Le Japon propose une initiative pour reprendre les négociations sur le nucléaire, selon le ministre iranien des AE

Bouchehr est la seule centrale nucléaire iranienne et fonctionne actuellement avec du combustible importé de Russie, sous l’étroite surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique de l'ONU. (AFP)
Bouchehr est la seule centrale nucléaire iranienne et fonctionne actuellement avec du combustible importé de Russie, sous l’étroite surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique de l'ONU. (AFP)
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Publié le Mardi 26 septembre 2023

Le Japon propose une initiative pour reprendre les négociations sur le nucléaire, selon le ministre iranien des AE

  • Selon Kyodo News, Abdollahian a affirmé que toute initiative du Japon correspondant aux «intérêts de l’Iran» serait considérée de manière positive
  • Sous l'administration du président américain Joe Biden, les négociations ont repris dans le but de réintégrer l'accord

DUBAÏ: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a déclaré que le Japon avait proposé une initiative qui vise à reprendre les négociations en vue de relancer l'accord nucléaire signé en 2015 par Téhéran et la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les États-Unis.

Selon Kyodo News, Abdollahian a affirmé que toute initiative du Japon correspondant aux «intérêts de l’Iran» serait considérée de manière positive, ajoutant: «Nous soutenons le rôle constructif du Japon dans la relance de l’accord sur le nucléaire.»

Il a fait savoir à l'agence de presse japonaise qu'il avait reçu une proposition du gouvernement japonais le mois dernier, lors de sa visite à Tokyo et de sa rencontre avec le Premier ministre Fumio Kishida et l'ancien ministre des Affaires étrangères Yoshimasa Hayashi.

Hossein Amir Abdollahian a précisé que les retards dans les progrès des négociations étaient dus aux «exigences excessives» des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne ainsi qu’à «l'ingérence» d'autres pays dans les questions intérieures de l'Iran, en particulier en ce qui concerne les manifestations survenues après la mort l'année dernière de la femme iranienne Mahsa Amini.

Dans le cadre de l’accord de 2015, l’Iran a accepté d’éliminer ses stocks d’uranium moyennement enrichi, de réduire ses stocks d’uranium faiblement enrichi de 98% et de réduire d’environ deux tiers le nombre de ses centrifugeuses à gaz pendant treize ans. Il a également accepté d'enrichir l'uranium à hauteur de 3,67% seulement au cours des quinze prochaines années.

Mais, en 2018, le président Donald Trump a retiré les États-Unis de l’accord, affirmant qu’il ne concernait pas «le programme de missiles balistiques de l’Iran et sa guerre à travers ses supplétifs dans la région».

Sous l’administration du président Joe Biden, les négociations ont repris dans le but de réintégrer l’accord.

Plus récemment, le 20 septembre, Fumio Kishida et le président iranien, Ebrahim Raïssi, se sont rencontrés à New York pour discuter des questions de sécurité, des relations bilatérales et de l'accord nucléaire.

Fumio Kishida a déclaré que le Japon avait toujours soutenu l'accord et il a exhorté l'Iran à prendre des mesures constructives.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com