans, se rapprochant ainsi de l'objectif de 80 ans fixé par la Vision 2030.

« Je suis très heureux de voir le nombre de personnes pratiquant la marche 30 minutes par jour atteindre aujourd'hui un nouveau record », a déclaré M. Al-Jalajel.

Il a ajouté que la marche, ne serait-ce que 30 minutes par jour, améliore la santé et permet de réduire le risque de maladies chroniques, notamment les brûlures d'estomac de 30 % et les accidents vasculaires cérébraux de 40 %. 

À l'approche de l'été et des températures élevées, le ministre a conseillé aux gens de marcher le soir, quand il fait plus frais, de s'hydrater et de rester à l'ombre. 

Il a également mis l'accent sur le programme Healthy Mall, qui encourage les gens à faire de l'exercice dans les centres commerciaux.  

Débuté en 2019, ce programme se déroule actuellement dans plusieurs endroits du Royaume. 

Les centres commerciaux ont été transformés en lieux où les membres de la communauté peuvent marcher confortablement, avec des stations d'eau potable et des restaurants servant des repas sains. 

M. Al-Jalajel a déclaré : « Nous pensons que la Marche 30 peut être reproduite dans différents pays. La saison dernière, le Dr Tedros (Adhanom Ghebreyesus), directeur général de l'OMS, a participé avec nous, et ils ont également un programme de marche. 

« Nous avons de multiples initiatives pour faire progresser la Marche 30 en hiver comme en été, et nous pouvons collaborer avec différents pays dans ce domaine », a-t-il ajouté. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le roi Salman et son prince héritier Mohammed ben Salmane ont adressé un message de condoléances au président iranien.

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  • Le roi Salman et son prince héritier Mohammed ben Salmane ont adressé un message de condoléances au président iranien.
  • Ils ont également souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

RIYAD : Les dirigeants saoudiens ont présenté leurs condoléances au président iranien Masoud Pezeshkian à la suite de l'explosion meurtrière survenue dans le port de Shahid Rajaee, près de Bandar Abbas, qui a fait au moins 25 morts et plus de 700 blessés.

Le roi Salman et le prince héritier Mohammed bin Salman ont envoyé un message de condoléances au président iranien, aux familles des victimes et au peuple iranien.

Ils ont également souhaité un prompt rétablissement aux blessés, selon l'agence de presse saoudienne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Les ministères saoudiens unissent leurs forces pour assurer la sécurité des pèlerins lors du Hadj

Le ministère du Hadj et de la Omra a commencé à distribuer les cartes Nusuk pour la saison du Hadj, avec plus de 150 000 cartes émises et une capacité de production quotidienne de 70 000. (X/@MoHU_En)
Le ministère du Hadj et de la Omra a commencé à distribuer les cartes Nusuk pour la saison du Hadj, avec plus de 150 000 cartes émises et une capacité de production quotidienne de 70 000. (X/@MoHU_En)
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  • Les cartes Nusuk, les opérations anti-fraude et les réglementations touristiques visent à garantir un pèlerinage sûr et sans heurts.
  • L'impression se poursuivra jusqu'à ce que tous les permis et visas pour le Hadj soient délivrés. Les pèlerins internationaux recevront leur carte à leur arrivée par l'intermédiaire de leur société de services. 

MAKKAH : Selon l'Agence de presse saoudienne, le ministère du Hadj et de la Omra a commencé à distribuer les cartes Nusuk pour la saison du Hadj, avec plus de 150 000 cartes émises et une capacité de production quotidienne de 70 000 unités.

Imprimées en Arabie saoudite dans des installations ultramodernes et selon des normes de qualité et de sécurité strictes, ces cartes sont dotées de mesures de sécurité anti-duplication permettant au personnel de vérifier l'identité et le statut juridique des pèlerins.

Chaque carte contient des informations complètes sur le pèlerin, telles que les détails de son hébergement à La Mecque, à Médine et dans les lieux saints, ainsi que les coordonnées de son prestataire de services.

Les cartes visent à rationaliser l'orientation des pèlerins et à réduire le nombre de pèlerins égarés, tout en leur permettant d'accéder à des services supplémentaires, a rapporté l'APS.

