L’exposition FenaaPhone ravive le passé musical de l’Arabie saoudite

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Publié le Lundi 25 septembre 2023

L’exposition FenaaPhone ravive le passé musical de l’Arabie saoudite

  • L’exposition est organisée par Sawtasura, un projet de recherche dédié à l’archivage de l’Histoire des Saoudiennes à travers le patrimoine chanté
  • Le principe central de FenaaPhone est d’établir un cadre permettant aux jeunes générations de se renseigner sur cette industrie en croissance rapide

RIYAD: L’escalier en colimaçon du nouveau centre artistique et créatif du quartier diplomatique, Fenaa Alawwal, téléporte le public aux origines du son saoudien jusqu’au 12 octobre à travers la collection d’archives exquise et unique en son genre de l’artiste saoudien Saad al-Howede.

Alors que le public est plongé dans les œuvres de légendes comme Tarek Abdelhakim, qui a composé la mélodie de l’hymne national saoudien, et l’emblématique «reine de la pop saoudienne» Etab, l’exposition audiovisuelle FenaaPhone offre un microcosme qui condense la musique nostalgique du patrimoine du Royaume.

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L’exposition FenaaPhone s’accompagne d’une série de tables rondes, de performances musicales et d’une boutique éphémère. (Instagram/fenaaalawwal)

 

M. Al-Howede déclare à Arab News: «Aujourd’hui, en Arabie saoudite, la scène musicale et culturelle ne cesse de se développer, et des concerts sont organisés dans toutes les villes et dans tous les lieux. Je voulais y contribuer avec ma collection d'archives, en particulier à l'occasion de la Fête nationale saoudienne, qui est une célébration spéciale pour nous.»

«J’ai rassemblé dans mes archives de nombreuses chansons de grands artistes comme Talal (Maddah), Mohammed Abdu, Abadi, l’opérette Al-Janadriya, Rached al-Majed, Abdelmajid Abdallah... L’exposition, selon moi, suit l’évolution de la scène culturelle et musicale.»

EN BREF

FenaaPhone se tient au nouveau centre artistique et créatif du quartier diplomatique, Fenaa Alawwal, jusqu’au 12 octobre.

• L’exposition a été organisée par Sawtasura – un projet de recherche dédié à l’archivage de l’Histoire des Saoudiennes à travers le patrimoine chanté.

• L’exposition se compose de cinq espaces immersifs à travers la scénographie de l’exposition, conçue par Studio Bound.

Cet événement est l’un des premiers à mettre en lumière l’émergence de la scène musicale pop saoudienne à travers un dialogue couvrant la période allant de la fin des années 1950 aux années 2000, tout en favorisant le débat sur son importance aujourd'hui.

L’exposition FenaaPhone est l’une des premières à mettre en lumière l’émergence de la scène musicale pop saoudienne à travers un dialogue couvrant la période allant de la fin des années 1950 aux années 2000. (Photo fournie)

L’exposition est organisée par Sawtasura, un projet de recherche dédié à l’archivage de l’Histoire des Saoudiennes à travers le patrimoine chanté. Le principe central de FenaaPhone est d’établir un cadre permettant aux jeunes générations de se renseigner sur cette industrie en croissance rapide.

Tara al-Dughaither, fondatrice de Sawtasura, déclare à Arab News: «J’ai pensé qu’il était important, à l’heure où l’industrie musicale prend un autre tournant, de comprendre à quoi elle ressemblait à l’origine et de ne pas imaginer qu’elle n’existait pas. Elle a été riche et animée pendant de nombreuses années.»

«J’ai pensé qu’il était important, à l’heure où l’industrie musicale prend un autre tournant, de comprendre à quoi elle ressemblait à l’origine et de ne pas imaginer qu’elle n’existait pas.» - Tara al-Dughaither, fondatrice de Sawtasura

«J’ai senti qu’il était important de comprendre le contexte général dans lequel la musique pop émerge, car c’est une histoire pertinente et familière dans le monde entier.»

Le trésor que constituent les objets collectionnés se répartit en cinq espaces immersifs à travers la scénographie de l’exposition, conçue par Studio Bound.

