Marocains tués en mer: la famille réclame une dépouille «bloquée» en Algérie

Abdelali Mechouar (ou Mchiouer), un vacancier marocain de 40 ans qui résidait en France, et son cousin Bilal Kissi, un Franco-marocain de 29 ans, ont été tués le 29 août par des garde-côtes algériens alors qu'ils s'étaient perdus en jet-skis, selon un rescapé. (Photo d'illustration, AFP)
Abdelali Mechouar (ou Mchiouer), un vacancier marocain de 40 ans qui résidait en France, et son cousin Bilal Kissi, un Franco-marocain de 29 ans, ont été tués le 29 août par des garde-côtes algériens alors qu'ils s'étaient perdus en jet-skis, selon un rescapé. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Mardi 26 septembre 2023

Marocains tués en mer: la famille réclame une dépouille «bloquée» en Algérie

  • Dans une lettre adressée au président algérien Abdelmadjid Tebboune, la famille Mechouar lui a demandé son «intervention» pour une restitution du corps d'Abdelali «le plus rapidement possible»
  • Une enquête a été ouverte par le parquet d'Oujda (nord-est du Maroc) et une autre en France

CASABLANCA: L'avocat et la famille d'un Marocain tué fin août en mer par des tirs attribués à des garde-côtes algériens, dans une zone frontalière, ont déploré mardi la lenteur du rapatriement de sa dépouille, "bloquée" en Algérie, sur fond de crise entre les deux pays.

Abdelali Mechouar (ou Mchiouer), un vacancier marocain de 40 ans qui résidait en France, et son cousin Bilal Kissi, un Franco-marocain de 29 ans, ont été tués le 29 août par des garde-côtes algériens alors qu'ils s'étaient perdus en jet-skis, selon un rescapé. Le corps de M. Kissi a été retrouvé côté marocain.

"Nous n'avons aucune information sur la dépouille de notre fils", a déclaré mardi à l'AFP Mostafa, père d'Abdelali Mechouar, devant la presse à Casablanca. "On souhaite que la procédure soit accélérée pour faire notre deuil".

"Nous sommes arrivés à une situation de blocage, au sens où nous avons fait les demandes, le consulat (marocain) a la possibilité de procéder à l'identification, d'obtenir les actes nécessaires et de délivrer le laisser-passer", a alerté Me Hakim Chergui, avocat français de la famille Mechouar.

"Cela fait une semaine que les autorités du parquet militaire (algérien) ne répondent pas", a-t-il ajouté en s'interrogeant "sur "la signification" de cette "lenteur".

Une enquête a été ouverte par le parquet d'Oujda (nord-est du Maroc) et une autre en France.

Le ministère de la Défense algérien a indiqué le 3 septembre que des "coups de feu ont été tirés" après "un avertissement sonore" d'une unité des garde-côtes ainsi que "des tirs de sommation" face à "un refus d'obtempérer" de Marocains sur des jet-skis ayant franchi la frontière maritime algérienne.

Dans une lettre consultée mardi par l'AFP et adressée au président algérien Abdelmadjid Tebboune, la famille Mechouar lui a demandé son "intervention" pour une restitution du corps d'Abdelali "le plus rapidement possible".

Les deux vacanciers étaient accompagnés de Smaïl Snabé, un Franco-marocain, blessé et détenu en Algérie, d'après le frère de Bilal Kissi, Mohamed, qui faisait partie du groupe avant d'être secouru par la marine marocaine.

Tous étaient partis de la plage touristique de Saïdia, à la frontière avec l'Algérie, avant de se perdre en mer, selon ce témoin.

Rabat ne s'est pas exprimé officiellement.

Alger a rompu ses relations diplomatiques avec Rabat en août 2021, dénonçant une série d'"actes hostiles" de son voisin, concernant en particulier le territoire disputé du Sahara occidental et la normalisation avec Israël.


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.