Erdogan et Netanyahu se rencontrent à New York sur fond de réchauffement entre Turquie et Israël

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) en marge de la 78e Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 19 septembre 2023. (Photo: Bureau de presse de la présidence turque / AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) en marge de la 78e Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 19 septembre 2023. (Photo: Bureau de presse de la présidence turque / AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 20 septembre 2023

Erdogan et Netanyahu se rencontrent à New York sur fond de réchauffement entre Turquie et Israël

  • Au cours de la rencontre de mardi à la Maison turque de New York, «les deux dirigeants ont décidé de continuer à promouvoir les relations bilatérales en matière de commerce, d'économie, et d'énergie», selon le bureau du Premier ministre israélien
  • Les relations entre les deux pays s'étaient tendues en 2010 après l'assaut meurtrier des forces israéliennes contre un navire turc qui acheminait de l'aide dans la bande de Gaza

NATIONS UNIES: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rencontré à New York le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour lequel "les relations entre les deux pays s'améliorent".

Après plus d'une décennie de tensions, les liens entre la Turquie et Israël ont connu un réchauffement avec une série de visites à un haut niveau, dont celle du président de l'Etat hébreu Isaac Herzog à Ankara l'an dernier. M. Erdogan avait notamment félicité Benjamin Netanyahu à l'issue de sa victoire aux élections de décembre.

Au cours de la rencontre de mardi à la Maison turque de New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, "les deux dirigeants ont décidé de continuer à promouvoir les relations bilatérales en matière de commerce, d'économie, et d'énergie", a fait savoir le bureau du Premier ministre israélien dans un communiqué.

Ils ont également évoqué des "dossiers régionaux et internationaux", a-t-il précisé.

Mardi, Recep Tayyip Erdogan et Benjamin Netanyahu ont également évoqué "les derniers développements dans le conflit israélo-palestinien", selon un communiqué de la présidence turque.

Les relations entre les deux pays s'étaient tendues en 2010 après l'assaut meurtrier des forces israéliennes contre un navire turc qui acheminait de l'aide dans la bande de Gaza, un territoire palestinien sous blocus israélien.

Un bref dégel avait eu lieu entre 2016 et 2018, avant que la mort d'une cinquantaine de Palestiniens tués par l'armée israélienne à Gaza ne provoque le rappel par la Turquie de son ambassadeur à Tel-Aviv et le renvoi de l'ambassadeur israélien à Ankara.

Benjamin Netanyahu doit s'entretenir avec le président américain Joe Biden mercredi à New York pour la première fois depuis sa réélection en tant que Premier ministre. Une rencontre qui devrait se dérouler sous tension.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.