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L’exposition FenaaPhone s’accompagne d’une série de tables rondes, de performances musicales et d’une boutique éphémère. (Instagram/fenaaalawwal)

L’aventure commence avec l’espace baptisé «Folk to Formal», où le public peut découvrir le contexte de la sphère musicale d’avant les années 1960 dans la région. La musique de l'époque était profondément ancrée dans des formes traditionnelles de poésie et de composition, souvent destinées à offrir du divertissement ou du réconfort lors de diverses occasions telles que les mariages ou les funérailles. De nombreux artistes de cette période utilisaient l'oud, un instrument à cordes, pour donner une touche distinctive à leur son, parmi lesquels on peut citer Fahad ben Sayyed, Moukhled Atheyabi et Abdallah al-Salloum.

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Cet espace comprend également un rare enregistrement sur piste magnétique de la chanson On the Road for Prayer d’Isaa al-Ahsa’i, enregistrée dans les années 1950.

L’espace baptisé «Turning from Within» s’étend du milieu des années 1960 à la fin des années 1970, période durant laquelle les disquaires ont commencé à émerger dans un contexte d’essor de la vie urbaine. Cette période a également été marquée par une augmentation de la création de studios privés appartenant à des artistes et de maisons de disques saoudiennes. Par ailleurs, l’accès des femmes à ces espaces en tant que figures essentielles de l’industrie a été renforcé.

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L’exposition FenaaPhone à Riyad présente des enregistrements rares, des pochettes d’album, des cassettes et bien plus encore. (Photo fournie)

«We Are Now Live» présente la scène du début des années 1980, avec un enregistrement vidéo de la performance de Mohammed Abdu à Londres en 1983, ainsi que des documents de presse sur cet événement historique. D’autres performances internationales d’artistes comme Abou Bakr Salem y sont également présentées.

L’espace «Make It Pop!» met en lumière une décennie d’histoires pop saoudiennes dans des publications imprimées arabes relatant les événements de 1982 à 1992. De nombreuses œuvres font référence à Etab, la première chanteuse saoudienne à obtenir le statut de star régionale. Son travail transcendait les frontières, faisant d’elle une source d’inspiration pour de nombreux artistes de l’époque – et encore aujourd’hui.

«Voices of the Current» présente des réinterprétations des affiches de quatorze artistes saoudiens influents qui ont contribué à façonner la scène, sélectionnées par l’archiviste adjointe de Sawtasura, Sara al-Ourfi et conçues par Lina Amer.

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L’exposition FenaaPhone à Riyad présente des enregistrements rares, des pochettes d’album, des cassettes et bien plus encore. (Photo fournie)

Cette exposition offre une immersion condensée dans le passé, permettant au public de plonger dans l'Histoire, d'apprécier des performances authentiques et de confronter les écrits historiques aux points de vue contemporains. Si le contenu musical saoudien est, en grande partie, accessible sur YouTube et divers sites, il ne fait actuellement l’objet d’aucune médiation.

Tara al-Dughaiter déclare: «J’aimerais que les gens en apprennent davantage sur la musique locale et qu’ils remontent aux origines de notre scène musicale. J’aimerais aussi, bien sûr, appeler à davantage d’investissements dans ce genre de projets.»

Au cours des dix dernières années, Saad al-Howede a collectionné des objets liés au patrimoine de la région, qu’il s’agisse de musique, de films, d’appareils électroniques, de journaux ou de magazines.

Évoquant ce qui le motive, M. Al-Howede précise: «Je suis motivé par le désir de préserver l'histoire et les souvenirs de ceux qui écoutent une chanson, qui la vivent et l'apprécient, là où elle a été chantée en diverses occasions et endroits. Mon objectif est que les gens puissent ressentir cette nostalgie lorsqu'ils découvrent cette histoire exposée trente ans plus tard.»

L’exposition FenaaPhone à Riyad présente des enregistrements rares, des pochettes d’album, des cassettes et bien plus encore.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


"Patrimoine majeur" ou passoire énergétique : la rénovation de l'immeuble Mouchotte à Paris divise

Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
Cette photographie prise à Paris le 5 avril 2026 montre l’immeuble Mouchotte, conçu par l’architecte français Jean Dubuisson et inauguré en 1966 dans le cadre du projet de rénovation urbaine Maine-Montparnasse des années 1960. (AFP)
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  • Le projet de rénovation de l’immeuble Immeuble Mouchotte, classé passoire énergétique, divise les habitants entre rénovation lourde de la façade et solutions plus légères pour préserver ce patrimoine des années 1960
  • Une association demande son inscription aux monuments historiques pour éviter une transformation jugée coûteuse, écologique­ment discutable et menaçant sa valeur architecturale

PARIS: Le projet de rénovation de l'immeuble Mouchotte, emblématique de l'architecture parisienne des Trente Glorieuses, mais classé comme passoire énergétique, inquiète une partie de ses résidents qui demande son inscription aux monuments historiques.