L'impression se poursuivra jusqu'à ce que tous les permis et visas pour le Hadj soient délivrés. Les pèlerins internationaux recevront leur carte à leur arrivée par l'intermédiaire de leur société de services. 

Les pèlerins nationaux peuvent retirer leurs cartes Nusuk auprès des sociétés de services désignées comme points de rassemblement avant la saison du Hadj, a ajouté la SPA.

Parallèlement, dans le cadre de la campagne du Hadj, le ministère de l'Intérieur, par l'intermédiaire de la direction générale de la sécurité publique, a appréhendé des individus qui se livraient à des activités frauduleuses en diffusant de fausses annonces sur les médias sociaux.

Ces annonces proposaient notamment le logement et le transport des pèlerins dans les lieux saints, le Hadj pour le compte d'autrui, ainsi que des services d'animaux de sacrifice et la vente de bracelets du Hadj.

Le ministère a déclaré que les auteurs ont été arrêtés et que des poursuites judiciaires ont été engagées à leur encontre. Ils ont été déférés au ministère public. 

Il a précisé que les pèlerins nationaux doivent obtenir les permis de hadj via la plateforme Nusuk du ministère du Hadj et de la Omra, tandis que les pèlerins internationaux doivent faire appel à des entités autorisées via la plateforme numérique unifiée Tasreeh.

En ce qui concerne les obligations liées aux animaux de sacrifice (hady, adahi, fidyah, sadaqah), le ministère a confirmé que le Projet saoudien pour l'utilisation du hady et de l'adahi (adahi.org, numéro unifié 920020193) est le seul fournisseur autorisé.

Le ministère de l'Intérieur a exhorté les citoyens et les résidents à se conformer à toutes les réglementations et à signaler les violations en appelant le 911 à La Mecque, à Riyad et dans la province orientale, et le 999 ailleurs dans le Royaume. 

Le ministère du Tourisme a ordonné à toutes les agences de voyage, les établissements touristiques et les fournisseurs d'hébergement de La Mecque de ne pas effectuer de réservations ou d'enregistrements pour les détenteurs de visas entrants ou résidents à partir du 29 avril et jusqu'à la fin de la saison du Hadj, à l'exception de ceux qui possèdent un visa Hadj valide ou un permis officiel de travail ou de résidence pendant la saison.

Cette mesure s'aligne sur les dispositions prises par le ministère de l'Intérieur, qui exige que tous les autres détenteurs de visas quittent La Mecque à partir du 29 avril, afin d'assurer la sécurité des pèlerins.

L'APS a indiqué que toutes les installations touristiques et les plateformes de réservation en ligne devaient se conformer pleinement à ce mandat afin d'assurer la sécurité et l'organisation du Hadj. 

Le ministère du Tourisme a également souligné que les prestataires de services d'accueil et les plateformes en ligne devaient coopérer avec les autorités, avertissant que tout manquement à cette règle entraînerait des sanctions légales pour les établissements et les individus.

Le ministère des ressources humaines et du développement social a annoncé qu'il était prêt pour la saison du Hadj, en lançant des initiatives et des services visant à améliorer l'expérience des pèlerins, conformément aux directives des dirigeants.

Les principaux efforts comprennent la rationalisation des permis de travail temporaires via le portail Ajeer et la délivrance de visas de travail pour le Hadj afin d'aider les entreprises qui embauchent des travailleurs saisonniers.

Le ministère augmentera également le nombre de visites d'inspection afin de garantir le respect de la loi sur le travail et de ses réglementations, a rapporté l'APS. 

Les services sociaux des lieux saints offriront des conseils aux familles, un soutien social et des centres d'accueil pour enfants supervisés par du personnel qualifié.

En outre, le ministère encourage le travail bénévole, notamment l'accueil des pèlerins aux postes-frontières, l'assistance sur les lieux saints et à la Grande Mosquée, l'aide aux personnes âgées et handicapées, ainsi que la distribution de repas et d'eau.

Le ministère des Affaires islamiques a lancé un nouveau guide numérique du Hadj, disponible en arabe, anglais, français, ourdou, malayalam et turc.

Il sera distribué par le biais de bibliothèques électroniques dans les miqats et les mosquées, ainsi que sur les vols de la compagnie Saudia, afin d'éduquer et de guider les pèlerins sur les rituels et les règlements du Hadj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com