Oman estime que l’ONU a l’«obligation morale» de résoudre la question palestinienne

Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Sayyid Badr ben Hamad ben Hamoud al-Boussaidi, prononce un discours lors de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le samedi 23 septembre 2023, au siège des Nations unies. (AP)
Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Sayyid Badr ben Hamad ben Hamoud al-Boussaidi, prononce un discours lors de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le samedi 23 septembre 2023, au siège des Nations unies. (AP)
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Publié le Lundi 25 septembre 2023

Oman estime que l’ONU a l’«obligation morale» de résoudre la question palestinienne

  • Le ministre décrit la question palestinienne comme «une injustice qui dure depuis plus de soixante-dix ans»
  • Il appelle au dialogue et aux négociations de paix entre les deux parties «sur la base du principe de ne nuire à personne», de la souveraineté de l’État et du bon voisinage

NEW YORK: L’ONU a «l’obligation morale» de résoudre la question palestinienne par une solution à deux États, déclare le ministre des Affaires étrangères du sultanat d’Oman à l’ONU.

Sayyid Badr al-Boussaidi a tenu ces propos lors de la 78e Assemblée générale des Nations unies à New York.

Le ministre décrit la question palestinienne comme «une injustice qui dure depuis plus de soixante-dix ans».

Il ajoute: «Le peuple palestinien demeure cependant déterminé à lutter contre l’occupation israélienne brutale, les abus et les violations du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité.»

Oman croit en la justice, l’équité et le respect de la Charte des Nations unies, ce qui signifie que, «comme toutes les nations pacifiques», le pays ne voit d’autre solution à la question palestinienne que celle à deux États, soutient M. Al-Boussaidi.

Il appelle tous les pays à «rester attachés» au système des Nations unies pour régler les différends et résoudre les conflits, ajoutant que l’ONU a l’obligation de «mettre fin aux souffrances du peuple palestinien».

Cela ne peut se produire qu’à travers le retrait d’Israël jusqu’aux frontières de juin 1967 et la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, précise M. Al-Boussaidi.

Le conflit russo-ukrainien a également entraîné «des conséquences humanitaires douloureuses», poursuit le ministre omanais.

La guerre représente un «défi important pour la paix internationale et le bon fonctionnement des systèmes d’approvisionnement dans le monde entier», ajoute-t-il.

Il appelle au dialogue et aux négociations de paix entre les deux parties «sur la base du principe de ne nuire à personne», de la souveraineté de l’État et du bon voisinage.

Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs présenté les objectifs verts du sultanat qui font partie de l’initiative Vision 2040 d’Oman.

Le pays vise à atteindre l’objectif zéro émission nette d’ici à 2050 et participera à la COP28 organisée par les Émirats arabes unis plus tard cette année dans le cadre d’une «approche nationale visant à promouvoir le développement durable».

L’initiative Vision 2040 d’Oman considère également la modernisation des systèmes éducatifs comme «essentielle», note M. Al-Boussaidi.

En outre, le ministre met en lumière l’organisation par le sultanat d’une réunion ministérielle mondiale sur la préparation sanitaire dans le cadre d’une stratégie postpandémique.

«L’une des leçons les plus importantes que nous avons tirées (de la pandémie) est en lien avec la préparation anticipée», indique-t-il.

«L’objectif est de réduire le danger croissant pour la santé publique», explique M. Al-Boussaidi, invitant d’autres États à participer à des recherches conjointes pour développer des mesures antipandémiques.

Oman aspire sérieusement à renforcer et à «promouvoir les instruments» des droits de l’homme afin de favoriser une communauté internationale respectueuse de la dignité humaine, déclare le ministre.

Il condamne l’incitation à la violence et à la haine, qu’il considère comme une violation de ce principe, et appelle à l’adoption d’une «législation claire et catégorique» qui criminalise de tels comportements.

La discrimination fondée sur la religion, les croyances ou la race constitue une menace à la paix et à la sécurité sociales, en plus de mettre en péril la «sécurité nationale des États et des sociétés», renchérit M. Al-Boussaidi.

Le ministre omanais des Affaires étrangères a terminé son discours en appelant la «famille des nations» à «défendre la paix et la justice».

Il dit: «Nous sommes aux prises avec des défis complexes dans le monde entier. Ces défis mondiaux incluent le changement climatique, la propagation des épidémies et le trafic de drogue et d’êtres humains. Et, à cette liste, il faut ajouter des conflits de différents types.»

«En conséquence, nous invitons la famille des nations à respecter les principes de paix et de justice et à mettre en œuvre les principes du droit international sans recourir au principe de deux poids deux mesures, afin que la confiance puisse prévaloir entre les États, favorisant ainsi les partenariats prospères entre les peuples.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.