"Une véritable catastrophe architecturale, financière, écologique et culturelle !" : l'association d'habitants Sauvons Mouchotte a lancé une pétition en ligne pour demander au ministère de la Culture l'inscription "en urgence" de l'immeuble au titre des monuments historiques. Le texte a recueilli plus de 12.000 signatures depuis octobre 2025.

Cette longue barre en verre et en métal du 14e arrondissement, qui fête ses 60 ans, compte 17 étages, 13 escaliers, 753 logements et quelque 2.500 habitants.

Comme la tour Montparnasse voisine, fermée pour travaux le 31 mars, l'immeuble Mouchotte, conçu par Jean Dubuisson, architecte du Musée national des arts et traditions populaires à Paris, est typique du style années 1960.

Le bâtiment, équipé de simple vitrage et d'huisseries en aluminium, n'a jamais été restauré et fait l'objet d'un projet de rénovation pour une moitié de sa façade.

Cet ensemble de logements sociaux à l'origine se divise, depuis 2017, en deux parties gérées différemment : le 8-20 rue du Commandant René-Mouchotte (436 logements appartenant à des propriétaires individuels), pas concerné par le projet, et le numéro 26 de cette rue (317 appartements, dont 172 appartiennent au bailleur intermédiaire In'li et les autres à des propriétaires individuels).

Ce sont les 10.000 m2 de façade du "26" qui doivent être rénovés, car, avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) F, il est considéré comme une passoire énergétique. Sans travaux, les appartements seront interdits à la location en 2028.

Deux projets ont été présentés aux copropriétaires lors de la dernière assemblée générale en 2025 : une rénovation "légère" et une "lourde", qui impliquerait le remplacement total de la façade à l'identique par des matériaux neufs.

- "Patrimoine majeur" -

Sauvons Mouchotte craint qu'In'li, avec ses 47% de droits de vote, privilégie cette solution.

Ce serait "une décision aberrante", s'alarme auprès de l'AFP la fondatrice de l'association, Nathalie Amar, également avocate.

"L'idée de détruire la façade en aluminium d'origine pour la refaire à l'identique, toujours en aluminium, est un immense gâchis écologique", s'indigne-t-elle un matin ensoleillé de fin mars, sur la dalle au pied du bâtiment.

En outre, "le coût global du projet, présenté à 11 millions d'euros, est largement sous-évalué selon de nombreux professionnels" consultés par l'association, qui prédit plutôt 25 à 30 millions.

L'association met aussi en doute le DPE F de l'immeuble, puisque le "8-20", conçu à l'identique et jamais refait non plus, est diagnostiqué E.

L'inscription aux monuments historiques permettrait de "sauvegarder ce patrimoine architectural majeur", souligne Sauvons Mouchotte.

Michel Sebald, architecte et habitant de l'immeuble, a déposé une demande d'inscription aux monuments historiques à la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France.

Dans son salon au 13e étage, avec une vue spectaculaire sur Paris, il évoque les "éléments exceptionnels" de la façade actuelle, où "il n'y a pas un point de rouille !"

- "L'été, ça tape" -

"Pourquoi tout casser ?", se désole l'architecte, alors qu'"il existe des solutions intelligentes, minimes et pas chères".

Les opposants à une rénovation lourde, qui reconnaissent que "l'été, ça tape" et "l'hiver, il fait froid quand il y a du vent", préfèreraient des travaux moins invasifs.

"On peut avoir une restauration énergétique correcte en mettant les bons éléments, le bon vitrage, les bons stores, la VMC (système d'aération, NDLR)...", estime Nadia Coutsinas, archéologue de 51 ans qui réside là depuis ses 6 ans.

In'li se dit "plutôt favorable" à une rénovation complète de la façade, indique El Houssine Tabou, directeur de la proximité du bailleur. Il relève "un inconfort important toute l'année" qui entraîne "des consommations d'énergie et des charges élevées".

