Australie: action en justice pour rapatrier des femmes et enfants détenus en Syrie

Un membre des forces de sécurité kurdes monte la garde alors que des détenus libérés se préparent à quitter le camp d'al-Hol géré par les Kurdes, qui accueille des proches de combattants présumés du groupe État islamique (EI) dans le gouvernorat de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 3 septembre 2023, et à retourner chez eux à Raqa. (AFP)
Un membre des forces de sécurité kurdes monte la garde alors que des détenus libérés se préparent à quitter le camp d'al-Hol géré par les Kurdes, qui accueille des proches de combattants présumés du groupe État islamique (EI) dans le gouvernorat de Hasakeh, dans le nord-est de la Syrie, le 3 septembre 2023, et à retourner chez eux à Raqa. (AFP)
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Publié le Mardi 26 septembre 2023

Australie: action en justice pour rapatrier des femmes et enfants détenus en Syrie

  • Ces femmes et enfants de djihadistes vivent dans les camps d'Al-Hol et d'Al-Roj contrôlés par les Kurdes, où la violence est endémique et les privations nombreuses
  • Mardi, le procès s'est ouvert devant la Haute Cour de Melbourne, près d'un an après que le gouvernement australien eut rapatrié quatre femmes et 13 enfants des camps d'Al-Roj et d'Al-Hol

SYDNEY: Une organisation soutenant 20 enfants et 11 femmes australiens détenus dans des camps du nord-est de la Syrie a déposé mardi devant la justice australienne une plainte visant à obtenir leur rapatriement.

Ces femmes et enfants de djihadistes vivent dans les camps d'Al-Hol et d'Al-Roj contrôlés par les Kurdes, où la violence est endémique et les privations nombreuses. Ils y sont depuis la fin en 2019 du "califat", mis en place par le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie.

L'organisation humanitaire Save the Children Australia (STCA) a ainsi déposé une plainte au nom de ces femmes et enfants, requérant leur rapatriement.

Mardi, le procès s'est ouvert devant la Haute Cour de Melbourne, près d'un an après que le gouvernement australien eut rapatrié quatre femmes et 13 enfants des camps d'Al-Roj et d'Al-Hol.

"La situation des personnes détenues restantes est dure et urgente", a déclaré Peter Morrissey, avocat de l'organisation australienne qui agit en leur nom. Cette dernière "représente des femmes et des enfants accusés d'aucun crime, détenus dans des conditions pitoyables et épouvantables", a-t-il plaidé devant la cour.

"Leur détention dans les camps dure depuis plusieurs années", a souligné Me Morrissey.

La question des rapatriements est politiquement controversée en Australie, où le parti d'opposition conservateur a invoqué à plusieurs reprises des raisons de sécurité nationale pour s'y opposer.

"Malgré d'innombrables occasions de rapatrier ces familles, le gouvernement australien a finalement manqué à son devoir de ramener tous ses citoyens en sécurité", a fustigé Mat Tinkler, directeur général de l'organisation.

Il a appelé de ses voeux un changement politique, disant "espérer que ces enfants et leurs mères seront très prochainement rapatriés".


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.