Si l'immeuble était inscrit aux monuments historiques, "ça redessinerait un peu les lignes, peut-être les techniques d'intervention", note-t-il. "Mais la protection architecturale n'empêche pas une amélioration énergétique", ajoute-t-il.

L'association attend désormais le 8 avril et la prochaine assemblée générale des copropriétaires du "8-20", auxquels sera aussi présenté un projet de remplacement de leur façade.

S'ils s'y opposent, Sauvons Mouchotte aura un argument supplémentaire. "Vous imaginez, visuellement, si on change la façade et pas eux ?", s'interroge Nathalie Amar.


Paris accueille la 11e édition de la Modest Fashion Week : une vitrine mondiale de créativité et d’inclusion

La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste. (Photo fournie)
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  • Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie
  • À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style

PARIS: La capitale française s’apprête à accueillir l’un des rendez-vous les plus influents de la mode contemporaine. Du 16 au 18 avril 2026, la Paris Modest Fashion Week, organisée par Think Fashion, revient pour sa 11e édition à l’Hôtel Le Marois, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée à une mode en pleine expansion : la mode modeste.

Bien plus qu’un simple événement de mode, cette semaine parisienne incarne un mouvement global qui redéfinit les codes de l’industrie. À travers une approche mêlant diversité culturelle, innovation et responsabilité, la mode modeste s’impose aujourd’hui comme un langage universel du style.

Une scène internationale en pleine effervescence

Cette édition réunira des créateurs venus des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, de Turquie, du Nigeria, d’Indonésie, du Royaume-Uni, de France et d’Australie. Tous présenteront des collections qui marient héritage culturel et design contemporain.

Des marques établies aux talents émergents, les participants illustrent l’évolution rapide d’un secteur autrefois considéré comme de niche. Aujourd’hui, la mode modeste s’affirme comme un segment dynamique, porté par une clientèle mondiale en quête d’élégance, d’authenticité et de diversité.

Selon Ozlem Sahin, directrice générale de Modest Fashion Weeks by Think Fashion, « cet événement dépasse le cadre d’un simple défilé. Il s’agit d’un mouvement mondial qui relie créativité, héritage et opportunités économiques, tout en s’inscrivant dans une démarche éthique et durable ».

Une visibilité mondiale et des opportunités économiques

La Paris Modest Fashion Week attire chaque année un public influent composé d’acheteurs internationaux, de médias et d’influenceurs. Avec une portée médiatique estimée à plus de deux milliards de personnes et un réseau de plus de 1 000 partenaires, l’événement offre une vitrine exceptionnelle aux marques participantes.

Il constitue également un point de rencontre stratégique pour les acteurs de l’industrie souhaitant développer leur présence sur les marchés européens, moyen-orientaux, asiatiques et américains.

Une expérience immersive portée par des partenaires clés

L’édition 2026 promet une expérience multisensorielle grâce à des collaborations avec plusieurs partenaires. Des marques spécialisées dans la beauté, la parfumerie et le bien-être contribueront à enrichir les défilés, en y apportant une dimension sensorielle et artistique supplémentaire.

Cette synergie entre mode, beauté et innovation reflète l’esprit collaboratif qui caractérise aujourd’hui l’écosystème de la mode modeste à l’échelle mondiale.

Pendant trois jours, les visiteurs assisteront à 30 défilés et participeront à 8 conférences consacrées aux enjeux majeurs du secteur, tels que la durabilité, l’innovation et le commerce international.

Un espace B2B dédié permettra également aux créateurs, distributeurs et investisseurs de nouer des partenariats et de favoriser des collaborations transfrontalières.

Depuis sa création en 2016 à Istanbul, la Modest Fashion Week s’est imposée comme un acteur clé du développement de cette industrie. Présente dans plusieurs capitales mondiales, elle accompagne la montée en puissance d’une mode qui conjugue identité, culture et modernité.

À Paris, cette 11e édition s’annonce comme une nouvelle étape dans l’affirmation d’une mode sans frontières, où l’inclusivité et la créativité occupent une place centrale.

Alors que l’industrie de la mode évolue vers des modèles plus responsables et diversifiés, la mode modeste s’impose comme l’un des moteurs de cette transformation, attirant une audience toujours plus large et internationale.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com